Dans une escalade des tensions entre le Liban et Israël, le ministère libanais des Affaires étrangères et des Émigrés a annoncé avoir mandaté la mission permanente du Liban auprès des Nations unies à New York pour déposer une nouvelle plainte formelle auprès du Conseil de sécurité. Cette démarche intervient en réponse aux attaques continues et délibérées menées par Israël contre l’armée libanaise depuis le début de son agression contre le Liban le 8 octobre 2023, attaques qui ont pris une ampleur alarmante ces dernières semaines.
La plainte, détaillant les agressions graves enregistrées entre le 17 et le 24 novembre 2024, fait état de frappes ciblées sur des positions militaires, des véhicules et des infrastructures de l’armée libanaise dans des localités du sud du pays, notamment à Marjayoun, Sarafand, et sur la route Bourj Al-Moulouk–Qlaïa. Ces attaques ont entraîné la mort de dix soldats et blessé trente-cinq autres, dont certains grièvement.
Violation du droit international et entrave aux efforts de stabilisation
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Dans sa plainte, le Liban a appelé les membres du Conseil de sécurité à condamner fermement ces agressions répétées, considérées comme une violation flagrante du droit international, de la Charte des Nations unies, et des résolutions internationales, en particulier la résolution 1701. Cette dernière, adoptée en 2006, constitue la base de la stabilisation de la région et repose sur le rôle clé de l’armée libanaise en coopération avec la FINUL pour assurer la souveraineté de l’État libanais sur l’ensemble de son territoire.
Le communiqué souligne également que ces attaques sapent gravement les efforts internationaux en cours pour parvenir à un cessez-le-feu et nuisent aux initiatives de médiation visant à rétablir la stabilité. Selon le Liban, ces actions israéliennes traduisent un rejet explicite des initiatives diplomatiques et une volonté de poursuivre une escalade militaire au détriment de la recherche d’une solution pacifique.



