Le Liban vient d’adopter son budget pour 2025, un texte qui soulève de vives inquiétudes, notamment en raison des hausses de taxes qu’il prévoit sur des produits essentiels comme le pain. En pleine guerre avec Israël, alors que près de 500 000 personnes sont déplacées internes à cause des frappes israéliennes sur le sud du pays, cette décision semble en décalage total avec les besoins urgents des populations les plus vulnérables. Comment justifier de telles augmentations dans un pays où la survie devient une question quotidienne pour des centaines de milliers de personnes forcées de quitter leur foyer en raison du conflit actuel ?
Un Contexte de Guerre qui Aggrave la Crise Humanitaire
Depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah, des frappes aériennes israéliennes continuent de frapper plusieurs régions du Liban, notamment le sud et la vallée de la Bekaa, poussant des milliers de familles à fuir. À l’heure actuelle, on estime que 500 000 Libanais ont été contraints de se déplacer à l’intérieur du pays pour échapper aux bombardements. Ces déplacements massifs viennent s’ajouter à une crise économique sans précédent qui a déjà plongé la majorité de la population dans la pauvreté.
Les zones frontalières avec Israël, déjà fragilisées par l’absence de services de base et une économie locale en déclin, sont aujourd’hui presque totalement désertées. Les déplacés internes trouvent refuge dans des écoles, des centres communautaires, ou chez des proches dans des régions moins exposées aux frappes. Mais ces abris temporaires sont loin de répondre aux besoins criants d’une population en fuite, privée de tout, y compris de nourriture.
Une Hausse des Prix et des taxes qui Frôle l’Indécence en Temps de Guerre
En dépit de cette situation de guerre, le gouvernement a décidé de mettre en œuvre des hausses de taxes, touchant directement les produits de première nécessité comme le pain. Le paquet de pain, qui coûtait jusqu’à présent 66 000 livres libanaises, passera à 77 000 livres. Une augmentation qui semble insoutenable pour les familles déplacées, dont la majorité a déjà vu ses ressources s’effondrer en raison des conflits et des déplacements. Comment une population déjà affectée par une crise humanitaire peut-elle faire face à cette augmentation des prix sur un produit aussi basique que le pain ?
Cette décision gouvernementale soulève des interrogations sur la réelle volonté des autorités d’accompagner les plus vulnérables dans cette période particulièrement difficile. En temps normal, les Libanais font face à une crise économique dévastatrice, mais en temps de guerre, cette augmentation semble totalement déconnectée de la réalité sur le terrain. Les déplacés, qui ont tout perdu, n’ont plus les moyens de subvenir à leurs besoins quotidiens, et cette augmentation du prix du pain ne fera qu’aggraver la situation.
Le budget 2025, avec ses hausses de taxes, semble totalement déconnecté de la réalité des déplacés. Au lieu de se concentrer sur des programmes d’aide d’urgence ou des mesures fiscales pour alléger le fardeau des familles déplacées, le gouvernement a choisi d’augmenter le prix des denrées de base. Cette approche suscite des critiques, certains accusant les autorités d’abandonner les populations les plus vulnérables à leur sort, tandis qu’elles tentent de satisfaire les exigences des créanciers internationaux.
Pire encore, le ministère de l’économie a annoncé la hausse du prix du pain dont le paquet passe de 66 000 livres libanaises à 77 000 libres libanaises. Une mesure que les mots ne suffiraient pas à qualifier aujourd’hui. Mieux vaut donc le silence.
Le Drame des Déplacés Internes : Une Population Abandonnée ?
Avec plus de 500 000 personnes déplacées, la crise humanitaire au Liban prend une ampleur sans précédent. Ces familles, qui fuient les bombardements israéliens, vivent désormais dans des conditions de précarité extrême, dépendantes de l’aide humanitaire. Le gouvernement libanais, déjà confronté à d’immenses défis pour gérer la crise économique, semble dépassé par cette nouvelle urgence et prend des mesures dénouées de toute empathie envers les plus vulnérables d’autant plus qu’n dépit des efforts des ONG et des agences internationales, les besoins sont énormes, et les ressources limitées.
La plupart des déplacés sont originaires du sud du Liban, une région particulièrement touchée par les frappes israéliennes. Depuis le début des hostilités, les infrastructures civiles, telles que les routes, les hôpitaux et les écoles, ont été gravement endommagées, compliquant encore davantage la prise en charge des personnes déplacées. De nombreux déplacés se retrouvent dans des abris temporaires, où les conditions sanitaires sont déplorables et où l’accès à la nourriture est insuffisant.




