Le ministre de la Culture, le docteur Ghassan Salamé, a officiellement annoncé, lors d’une conférence de presse tenue au siège de la Bibliothèque nationale à Sanayeh, le lancement des activités du mois de la Francophonie au Liban, qui débutera le 3 mars prochain. Cet événement, qui s’inscrit dans un calendrier international célébrant la langue française et les cultures francophones, rassemble un programme dense et varié, impliquant des projections cinématographiques, des publications littéraires, des soirées poétiques, des concours d’écriture et bien d’autres initiatives. La présence notable de figures diplomatiques et culturelles, telles que le président du groupe des ambassadeurs francophones au Liban, l’ambassadeur du Royaume du Maroc Mohamed Grine, ainsi que des représentants de l’Organisation internationale de la Francophonie, de l’Agence universitaire de la Francophonie et de l’Institut français, souligne l’envergure de cette manifestation.
Dans son allocution, le ministre Salamé a exprimé sa satisfaction d’accueillir les participants dans cet espace dédié à la culture, marquant ainsi le coup d’envoi d’un mois riche en événements. Il a insisté sur la diversité du programme, qui, bien que centré principalement sur la capitale Beyrouth, s’étend à plusieurs régions, notamment Tripoli et d’autres gouvernorats. L’ambition affichée est d’élargir cette portée dans les années à venir, afin que la Francophonie imprègne l’ensemble du territoire libanais, à travers une collaboration étroite entre le ministère de la Culture, les ambassades des pays francophones, les membres de l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Institut français, la presse francophone et, surtout, les écoles qui jouent un rôle pivotal dans la promotion de la langue française.
Le ministre a également remercié tous les contributeurs à l’élaboration de ce programme, tout en se montrant confiant quant au succès des semaines à venir. Il a mis en lumière une initiative conjointe avec le journal L’Orient-Le Jour, consistant en un concours d’écriture sur la dualité des langues arabe et française, organisé dans de nombreuses écoles à travers le pays et impliquant des centaines de jeunes Libanais. Cette démarche vise à engager activement la jeunesse dans les célébrations, renforçant ainsi les liens intergénérationnels autour de la Francophonie.
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Un héritage ancré dans l’histoire libanaise
La Francophonie au Liban n’est pas un phénomène récent, mais s’enracine dans une histoire séculaire marquée par des échanges profonds avec la France et les pays francophones. Dès le XIIIe siècle, les communautés maronites du Liban cherchaient la protection de la France, établissant des liens qui se renforceraient au fil des siècles. L’époque des Croisades françaises a laissé une empreinte linguistique et culturelle, amplifiée par la présence ottomane qui vit l’ouverture de concessions commerciales pour les marchands français et italiens dans des villes comme Tripoli, Saïda et Beyrouth. Ces enclaves, connues sous le nom d’Échelles du Levant, devinrent des hubs marchands où la langue française s’imposa comme outil de communication internationale.
Au XIXe siècle, l’intervention française de 1860, sous Napoléon III, en réponse au conflit civil entre chrétiens et druzes au Mont-Liban, consolida cette influence. Une expédition militaire de 6.000 hommes fut dépêchée pour protéger les populations chrétiennes, marquant le début d’une implication plus directe de la France dans les affaires libanaises. Cette période posa les bases d’une présence culturelle accrue, avec l’ouverture d’écoles francophones comme le Collège des Pères Lazaristes d’Antoura en 1834, le Collège des Sœurs des Saints-Cœurs en 1861, ou encore le Collège Notre-Dame de Nazareth en 1873 et le Collège des Jésuites en 1875. Ces institutions, profondément intégrées au tissu social libanais, firent du français une langue d’éducation et d’élite.
