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Le point sur la situation à 9 heures: les forces israéliennes tentent d’infiltrer le Liban et le Hezbollah les repousse

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Depuis le 7 octobre 2023, le Liban est plongé dans une spirale de violence intense, marquée par des bombardements israéliens incessants sur le sud du pays, des combats frontaliers, et des frappes aériennes qui visent même la capitale Beyrouth. À ces agressions militaires s’ajoutent une crise politique persistante, une situation humanitaire désastreuse et des tentatives diplomatiques qui peinent à produire des résultats tangibles.

1. Les bombardements israéliens : une intensification dramatique

Le 9 octobre 2024, les bombardements israéliens ont atteint un niveau de violence sans précédent. Dès 6h00 du matin, des frappes ont ciblé la ville de Khiam. À 7h46, une nouvelle vague de frappes a touché Naqoura et d’autres localités proches de la frontière. Peu après 9h00, l’artillerie israélienne a intensifié ses bombardements dans la plaine de la Bekaa, frappant notamment la ville de Baalbek, où des frappes ont tué quatre membres d’une même famille.

Plus tard dans la matinée, vers 11h00, les quartiers sud de Beyrouth, notamment Dahiyeh, ont été lourdement bombardés, causant de graves dégâts matériels. En même temps, des frappes israéliennes continuaient de frapper les positions du Hezbollah dans le sud du Liban, notamment à Maroun al-Ras et Ras al-Naqoura. Ces frappes sur Beyrouth et les zones frontalières ont considérablement alourdi le bilan des victimes, avec plusieurs civils tués ou blessés.

Dans l’après-midi, vers 14h00, les bombardements ont repris avec intensité à Tyre, où un hôpital a été touché, perturbant gravement les opérations de secours. À 17h00, une nouvelle série de frappes aériennes israéliennes a visé des positions du Hezbollah dans les montagnes de Ras al-Naqoura. Les frappes israéliennes ont continué jusqu’en fin de soirée.

Les événements nocturnes du 9 au 10 octobre

Pendant la nuit du 9 au 10 octobre 2024, les bombardements israéliens se sont intensifiés et ont frappé des cibles stratégiques à Beyrouth, dans le sud du Liban et dans la plaine de la Bekaa.

Aux alentours de 23h00, une série de frappes aériennes israéliennes a ciblé des zones résidentielles dans le quartier de Dahiyeh, au sud de Beyrouth. Ces frappes ont provoqué la mort de cinq membres de la Défense civile libanaise, qui intervenaient dans un centre de secours touché par une frappe plus tôt dans la soirée.

Vers 23h50, des raids ont frappé la ville de Khiam dans le sud, où des infrastructures civiles ont été détruites. D’autres frappes ont suivi peu après minuit, avec des bombardements touchant des cibles à proximité de Baalbek dans la Bekaa, causant de nouvelles pertes humaines et des dégâts matériels significatifs.

Peu après 1h00 du matin, des raids israéliens ont frappé la région de Janta, à proximité de la frontière libano-syrienne. Une autre frappe aérienne a été signalée à 2h30 sur la ville de Srifa, au sud de la ville de Tyre. Ces bombardements nocturnes visaient à neutraliser des positions stratégiques et des infrastructures supposément utilisées par le Hezbollah.

2. La situation militaire : une escalade constante

Sur le front militaire, la journée du 9 octobre a été marquée par de violents combats le long de la frontière sud, et la nuit n’a pas apporté d’accalmie. Le Hezbollah a continué à lancer des roquettes et des missiles anti-chars contre les positions israéliennes, en particulier dans les zones proches de Ras al-Naqoura et de Maroun al-Ras.

Le 9 octobre, à partir de 11h00, les forces israéliennes ont tenté plusieurs incursions pour franchir les lignes de défense du Hezbollah à Ras al-Naqoura, mais ces tentatives ont échoué face aux tirs nourris des combattants du Hezbollah. Dans l’après-midi, vers 13h00, une attaque du Hezbollah contre une unité israélienne près de Kiryat Shmona a causé plusieurs pertes dans les rangs israéliens. Cette attaque a été suivie par une riposte israélienne sous forme de frappes aériennes massives sur des positions du Hezbollah au sud du Liban.

