mardi, février 24, 2026

Les derniers articles

Articles liés

Le fioul algérien serait incompatible avec les centrales libanaises

- Advertisement -

Le Liban, en proie à une crise énergétique majeure depuis plusieurs années, a récemment reçu une aide précieuse de l’Algérie sous la forme de 30 000 tonnes de fioul. Ce don, destiné à atténuer les effets des coupures d’électricité qui paralysent le pays, semblait être une lueur d’espoir. Cependant, des informations récentes indiquent que ce fioul pourrait ne pas être pas compatible avec les centrales électriques libanaises, créant une nouvelle impasse dans la gestion de la crise énergétique.

Un problème de compatibilité technique

Les centrales électriques libanaises sont spécifiquement conçues pour fonctionner avec un type de fioul particulier, et celui offert par l’Algérie ne répondrait pas aux critères requis pour leur bon fonctionnement. Ce constat a été fait rapidement après réception du fioul, et les experts locaux se penchent actuellement sur les alternatives possibles pour éviter que cette généreuse contribution ne se transforme en un fardeau supplémentaire.

Cet incident rappelle une douloureuse page du passé : le scandale Sonatrach. En 2020, la société algérienne avait été impliquée dans un énorme scandale de corruption lorsqu’il avait été révélé que du fioul frelaté, non conforme aux normes, avait été fourni au Liban. Ce fioul défectueux avait contribué à des pannes électriques et à des dégâts considérables dans plusieurs infrastructures du pays.

Recommande par Libnanews
Indicateurs économiques du Liban

Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.

Tentatives d’échange du fioul algérien

Face à cette nouvelle crise, les autorités libanaises cherchent activement une solution pour que le fioul algérien puisse être utilisé de manière bénéfique. Selon les dernières informations, il est question de trouver un mécanisme d’échange. L’idée serait d’échanger ces 30 000 tonnes de fioul contre une quantité équivalente d’un fioul compatible, que ce soit par le biais d’accords bilatéraux ou en passant par des intermédiaires sur le marché international.

Le ministre de l’Énergie et des Ressources Hydrauliques libanais a déclaré que des négociations étaient en cours pour éviter un gaspillage pur et simple de cette ressource. « Nous travaillons d’arrache-pied pour transformer cette opportunité en solution concrète pour le peuple libanais », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse. Toutefois, les détails de ces discussions restent flous, et il est difficile de savoir si une solution rapide pourra être trouvée, alors que le pays continue de plonger dans une situation économique et énergétique critique.

Un avenir énergétique incertain

Le Liban traverse actuellement une période particulièrement difficile en matière d’approvisionnement énergétique. La principale entreprise publique d’électricité, Électricité du Liban (EDL), est quasiment à l’arrêt, ne pouvant plus assurer qu’une petite fraction de la demande nationale. En parallèle, les groupes électrogènes privés peinent à répondre à la demande croissante, les citoyens étant confrontés à des factures exorbitantes pour pallier les coupures quotidiennes.

- Advertisement -
Newsdesk Libnanews
Newsdesk Libnanewshttps://libnanews.com
Libnanews est un site d'informations en français sur le Liban né d'une initiative citoyenne et présent sur la toile depuis 2006. Notre site est un média citoyen basé à l’étranger, et formé uniquement de jeunes bénévoles de divers horizons politiques, œuvrant ensemble pour la promotion d’une information factuelle neutre, refusant tout financement d’un parti quelconque, pour préserver sa crédibilité dans le secteur de l’information.

4 Commentaires

  1. Pourquoi « frelaté » (corrompu, dénaturé, falsifié, qui n’est pas pur parlant des aliments) pour un diesel dans le cadre d’une transaction commerciale, puis « incompatible » quand il s’est agit d’un don pour aidé un pays frère en difficulté temporaire? C’est le même produit pourtant.

    • Non parce qu’il y a un cahier de charge concernant la qualité du produit acheté et qui ne correspondait pas à celui nécessaire au bon fonctionnement.
      Ce fioul a abimé les centrales électriques libanaise. La question est de savoir qui corrompait les organismes locaux en charge de vérifier la conformité du produit (et plusieurs personnes ont été mises en examen sur ce plan déjà). Depuis ces révélations, le Liban a plutôt recours au bureau Veritas qu’à ses propres laboratoires. Le fioul frelaté ne vaut pas autant que le bon fioul. Il faudrait aussi comprendre où les fonds de ce fioul achetés entre 2005 et 2020 allaient par conséquent et qui ces fonds renommeraient en réalité.
      Il semble que sur base des informations dont on dispose, ce don aujourd’hui ne correspond toujours pas au cahier de charge des centrales locales. Même s’il s’agit d’un don, ce fioul pourrait endommager les centrales libanaises et se révélées plus nocives même au niveau environnemental.

  2. C’est la faute au donneur ou au récepteur?
    A en croire le paragraphe qui rappelle: « le scandale Sonatrach. En 2020, la société algérienne avait été impliquée dans un énorme scandale de corruption… » on serait emmené à croire que même ce « don » est l’objet aussi de corruption!
    Faudra se positionner: L’acte « généreux » est un « don » de l’Algérie ou un acte de « corruption »!
    C’est pour voir si on doit faire une « enquête » afin de récupérer les 30 000 tonnes!

    • Sonatrach avait participé en 2005 à un appel d’offre pour la fourniture de carburant ayant un cahier de charge précis. Ce qui est reproché à Sanotrach est d’avoir fourni du fioul frelaté de qualité inférieur d’une part qui a endommagé les centrales libanaises. Ce fioul qui n’aurait jamais du être accepté l’a pourtant été, suite au versement de commissions aux organismes en charge de vérifier la conformité du fioul en question.Cette affaire avait été découverte suite à un nouvel examen du fioul fourni par Sonatrach payé par un ingénieur responsable de la maintenance et qui s’étonnait de voir les dysfonctionnement des centrales libanaises. Les résultats du rapport privé était très différent du rapport fourni par les laboratoires qui étaient normalement en charge de vérifier la conformité du fioul de Sonatrach. Ce même procédé avait été utilisé par un autre fournisseur de carburant ZR Energy qui également été accusé de malversations.
      On peut en déduire aujourd’hui que Sonatrach est tout de même informé du cahier des charges des carburants nécessaires aux centrales libanaises suite à ce précédé.

Les commentaires sont fermés.

A lire aussi