Le Mandat français, de 1920 à 1943, officialisa cette domination linguistique. Le Liban, alors partie du Mandat pour la Syrie et le Liban sous la Société des Nations, vit le français devenir langue officielle aux côtés de l’arabe, utilisé dans l’administration, l’éducation et le commerce. Même après l’indépendance en 1943, lorsque l’arabe devint la seule langue officielle, le français conserva un statut privilégié, réglementé par une loi spéciale pour certains usages publics. Aujourd’hui, environ 40% de la population libanaise est francophone, avec 20% l’utilisant quotidiennement. Vingt-six universités libanaises sur une cinquantaine sont membres de l’Agence universitaire de la Francophonie, et le français reste la principale langue étrangère dans l’enseignement secondaire.
Le rôle pivotal de la diaspora
Ghassan Salamé a rappelé, lors de la conférence, un épisode personnel remontant à vingt-quatre ans, lorsqu’il fut chargé par le gouvernement libanais d’organiser le IXe Sommet de la Francophonie à Beyrouth en 2002. À l’époque, beaucoup s’interrogeaient sur l’utilité de cette organisation. Les réponses étaient multiples : le français demeure la langue étrangère dominante dans l’enseignement secondaire libanais, une grande partie des Libanais sont bilingues ou trilingues, et les liens universitaires sont solides. Mais, selon le ministre, l’aspect le plus crucial réside dans le rôle de la Francophonie comme pont essentiel pour un dialogue pacifique et durable entre le Liban et ses communautés diasporiques disséminées dans le monde.
Ce sommet de 2002 révéla l’ampleur de la présence libanaise en France, au Canada, en Belgique et en Suisse, mais aussi en Afrique francophone, où des centaines de milliers de Libanais ont choisi de s’installer. Des rencontres inattendues mais enthousiastes eurent lieu entre le Liban et les pays d’accueil de sa diaspora, ainsi qu’avec les expatriés eux-mêmes accompagnant des chefs d’État africains. Cette plateforme permit au Liban de mieux gérer les affaires de ses communautés à l’étranger, d’ouvrir des portes diplomatiques vers des nations avec lesquelles les relations étaient jusque-là ténues, et d’apaiser les craintes de diasporas confrontées à des troubles, notamment en Côte d’Ivoire et au Congo à l’époque.
Ainsi, la relation du Liban avec la Francophonie recèle un trésor visible et un autre caché, dévoilé lors de ce sommet et dont les effets perdurent. Elle facilite un échange plus fluide et pacifique avec ces pays, renforçant la présence des expatriés libanais de manière plus harmonieuse et stable. Dans le contexte actuel, marqué par des défis économiques et politiques au Liban, cette dimension diasporique prend une acuité particulière, les communautés à l’étranger jouant un rôle croissant dans le soutien économique et culturel au pays d’origine.
Les voix diplomatiques en écho
Le président du groupe des ambassadeurs francophones à Beyrouth, l’ambassadeur du Maroc Mohamed Grine, a pris la parole pour souligner que cette réunion au sein de la Bibliothèque nationale, sous les auspices du ministère de la Culture, marque le lancement officiel du mois de la Francophonie 2026 au Liban. Il a décrit cet événement annuel comme une étape essentielle dans leur agenda commun, allant au-delà d’un simple programme culturel pour incarner un espace de solidarité, de dialogue et de créativité reliant continents et peuples.
Le groupe des ambassadeurs francophones (GAF), qu’il préside, illustre cet engagement en rassemblant les États qui vivent la Francophonie au quotidien, en mettant en valeur sa diversité et en la rendant visible et vivante au Liban. Pour cette édition, un programme permet de découvrir la variété des expressions francophones à travers des activités culturelles, littéraires, artistiques, éducatives et académiques, organisées par les ambassades membres, en partenariat avec l’Agence universitaire de la Francophonie, l’Institut français au Liban, le ministère de la Culture et en complément des initiatives locales.
Un accent particulier a été mis sur le cycle cinématographique francophone, l’un des points forts de cette édition, se déroulant du 3 au 27 mars dans deux lieux : le cinéma Metropolis et la salle Montaigne de l’Institut français. Au Metropolis, les ambassades d’Arménie, du Canada et de Suisse, en collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Union générale arménienne de bienfaisance et la Fondation Aznavour, présenteront des films de fiction, documentaires et engagés, explorant des thèmes comme la mémoire, la justice, l’inclusion et la créativité artistique.