Les combats ont repris de plus belle dans la nuit du 9 au 10 octobre. À 1h30 du matin, des affrontements ont éclaté près de la frontière à Maroun al-Ras, où le Hezbollah a revendiqué avoir infligé des pertes significatives aux forces israéliennes tentant de pénétrer en territoire libanais. Le Hezbollah a également annoncé, dans un communiqué diffusé à 3h00 du matin, qu’il continuerait à cibler les positions israéliennes en réponse aux frappes incessantes contre les civils libanais.

3. La crise politique au Liban : une paralysie persistante

Le 9 octobre, alors que les affrontements s’intensifiaient, la crise politique au Liban s’est encore aggravée. Depuis plusieurs mois, le pays est sans président, et cette vacance à la tête de l’État entrave sérieusement la gestion de la crise. Le Parlement reste dans l’incapacité de trouver un consensus sur l’élection d’un nouveau président, et les divergences entre les différents blocs politiques, notamment autour du rôle du Hezbollah dans le conflit, continuent de paralyser les institutions.

Le 9 octobre, à 10h00, l’ancien président Michel Aoun a convoqué une réunion d’urgence avec plusieurs hauts responsables militaires et politiques, appelant à une mobilisation nationale pour défendre le Liban contre « l’agression israélienne ». Cependant, l’absence de consensus politique entrave la mise en œuvre de mesures concrètes pour faire face à la crise, et les appels à l’unité nationale peinent à se concrétiser.

En soirée, à 16h00, une nouvelle réunion parlementaire a tenté de relancer les négociations pour l’élection d’un président, mais sans succès. Certains députés, tels que Michel Moawad, ont exprimé leur inquiétude face à l’incapacité du Parlement à réagir, avertissant que cette impasse politique pourrait précipiter le pays dans une crise encore plus profonde. De plus, la question du rôle du Hezbollah dans le conflit avec Israël est source de tensions croissantes entre les différentes factions politiques.

4. Les efforts diplomatiques : des tentatives de désescalade

Pendant toute la journée du 9 octobre, des efforts diplomatiques ont été déployés pour tenter de contenir l’escalade. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu plusieurs réunions d’urgence, et des appels ont été lancés pour un cessez-le-feu immédiat. Cependant, les discussions n’ont pas permis de parvenir à un accord concret.

La France, par la voix de son ambassadeur à l’ONU, a réitéré son appel à la désescalade à 14h30, exhortant toutes les parties à respecter la souveraineté libanaise et à éviter une escalade qui pourrait embraser toute la région. Paris a également annoncé la tenue d’une conférence internationale pour le soutien au Liban le 24 octobre, avec pour objectif de mobiliser des ressources pour la reconstruction du pays et la relance de son économie.

Dans la soirée du 9 octobre, aux alentours de 18h30, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a mis en garde contre les risques d’une guerre totale au Liban, évoquant les « conséquences désastreuses » pour la région si un cessez-le-feu n’était pas rapidement conclu. Il a rappelé à Israël son obligation de respecter le droit international humanitaire, tout en appelant les acteurs régionaux à faire preuve de retenue.

5. Les autres aspects : impact humanitaire et économique

L’impact des bombardements, en particulier ceux de la nuit du 9 au 10 octobre, a été dévastateur sur la population civile. À Tyre, une frappe aérienne à 23h50 a gravement endommagé un hôpital, rendant les soins encore plus difficiles pour les blessés de guerre. De nombreuses habitations ont été détruites, forçant des milliers de civils à fuir vers des régions plus sûres ou à se réfugier dans des bâtiments publics transformés en abris de fortune.

Sur le plan économique, les frappes israéliennes ont paralysé une grande partie des infrastructures vitales du Liban. Le secteur privé, déjà affaibli par la crise économique qui sévit depuis 2019, subit de plein fouet les conséquences des frappes sur les routes, les ports et les installations industrielles. Les exportations libanaises sont au point mort, et le secteur touristique, autrefois une source de revenus importante, a pratiquement cessé de fonctionner en raison de l’insécurité généralisée.

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