Le Liban figure parmi les principaux pays importateurs de véhicules “salvaged” — gravement accidentés, lourdement endommagés et considérés comme irréparables. Ces véhicules non aptes à circuler représentent un risque majeur pour la sécurité routière.
L’Association des Représentants des Constructeurs Mondiaux d’Automobiles au Liban (AIA) rappelle que la majorité de ces véhicules sont vendus aux enchères en tant que véhicules irrécupérables dans leur pays d’origine — en particulier aux USA — après indemnisation par les compagnies d’assurance. Leur entrée au Liban soulève des questions graves quant à la responsabilité des autorités, particulièrement des Douanes, face à ce phénomène en progression.
L’AIA rappelle aux consommateurs qu’avant d’acheter un véhicule d’occasion, importé ou local, il est impératif de vérifier son état et son historique et de s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un véhicule ayant subi des dommages structurels ou des réparations majeures compromettant la sécurité.
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L’AIA souligne que tout modèle de véhicule d’une marque, avant d’être homologué et produit en série, doit subir des tests de choc (crash tests) validant sa conformité aux normes de sécurité. Or, toute réparation de carrosserie ou de structure postérieure à un accident frontal, latéral ou arrière constitue un danger, du fait qu’elle élimine la protection des passagers.
Dans un souci de protection de la sécurité routière et de préservation des vies humaines, l’AIA appelle les Douanes à faire appliquer l’article 348 du Code de la route qui interdit l’importation de tout véhicule endommagé par choc, naufrage, corrosion ou soudure. Ces véhicules continuent d’entrer via les ports officiels, sans contrôle technique ni vérification de leur conformité.



