mardi, février 24, 2026

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L’armée libanaise prête pour le déploiement, Israël traîne les pieds avant le 26 janvier

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Le sud du Liban demeure au centre des tensions alors que l’échéance du 26 janvier approche, date limite fixée pour le retrait complet des troupes israéliennes conformément aux accords de cessez-le-feu. La situation sur le terrain reste délicate, marquée par des opérations militaires israéliennes, le redéploiement progressif de l’armée libanaise et les défis de reconstruction dans les zones touchées par le conflit.

L’échéance du 26 janvier : un test pour les accords de cessez-le-feu

Dans le cadre de la mise en œuvre des accords de cessez-le-feu, l’armée libanaise a intensifié ses préparatifs pour déployer ses unités dans les zones libérées dès le retrait israélien. Selon un communiqué de la Direction de l’orientation de l’armée libanaise, les forces armées « maintiennent un état de préparation pour achever leur déploiement au sud du Litani, en coordination avec la FINUL et le mécanisme de supervision de l’accord de cessez-le-feu ».

Le 26 janvier marque la fin des 60 jours prévus pour le retrait israélien, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce texte, adopté en 2006, encadre les relations entre Israël et le Liban et impose notamment la cessation des hostilités et le retrait des troupes israéliennes du territoire libanais.

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Avancées sur le terrain : déploiement de l’armée libanaise

Des unités de l’armée libanaise ont commencé à se redéployer dans plusieurs points stratégiques, notamment dans le village de Kfar Shouba, situé dans le secteur est de Hasbaya. Ce déploiement a été réalisé en coordination avec la FINUL et la commission chargée de superviser l’application de l’accord. L’armée libanaise a également appelé les citoyens à éviter de s’approcher des zones libérées tant que les opérations de déminage et de nettoyage des zones des résidus de guerre israéliens ne sont pas achevées.

Cependant, les mouvements israéliens sur le terrain continuent de susciter des inquiétudes. Ces derniers jours, l’armée israélienne a procédé à des explosions contrôlées à Meiss al-Jabal, dans l’ouest du secteur sud, et a incendié une maison dans le quartier est du village de Qantara, proche de Taybeh. Ces actions renforcent la tension et compromettent la mise en œuvre sereine des accords.

Des zones libérées sous le choc de la destruction

Dans les zones où les troupes israéliennes se sont retirées, les dégâts laissés par les affrontements sont considérables. À Alma Chaab, village frontalier, des habitants ont pu accéder à leurs propriétés avec l’autorisation de l’armée libanaise pour constater l’étendue des destructions.

Les infrastructures ont été sévèrement endommagées, notamment les réseaux d’électricité, d’eau, et les routes. Plusieurs bâtiments publics ont été détruits, y compris le siège de la municipalité, ses équipements et six générateurs électriques. Des églises historiques, telles que l’église maronite Notre-Dame et l’église Saint-Élie des catholiques melkites, ont également subi des dommages majeurs.

Le vice-président de la municipalité, William Haddad, a indiqué que plus de 80 maisons ont été complètement détruites et environ 250 partiellement endommagées. Des plantations d’oliviers et de pins, vitales pour l’économie locale, ont été incendiées.

Appels à la reconstruction rapide

Face à l’ampleur des destructions, les habitants et les autorités locales réclament une intervention rapide pour reconstruire les infrastructures et permettre aux déplacés de retourner dans leurs foyers. Le propriétaire de l’hôtel Alma Verde, gravement endommagé, a exhorté le président Joseph Aoun et le futur gouvernement à « accélérer les efforts de reconstruction afin que les habitants puissent revenir au plus vite ».

Ce besoin urgent de reconstruction s’inscrit dans un contexte où le Liban fait face à une grave crise économique et politique. La lenteur des travaux de réhabilitation risque de prolonger l’instabilité dans cette région déjà fragilisée par des années de conflit.

La FINUL et les défis de la résolution 1701

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) joue un rôle clé dans la mise en œuvre de la résolution 1701 et la supervision du retrait israélien. Elle a pour mission de garantir la stabilité le long de la ligne bleue, tout en facilitant la coordination entre Israël et le Liban.

Cependant, le contexte actuel reste marqué par une méfiance mutuelle. L’armée israélienne a exprimé des inquiétudes quant au rôle de l’armée libanaise dans la gestion des armes de la résistance libanaise, tandis que le Hezbollah continue de dénoncer les incursions israéliennes.

En dépit de ces défis, l’armée libanaise et la FINUL poursuivent leurs efforts pour stabiliser la situation. Toutefois, les actions unilatérales israéliennes, telles que les explosions récentes et les incendies signalés, alimentent les tensions et compromettent la mise en œuvre intégrale de la résolution.

L’urgence d’une stabilité durable

Alors que la date du 26 janvier approche, le retrait israélien constitue une étape essentielle pour renforcer la souveraineté libanaise et apaiser les tensions régionales. Cependant, l’instabilité dans le sud du Liban, aggravée par la destruction des infrastructures et les différends politiques internes, menace de compromettre les progrès accomplis.

Le Liban fait face à des défis colossaux, à la fois sur le plan sécuritaire et économique. La reconstruction des zones libérées et la mise en œuvre intégrale de la résolution 1701 nécessitent un engagement accru de la communauté internationale, mais aussi une volonté politique interne de surmonter les divisions qui paralysent le pays depuis des décennies.

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Newsdesk Libnanews
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