À la salle Montaigne, l’Institut français, l’Organisation internationale de la Francophonie et les ambassades de Roumanie et de Serbie proposeront un parcours cinématographique varié, incluant des courts-métrages d’animation, des drames militants et des documentaires. Ce programme met en lumière des trajectoires humaines face à des crises politiques et des fractures sociales, révélant la force narrative et la vitalité du cinéma francophone contemporain.
Une initiative décentralisée pour toucher les régions
Mohamed Grine a également mis en avant la troisième visite décentralisée du groupe des ambassadeurs francophones, prévue le 13 mars. Ce jour-là, les ambassadrices et ambassadeurs se rendront simultanément dans six établissements éducatifs à orientation francophone, répartis dans différentes régions : Akkar, Metn, Beyrouth, Békaa, Chouf et Saïda. Chaque institution honorera le pays de l’ambassadeur visiteur, à travers des rencontres spéciales avec les élèves et les corps enseignants. Cette action incarne l’essence de leur engagement : s’adresser à la jeunesse, célébrer la diversité au cœur des communautés locales et affirmer que la Francophonie n’est pas une institution abstraite, mais une réalité vivante et partagée.
Ce programme, fruit d’un travail collectif, d’un esprit d’équipe et d’une volonté commune, est source de fierté pour les organisateurs. Il reflète le caractère pluriel du Liban, fondé sur la multiplicité, le dialogue et la culture. Des félicitations ont été adressées à tous les contributeurs pour cette programmation distinguée, avec l’espoir de rencontres nombreuses lors des diverses activités du mois.
L’engagement de l’Organisation internationale de la Francophonie
Le représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie au Moyen-Orient, l’ambassadeur Levon Amirjanyan, a exprimé sa grande joie de lancer les célébrations du mois de la Francophonie à la Bibliothèque nationale de Beyrouth. Il a qualifié ce rendez-vous annuel de bien plus qu’une série d’événements culturels : une occasion de rencontre, de réflexion et d’engagement envers les valeurs fondatrices de cet espace partagé.
Pour 2026, le mois porte le slogan « Construire la paix par l’égalité et la célébration de la diversité ». Ce thème est d’une actualité brûlante, rappelant que la paix durable repose sur la reconnaissance de l’autre, l’inclusivité et le respect des différences. Dans ce cadre s’inscrit la programmation présentée par le président du groupe des ambassadeurs, incluant conférences, projections cinématographiques, expositions, ateliers et concerts, conçus pour créer des espaces de dialogue, valoriser des parcours multiples et croiser les perspectives. L’objectif est simple : permettre à chacun de trouver sa place et de faire entendre sa voix, transformant la diversité en richesse collective. Cette programmation reflète la pluralité des cultures et sensibilités composant l’espace francophone, et, en valorisant cette diversité tout en ancrant le principe d’égalité, elle concrétise la conviction que la paix se construit quotidiennement par l’échange, l’écoute et une volonté partagée de bâtir ensemble.
Parce que l’avenir appartient d’abord aux nouvelles générations, la Journée internationale de la Francophonie 2026 sera dédiée au thème « La vision de la jeunesse pour un monde plus pacifique ». En plaçant la jeunesse au centre de cette réflexion, l’organisation affirme sa confiance en sa capacité à inventer des réponses novatrices et à porter un ambition collective. Cette journée, célébrée annuellement dans le monde entier pour promouvoir la langue française, la diversité culturelle et les valeurs de solidarité, prendra au Liban une dimension particulière, sous le haut patronage de Son Excellence le président de la République libanaise, témoignant de l’attachement profond du pays à la Francophonie.
Cet attachement n’est pas conjoncturel. Au Liban, la Francophonie n’est pas un simple héritage linguistique, mais un composant vivant de l’identité nationale et de l’histoire du pays, se manifestant de l’école au débat public en passant par la création artistique. Dans un pays caractérisé par la multiplicité de ses composantes culturelles, la Francophonie agit comme un pont, un espace de rencontre et de transmission du savoir, essentiel pour construire l’avenir ensemble.
