La chute du régime d’Assad a transformé le plateau du Golan en un point focal des tensions sécuritaires. Selon Yedioth Ahronoth (édition du 9 décembre 2024), Tsahal a décidé d’établir une présence renforcée dans la zone démilitarisée, une action exceptionnelle depuis les accords de désengagement de 1974. Cette décision s’explique par le vide sécuritaire laissé par l’effondrement des forces syriennes et la menace croissante des factions armées dans le sud de la Syrie.
HaDerekh (édition du 9 décembre 2024) rapporte que le contrôle du mont Hermon syrien, pris par les forces israéliennes, constitue une avancée stratégique majeure. Ce point élevé offre une vue dominante sur les zones environnantes et permet de surveiller efficacement les mouvements des groupes armés potentiels.
Prévenir les infiltrations et les attaques
Selon HaMevasser (édition du 9 décembre 2024), l’une des priorités de Tsahal est d’empêcher les infiltrations de groupes armés dans les localités israéliennes proches du Golan. Les responsables militaires craignent que des factions extrémistes ou des membres du Hezbollah n’exploitent le chaos pour établir des bases d’opérations près de la frontière.
Les patrouilles ont été intensifiées et des barrages ont été installés dans les zones sensibles pour surveiller les mouvements transfrontaliers. Shaharit (édition du 8 décembre 2024) rapporte que des exercices militaires ont également été organisés pour tester la réactivité des troupes israéliennes en cas de confrontation directe.
Renforcement des infrastructures de défense
Dans un contexte de tensions accrues, Yedioth Ahronoth souligne que des travaux de renforcement des infrastructures de défense dans les localités frontalières ont été lancés. Les abris anti-bombes sont modernisés, et les systèmes de surveillance avancés sont déployés pour fournir des alertes rapides en cas d’incidents.
Des responsables israéliens, cités par HaDerekh, insistent sur l’importance de ces mesures pour rassurer les populations locales et dissuader d’éventuelles attaques. Le Premier ministre a déclaré que « la sécurité des citoyens israéliens demeure une priorité absolue face à une situation régionale imprévisible ».
Frappes israéliennes en Syrie
En parallèle, Tsahal continue de mener des frappes ciblées en Syrie pour affaiblir les capacités des groupes armés. Selon HaMevasser, ces opérations visent à détruire des dépôts d’armes avancées, notamment des missiles, et à perturber les réseaux logistiques du Hezbollah. Ces frappes, bien que principalement défensives, envoient également un message clair à l’Iran et à ses proxies.
Réactions internationales et enjeux diplomatiques
La décision d’Israël de renforcer sa présence dans la zone démilitarisée du Golan a suscité des réactions internationales. HaDerekh rapporte que Moscou a exprimé des préoccupations concernant les violations potentielles des accords de 1974. Cependant, Israël justifie ces actions par la nécessité de protéger ses frontières dans un contexte de chaos régional.
Des discussions ont également été engagées avec la Jordanie pour coordonner les efforts de sécurité dans les zones frontalières communes. Yedioth Ahronoth indique que ces échanges incluent le partage d’informations sur les activités des groupes armés opérant dans le sud de la Syrie.
Une stratégie proactive pour contrer les menaces
La presse israélienne, notamment Yedioth Ahronoth, HaDerekh, et HaMevasser, met en avant une approche proactive d’Israël face aux défis sécuritaires posés par la chute du régime syrien. Le déploiement de troupes dans le Golan reflète une volonté de contrôler les zones sensibles et d’empêcher l’instabilité de se propager à ses frontières.
En occupant des positions stratégiques et en multipliant les frappes préventives, Israël envoie un signal fort à ses adversaires tout en protégeant ses intérêts sécuritaires. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’efficacité de cette stratégie dans un environnement régional en constante évolution.



