Le chef du mouvement « Marada », Sleiman Frangié, a accueilli dans sa résidence de Bnechaï une délégation du « Bloc parlementaire indépendant », composée des députés Elias Bou Saab, Ibrahim Kanaan, Simon Abi Ramia et Alain Aoun. Cette rencontre s’inscrit dans les efforts visant à débloquer l’échéance présidentielle, considérée comme cruciale pour l’avenir du Liban.
Préparer le terrain avant la session électorale
À l’issue de la réunion, le député Alain Aoun a souligné que cette visite s’inscrivait dans le cadre de consultations continues avec différents blocs parlementaires pour trouver une solution à l’impasse présidentielle, en vue de la session électorale prévue le 9 janvier prochain. Selon lui, cette période délicate nécessite une approche stratégique pour positionner le Liban dans un Moyen-Orient en pleine mutation.
Les critères partagés pour le choix du président
Aoun a insisté sur l’importance de parvenir à un consensus autour du futur président, précisant que le candidat doit bénéficier d’une légitimité incontestable et posséder les compétences nécessaires pour relever les défis de la prochaine étape. Il a ajouté que les critères doivent refléter une vision réaliste, loin des options irréalistes ou incompatibles avec les exigences de la période.
Un débat approfondi sur les prochaines étapes
La discussion a porté sur les différentes options envisageables pour la présidentielle, tout en mettant l’accent sur l’importance de dépasser les rivalités politiques. Aoun a souligné la nécessité de rassembler un soutien large parmi toutes les forces politiques, y compris celles traditionnellement opposées, afin de guider le Liban vers une phase de stabilité politique. Il a plaidé pour une rupture avec la logique de partage des quotas, jugée inadaptée aux attentes des Libanais, en appelant à une nouvelle approche de gouvernance.