Ces célébrations s’inscrivent dans une dynamique plus large, menant au grand rendez-vous à venir : le Sommet des chefs d’État et de gouvernement, qui se tiendra en novembre 2026 au Cambodge, sous le slogan « La paix comme levier du développement durable ». Ce sommet rappellera que paix et développement sont indissociables, nécessitant une action collective coordonnée. Du local à l’international, de la culture à la diplomatie, du diversité à la paix, le mois de la Francophonie trace un horizon unique : un espace francophone solidaire, engagé et résolument tourné vers l’avenir.
Les contributions de l’Agence universitaire de la Francophonie
Le directeur régional de l’Agence universitaire de la Francophonie au Moyen-Orient, Jean-Noël Baleo, a noté que le printemps reviendra dans quelques semaines, et comme chaque mars, l’agence se joint aux forces vives de la Francophonie au Liban pour célébrer cette étape annuelle marquante. Cette année, l’agence propose un programme varié au ton printanier, quoique modéré en raison des circonstances actuelles encore pressantes. Elle prévoit une série d’activités centrées sur la jeunesse, la créativité et la culture, particulièrement autour de la littérature, avec le lancement d’un prix littéraire et une série de dialogues avec de grands écrivains contemporains.
En premier lieu, l’agence organise la quatorzième édition du Choix Goncourt de l’Orient, soutenue par l’Institut français au Liban et les instituts français en Irak, en Jordanie et en Palestine. L’œuvre lauréate sera annoncée le 24 mars à Beyrouth, en présence de la présidente du jury, l’écrivaine Selma Kojak, et avec une participation en ligne de Philippe Claudel, président de l’Académie Goncourt. Ce prix littéraire régional annuel est décerné par des étudiants de dix pays du Moyen-Orient à une œuvre francophone figurant sur la deuxième liste de l’Académie, contribuant à renouveler les pratiques pédagogiques dans les départements de français et à amplifier le rayonnement de la littérature francophone contemporaine.
Le 24 mars à Beyrouth, un rencontre littéraire sera tenue avec Charif Majdalani autour de son livre « Nom des rois », publié aux Éditions Stock, incluant un dialogue sur sa carrière et ses œuvres. Enfin, une rencontre littéraire en ligne aura lieu en avril avec Paul Gasnier, lauréat du Prix Goncourt des détenus pour son livre « La collision », paru aux Éditions Gallimard.
Dans un registre différent, l’agence organise un hackathon régional les samedis 7 et 14 mars, simultanément à Djibouti, en Égypte (Alexandrie et Le Caire) et au Liban (Beyrouth et Tripoli). Des étudiants d’universités membres travailleront en équipes pour développer des projets innovants autour du thème « Imaginer des solutions durables en utilisant l’intelligence artificielle », en employant des technologies d’IA pour aborder des enjeux comme l’environnement, l’économie circulaire, les villes durables, l’agriculture durable et l’inclusion sociale. Plus de 160 étudiants se sont déjà inscrits.
Les demi-journées incluront des sessions de formation et de mentorat pour aider les étudiants à développer leurs idées et à les défendre en français devant un jury. Un équipe gagnante sera sélectionnée dans chaque centre ou campus, recevant chacune un prix de 500 euros offert par l’agence. Les cinq équipes s’affronteront en finale régionale pour un prix supplémentaire de 1.000 euros. Enfin, le bureau de l’agence à Tripoli organisera un tournoi sportif universitaire de mini-football dédié à la communauté francophone du nord du Liban, le samedi 28 mars 2026. Ainsi, l’agence accompagne, de son côté, une jeunesse libanaise francophone cultivée, engagée et dynamique.
L’Institut français au cœur des célébrations
La conseillère adjointe à l’Institut français, Marion Einar, a exprimé son plaisir d’ouvrir le mois de la Francophonie avec les institutionnels, les intellectuels et les éducateurs. Elle a affirmé que cela reflète une conviction simple : la langue française au Liban constitue un espace d’expression, de création et de dialogue, s’inscrivant pleinement dans la pluralité linguistique qui fait la richesse de ce pays.
