mercredi, janvier 14, 2026

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Formation du gouvernement : Enjeux et obstacles sur la scène politique libanaise

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Nawaf Salam face à un paysage politique fragmenté
Le processus de formation du gouvernement libanais, mené par le Premier ministre désigné Nawaf Salam, reflète les défis d’un système politique profondément fragmenté. Selon « Ad Diyar », Salam propose un gouvernement technocratique et restreint de 24 ministres, une configuration qui vise à accélérer la mise en œuvre des réformes économiques et sociales. Cependant, cette approche suscite des tensions avec les principales factions politiques, notamment le Hezbollah et le mouvement Amal, qui craignent une perte d’influence dans la prise de décision gouvernementale​.

Des négociations marquées par des divergences partisanes
Les discussions autour de la répartition des portefeuilles ministériels ont été une source majeure de blocage. « Al Joumhouriyat » rapporte que le Hezbollah insiste sur l’attribution du ministère des Travaux publics, tandis que d’autres factions revendiquent des ministères stratégiques tels que l’Énergie et la Justice​. Ces rivalités compliquent la tâche de Salam, qui tente de maintenir un équilibre entre indépendance technocratique et représentativité politique.

Une volonté de changement, freinée par l’inertie institutionnelle
Le projet de Salam de former un gouvernement apolitique, basé sur les compétences, se heurte à une résistance de la classe politique traditionnelle. « Al Liwa' » souligne que ce projet remet en question des décennies de pratiques clientélistes, où les nominations ministérielles servaient souvent à renforcer l’influence des partis au détriment de l’efficacité administrative​. Cette dynamique alimente les inquiétudes sur la capacité du gouvernement à instaurer des réformes dans un délai raisonnable.

Le rôle de Nabih Berri comme médiateur
Dans ce contexte de tensions, Nabih Berri, président du Parlement, joue un rôle central pour trouver un compromis. Selon « Al Akhbar », il a appelé les différents partis à dépasser leurs intérêts partisans et à se concentrer sur les priorités nationales, notamment la relance économique et la résolution de la crise énergétique​. Toutefois, son appel à la collaboration reste limité par les profondes divisions idéologiques entre les factions politiques.

Soutien international et pression des bailleurs de fonds
Le processus de formation du gouvernement est étroitement surveillé par la communauté internationale. Selon « Al Sharq Al Awsat », des acteurs clés comme la France et l’Arabie saoudite ont exprimé leur soutien à Salam, tout en réitérant leurs attentes de réformes structurelles avant tout financement additionnel​. Ces conditions incluent la restructuration du secteur bancaire, la réduction du déficit public et l’amélioration de la transparence dans la gestion des fonds publics.

Un contexte social et économique critique
Pendant ce temps, la population libanaise subit les conséquences de l’instabilité politique. La crise économique persistante a aggravé les inégalités sociales, avec une augmentation rapide du taux de chômage et une inflation galopante. Les discussions interminables sur la formation du gouvernement alimentent le mécontentement public, comme le souligne « Al Joumhouriyat » dans son édition du 20 janvier 2025​.

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Newsdesk Libnanews
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