S’exprimant à l’occasion de la conférence d’aide au Liban qui se tient virtuellement ce mercredi 2 décembre, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a réitéré la volonté de l’institution internationale à aider l’économie libanaise.

Cependant, cette aide reste conditionnée à la mise en place des réformes économiques mais également « à réparer le système financier », allusion diplomatique à une restructuration à la fois du secteur bancaire public à savoir la Banque du Liban dont les pertes estimées par les institutions internationales sont de 50 milliards de dollars selon des chiffres qui circulent actuellement et le secteur bancaire privé.

Kristalina Georgieva estime ainsi qu’une stratégie « crédible » devrait être mise en place pour faire face aux pertes du secteur bancaire local.

La déclaration de la directrice du FMI lors de la conférence d’aide au Liban

Permettez-moi de commencer par remercier le président Macron de nous avoir réunis une fois de plus, près de quatre mois après l’explosion dévastatrice de Beyrouth. Mes remerciements également aux Nations Unies, à la Commission européenne et à la Banque mondiale pour avoir dirigé les efforts visant à mettre en place un cadre pour aider le peuple libanais à faire face aux besoins urgents de reconstruction et humanitaires. Nous approuvons les grands principes des réformes nécessaires pour restaurer la stabilité macroéconomique et financière énoncées dans le cadre de réforme, de relance et de reconstruction (3RF) présenté aujourd’hui.

Nous nous engageons à contribuer à transformer ces principes en un programme de réforme viable pour restaurer la solvabilité des finances publiques; réparer le système bancaire; réhabiliter les entreprises publiques déficitaires; renforcer la gouvernance, la transparence et la responsabilité grâce à des audits complets des principales institutions, y compris la banque centrale; et élargir le filet de sécurité sociale.

Malheureusement, malgré nos multiples engagements au niveau technique sur divers sujets au cours des quatre derniers mois, en l’absence d’un gouvernement habilité, nous ne sommes pas allés très loin dans la préparation d’un programme global de stabilisation et de réforme.

Surtout, un cadre budgétaire cohérent capable de restaurer la viabilité de la dette fait encore défaut, tout comme une stratégie crédible de réhabilitation du système bancaire. Nous nous tenons au côté du peuple libanais. Nous nous engageons à faire tout ce qui est possible pour les aider à surmonter les multiples défis auxquels ils sont confrontés. Nous sommes encouragés par le soutien dont le monde fait preuve au cours de la réunion d’aujourd’hui.

Et nous attendons avec intérêt une résolution rapide de tous les problèmes qui empêchent un gouvernement doté d’un mandat fort de réformer l’économie libanaise. Nous sommes prêts à soutenir sa mission vitale.

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