Née en pleine guerre du Liban, l’École de traducteurs et d’interprètes de Beyrouth (ETIB) fêtait ses 45 ans d’existence, ce 30 septembre, Journée internationale de la traduction, et en cette année où l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ) célèbre ses 150 ans.
« Saint Jérôme à l’épreuve de l’intelligence artificielle » : tel était le thème de la table ronde qui s’est tenue à l’USJ (Université Saint-Joseph de Beyrouth), ce 30 septembre. La fête du saint patron des traducteurs – que l’ONU a instauré Journée internationale de la traduction depuis 2017 – a été également l’occasion de fêter les 45 ans de l’École de traducteurs et d’interprètes de Beyrouth (ETIB), fondée en 1980, et d’inaugurer de nouvelles salles équipées pour l’interprétariat grâce à la générosité de l’association Liban Avenir Meilleur (ALAM).
Les différentes institutions de l’USJ, spécialistes des langues, étaient présentes autour du recteur, le Révérend Père Salim Daccache, s.j., et des vice-recteurs, les PP. François Boëdec, s.j. et Salah Abou Jaoudé : le Pr Gina Abou Fadel Saad, doyen de la FdlT (Faculté de langues et de traduction), le Pr associé Mary Yazbeck, directrice de l’ETIB (École de traducteurs et d’interprètes de Beyrouth), le Pr May Hobeika Haddad, directrice du CERTTAL (Centre de recherche en traductologie, en terminologie arabe et en langues) et Mme Carole Nehmé, directrice du CREA (Centre de recherches et d’études arabes).
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Après les prises de paroles, notamment du recteur, le RP Daccache et de Mmes Abou Fadel Saad et Yazbeck, insistant sur le rôle essentiel des traducteurs qui « bâtissent des ponts », la modératrice, Mme Elsa Yazbeck Charabati a cédé le micro aux divers intervenants. Quels que soient leurs domaines, tous ont souligné combien l’intelligence artificielle (IA) peut être un outil utile et performant pour les traducteurs et les interprètes. Loin de la morosité et du pessimisme ambiants, ils ont mis en avant les atouts des avancées technologiques, sans y voir une menace pour les métiers de la traduction. De quoi réjouir la soixantaine d’étudiants qui assistaient à l’événement et ne cachaient pas leur enthousiasme à l’issue des débats : « Les échanges étaient intéressants. C’était très enrichissant de voir comment chacun abordait son sujet. » À la question de savoir si l’IA leur fait peur, ces étudiants en 2e année étaient unanimes : « Non, pas pour l’instant. Mais peut-être que ce sera le cas à l’avenir. »
Pour l’heure, tous se félicitent de la pérennité d’une école qui forme des traducteurs et des interprètes dont l’ONU salue « l’importance [du] travail pour unir les nations, faciliter le dialogue, permettre la compréhension et la coopération, favoriser le développement et renforcer la paix et la sécurité dans le monde. »