Cette année, l’Institut français au Liban présente un programme ambitieux comptant plus de vingt événements organisés tout au long du mois à Beyrouth, ainsi que dans ses branches à Tripoli, Jounieh, Deir el-Qamar, Zahlé, Baalbek et Saïda. Elle a souligné l’orientation principale de cette édition : la poésie. Outre les rendez-vous annuels phares – la remise du prix des lycéens pour la traduction précédée d’une rencontre littéraire avec Charif Majdalani, Sabyl Ghoussoub et Yara El-Ghadban, le cycle cinématographique francophone en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie, et le « Dictée des finances » – l’institut a choisi de placer la poésie au centre de ses activités.
L’institut souhaite mettre en lumière une poésie contemporaine, vivante et engagée, qui interroge notre époque, navigue entre le français et l’arabe, et rassemble un public divers. Cette orientation se traduit par plusieurs étapes clés du programme : le « Défi poétique : Ouvrir la voie » s’adressera à la jeunesse à travers le réseau de médiathèques dans tout le pays ; la poésie montera sur scène avec le spectacle « Feu autour de l’œil » de Hyam Yared ; elle dialoguera avec les arts visuels dans l’exposition « Soleil noir », et avec la pensée dans la table ronde « La poésie est-elle une nécessité politique ? » réunissant des voix littéraires éminentes comme Dominique Eddé et Samar Yazbek ; le « Club Rima pour la poésie », fondé à Paris par Rima Abdul Malak, se tiendra pour la première fois au Liban, mélangeant les langues en hommage à la poétesse Vénus Khoury-Ghata ; enfin, un concert « Ce que dit le ventre » sera présenté par la poétesse belgo-congolaise Lisette Lombé et le musicien franco-libanais Marc Nammour, à Beyrouth et Tripoli, mêlant paix, poésie et musique électronique.
Ce programme est le fruit d’un travail collectif réalisé en collaboration avec les partenaires institutionnels, intellectuels et éducateurs, auxquels Marion Einar a adressé ses remerciements. Il reflète une conviction simple : la langue française au Liban est un espace d’expression, de création et de dialogue, pleinement intégré à la pluralité linguistique enrichissant le pays.
Tout au long du mois de mars, à Beyrouth et dans les différentes branches régionales, des rencontres auront lieu avec le public, francophones et non-francophones, via un programme gratuit et ouvert à tous. Une invitation a été lancée à devenir ambassadeurs de cet événement et à y participer activement.
Des initiatives complémentaires enrichissent le paysage
Au-delà des annonces principales, d’autres activités soulignent la vitalité de la Francophonie au Liban en 2026. Par exemple, l’ambassade du Canada organise une projection du film « Monsieur Lazhar » de Philippe Falardeau le 10 mars au cinéma Metropolis, explorant des thèmes de résilience, inclusion et diversité, avec entrée gratuite. Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large des célébrations, renforçant les liens entre le Liban et les pays francophones comme le Canada, où la diaspora libanaise est particulièrement active.
De même, des événements sportifs et éducatifs, comme le tournoi de mini-football à Tripoli, visent à impliquer les communautés locales dans une approche inclusive. Ces extensions régionales répondent à un besoin de décentralisation, permettant à des zones comme Akkar ou la Békaa de participer pleinement, malgré les contraintes logistiques actuelles dues aux défis économiques persistants.
Les implications immédiates de ces célébrations se manifestent déjà dans l’engagement accru des écoles et universités. Avec des centaines d’élèves impliqués dans les concours d’écriture et les hackathons, l’impact éducatif est tangible, favorisant non seulement la maîtrise du français mais aussi des compétences transversales comme l’innovation et le dialogue interculturel. Dans un contexte où le Liban navigue entre crises internes et tensions régionales, ces événements offrent des espaces de respiration culturelle, reliant le pays à un réseau mondial de solidarité francophone.



