dimanche, février 22, 2026

Les derniers articles

Articles liés

L’appel de Nabih Berri à l’unité nationale face à la crise 

- Advertisement -

Le Liban traverse l’une des crises institutionnelles les plus graves de son histoire moderne. Avec plus de 800 jours sans président, le pays est plongé dans une paralysie politique qui affecte profondément son économie, sa société et sa stabilité. Nabih Berri, président de la Chambre des députés, a récemment pris la parole pour exhorter les responsables politiques à dépasser leurs différends. « L’élection d’un président n’est pas seulement une nécessité politique, c’est un devoir national », a-t-il affirmé, soulignant l’urgence de restaurer les institutions du pays. Ces propos ont été tenus à la veille d’une session parlementaire cruciale, prévue le 9 janvier 2025, où les députés tenteront une fois de plus de trouver un consensus sur le choix d’un chef d’État.

Les racines d’un blocage persistant

Les blocages qui empêchent l’élection présidentielle sont multiples et profondément enracinés. D’un côté, le camp soutenant Joseph Aoun, commandant de l’armée, bénéficie de l’appui des États-Unis et d’une partie des forces locales. De l’autre, les factions proches de l’axe irano-syrien insistent sur des candidats alignés sur les intérêts régionaux. Ces divisions internes reflètent les rivalités géopolitiques qui influencent directement la scène politique libanaise. En outre, le système confessionnel, censé garantir un équilibre entre les différentes communautés, devient un obstacle lorsque les acteurs politiques usent de leur droit de veto pour bloquer des compromis.

Des répercussions économiques dévastatrices

Les conséquences de ce vide présidentiel se ressentent dans tous les aspects de la vie quotidienne. L’économie, déjà en crise, souffre d’un manque de direction politique. Les réformes nécessaires pour obtenir l’aide internationale sont au point mort, tandis que la livre libanaise poursuit sa dévaluation, augmentant encore le coût de la vie. Le chômage atteint des niveaux record, et des familles entières peinent à accéder aux biens de première nécessité. Par ailleurs, la colère gronde dans la rue. Des manifestations sporadiques éclatent régulièrement dans différentes régions, traduisant une frustration croissante face à une classe politique perçue comme indifférente aux souffrances de la population.

Des pressions internationales intenses

Les partenaires internationaux du Liban ne cessent d’exhorter les dirigeants à trouver une solution rapide. Les diplomates français et américains ont intensifié leurs efforts pour encourager les négociations entre les factions politiques, insistant sur l’urgence de débloquer la situation pour restaurer la confiance des investisseurs et relancer les réformes économiques. Cependant, ces interventions, bien qu’essentielles, sont souvent perçues comme des ingérences par une partie des acteurs locaux, ce qui complique encore davantage les discussions. En parallèle, les tensions entre l’Iran et l’Arabie saoudite continuent de polariser les forces internes, chaque camp attendant l’approbation de ses soutiens régionaux avant de s’engager dans un compromis.

Une session parlementaire sous haute tension

Alors que la session parlementaire du 9 janvier approche, l’incertitude demeure. Les tentatives précédentes d’élire un président se sont toutes soldées par des échecs, faute de quorum ou de majorité suffisante. Certains observateurs estiment que Nabih Berri pourrait opter pour une session ouverte, une stratégie visant à intensifier la pression sur les députés pour qu’ils assument leurs responsabilités. Cependant, cette approche comporte des risques. Elle pourrait non seulement exacerber les divisions entre les blocs politiques, mais également accentuer la méfiance de la population envers les institutions.

- Advertisement -
Newsdesk Libnanews
Newsdesk Libnanewshttps://libnanews.com
Libnanews est un site d'informations en français sur le Liban né d'une initiative citoyenne et présent sur la toile depuis 2006. Notre site est un média citoyen basé à l’étranger, et formé uniquement de jeunes bénévoles de divers horizons politiques, œuvrant ensemble pour la promotion d’une information factuelle neutre, refusant tout financement d’un parti quelconque, pour préserver sa crédibilité dans le secteur de l’information.

A lire aussi