
En ce 13 septembre 2024, la carte des risques d’incendie au Liban montre une situation alarmante. Les zones les plus exposées se situent dans le centre et le nord du pays, avec des risques « très élevés » (en rouge) et « élevés » (en orange) couvrant une grande partie des régions montagneuses et boisées. Les forêts qui font la fierté du Liban sont de plus en plus menacées par des incendies dévastateurs, exacerbés par des facteurs climatiques et humains.
La montée des incendies criminels
Alors que les incendies naturels sont souvent déclenchés par la sécheresse, les vents chauds ou les éclairs, le phénomène des incendies criminels a pris une tournure inquiétante. Dans des zones comme Ahrah Al-Kahlonya, des éléments de la défense civile ont rapporté un incident récent lors de leurs opérations de surveillance : une voiture civile, repérée à proximité d’un site d’incendie, a été vue fuyant précipitamment les lieux, juste avant que le feu ne se propage. Ce genre d’incident soulève des soupçons quant à la présence de pyromanes, des individus ou des groupes profitant des conditions de sécheresse pour déclencher volontairement des incendies, souvent dans des zones rurales difficiles d’accès.
Des pertes écologiques et économiques colossales
Les incendies ne se limitent pas à la destruction de forêts. Ils ravagent également la biodiversité, dégradent les sols, et menacent les villages environnants, souvent obligés de procéder à des évacuations d’urgence. L’impact économique est aussi considérable, car de nombreux secteurs tels que l’agriculture et le tourisme, déjà fragilisés par la crise, dépendent directement de la préservation des paysages naturels du Liban.
La réponse des autorités locales et nationales
Dans ce contexte, la Direction générale de la défense civile a publié un communiqué appelant à une vigilance accrue des municipalités et des forces locales. « Il est essentiel que la surveillance soit renforcée dans toutes les régions à risque pour identifier les contrevenants et les punir sévèrement », insiste le communiqué. Ce dernier appelle à des peines plus sévères pour décourager ces actes criminels qui menacent non seulement les forêts, mais également la sécurité publique.
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Les forces de l’ordre sont également appelées à renforcer leur collaboration avec les municipalités, qui sont en première ligne dans la prévention et la lutte contre les incendies. La coordination entre les différentes autorités, l’installation de caméras de surveillance dans les zones forestières, ainsi que l’utilisation de drones pour surveiller les zones inaccessibles par voie terrestre sont quelques-unes des mesures recommandées pour contrer cette menace.
Alors que les températures augmentent et que la végétation devient de plus en plus sèche, le Liban fait face à une menace croissante d’incendies destructeurs. Si la nature est un facteur non négligeable, les actes criminels tels que ceux signalés à Ahrah Al-Kahlonya accentuent encore davantage le danger. La réponse doit être rapide et coordonnée, à la fois pour protéger la richesse environnementale du pays et pour garantir la sécurité de ses habitants.




