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Liban : Middle East Airlines ajoute un vol vers Istanbul et retarde ses liaisons avec Riyad et Larnaca en raison des fermetures d’espaces aériens régionales

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La compagnie aérienne nationale libanaise, Middle East Airlines (MEA), a annoncé ce matin des ajustements à son programme de vols pour les 2 et 3 mars, contrainte par les fermetures généralisées des espaces aériens dans la région. Ces modifications interviennent alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran s’intensifie, avec des frappes américano-israéliennes sur l’Iran ayant entraîné des représailles iraniennes sur plusieurs États du Golfe, paralysant le trafic aérien au Moyen-Orient. Parmi les mesures prises, MEA prévoit un vol supplémentaire vers Istanbul le 2 mars, le report d’un vol de retour depuis Larnaca le même jour au 3 mars, et un retard sur les rotations matinales vers Riyad le 3 mars. Ces annonces reflètent les perturbations massives qui touchent l’aviation civile, avec des milliers de vols annulés ou déviés à travers le monde, y compris au Liban où l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth opère sous haute tension.

Les ajustements opérationnels de MEA

Dans un communiqué publié par la compagnie, MEA explique que ces changements sont directement liés aux « développements actuels » dans la région, qui ont conduit à la fermeture des espaces aériens dans la plupart des pays voisins. Le vol supplémentaire vers Istanbul, numéroté ME1265, décollera de l’aéroport Rafic Hariri à 18h30 le 2 mars, offrant une option supplémentaire pour les passagers cherchant à quitter Beyrouth ou à transiter vers l’Europe. Cette mesure vise à absorber une partie de la demande accrue, alors que de nombreux voyageurs se retrouvent bloqués par les annulations en cascade.

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Par ailleurs, le vol de retour ME262 depuis Larnaca (Chypre) vers Beyrouth, initialement prévu le 2 mars, est reporté au 3 mars avec un départ à 8h00 heure locale de Chypre. Ce report affecte potentiellement des centaines de passagers, dont des Libanais résidant à Chypre ou des touristes, et illustre les contraintes imposées par les restrictions aériennes. Enfin, pour le 3 mars, les vols vers Riyad subissent des retards : le ME424 de Beyrouth à Riyad passe de 8h25 à 9h40, tandis que le vol retour ME425 de Riyad à Beyrouth est décalé de 12h40 à 14h45. Ces ajustements, bien que mineurs en apparence, soulignent les défis logistiques pour MEA, qui doit naviguer entre les fermetures d’espaces aériens saoudien partiel et les risques accrus dans les corridors aériens environnants.

MEA, qui exploite une flotte d’une quarantaine d’appareils principalement Airbus, a déjà annulé plusieurs vols vers les pays du Golfe pour le 2 mars, incluant des liaisons vers Dubaï, Abou Dhabi et Doha, selon des informations relayées par des agences locales. La compagnie, fondée en 1945 et pilier de l’économie libanaise, transporte annuellement plus de 3 millions de passagers, mais ces perturbations pourraient entraîner des pertes financières substantielles, estimées à plusieurs millions de dollars par jour pour l’ensemble du secteur aérien régional.

Le contexte des fermetures d’espaces aériens

Ces modifications s’inscrivent dans un cadre plus large de chaos aérien déclenché par l’escalade militaire initiée le 28 février. Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes coordonnées sur l’Iran, visant des sites militaires et navals, et entraînant la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. Téhéran a riposté par des salves de missiles balistiques et de drones visant des bases américaines dans les États du Golfe, dont le Koweït, le Bahreïn, le Qatar et les Émirats arabes unis. Ces attaques ont provoqué des explosions à Dubaï, Abou Dhabi et Doha, endommageant des infrastructures aéroportuaires et forçant la fermeture immédiate des espaces aériens dans au moins huit pays : l’Iran, Israël, l’Irak, le Qatar, le Bahreïn, le Koweït, la Syrie et les Émirats arabes unis. La Jordanie et l’Oman ont également imposé des restrictions partielles, tandis que l’Arabie saoudite maintient des corridors ouverts mais avec des limitations sévères.

Selon les données de suivi des vols, plus de 3 400 vols ont été annulés dans le Moyen-Orient le 1er mars, avec des répercussions mondiales : 19 000 retards enregistrés à l’échelle internationale. Les hubs majeurs comme l’aéroport international de Dubaï, le plus fréquenté au monde pour le trafic international, restent fermés jusqu’au 2 mars au moins, laissant des milliers de passagers en attente. Des images montrent des tableaux d’affichage entièrement rouges dans les aéroports du Golfe, avec des scènes de panique et d’évacuations. L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) a émis un bulletin recommandant aux compagnies européennes d’éviter l’ensemble de l’espace aérien affecté, citant des risques élevés de missiles, de drones et d’erreurs d’identification.

Au Liban, l’espace aérien n’est pas totalement fermé, mais les opérations sont limitées en raison de la proximité avec Israël et la Syrie. L’aéroport de Beyrouth, qui a connu des fermetures intermittentes lors des tensions passées, fonctionne actuellement avec des protocoles renforcés, incluant des inspections supplémentaires et des déviations de routes pour contourner les zones à risque. Les autorités libanaises, via la Direction générale de l’aviation civile, surveillent la situation heure par heure, en coordination avec l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

L’impact sur l’aviation libanaise et régionale

Middle East Airlines n’est pas la seule touchée : Emirates a suspendu toutes ses opérations depuis Dubaï jusqu’au 2 mars à 15h00 heure locale, tandis que Qatar Airways maintient la fermeture de l’aéroport de Doha. Etihad Airways, basée à Abou Dhabi, prolonge la suspension jusqu’au 2 mars à 14h00. Saudia, la compagnie saoudienne, a annulé de nombreux vols en raison des développements régionaux. Air Arabia, opérant depuis les Émirats, signale des annulations, retards et déviations massives. Ces perturbations affectent non seulement les vols intra-régionaux mais aussi les liaisons long-courriers entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, forçant des détours via l’Afrique ou l’Asie centrale, augmentant les temps de vol de plusieurs heures et les coûts en carburant.

Pour le Liban, déjà fragilisé par des crises économiques et politiques, ces interruptions aériennes exacerbent les difficultés. MEA, qui dessert plus de 30 destinations, voit son réseau vers le Golfe – une source majeure de revenus grâce aux travailleurs libanais expatriés – sévèrement impacté. En 2025, la compagnie avait transporté plus de 2,5 millions de passagers malgré les tensions, mais les événements actuels pourraient réduire ce chiffre de 20 % si le conflit persiste. Des passagers libanais, interrogés à l’aéroport de Beyrouth, rapportent des annulations de vols vers Riyad et Dubaï, forçant des reroutages via Istanbul ou Chypre, avec des surcoûts significatifs.

Sur le plan mondial, des compagnies comme Lufthansa ont suspendu les vols vers Dubaï jusqu’au 4 mars, et vers Tel-Aviv, Beyrouth, Amman, Erbil et Téhéran jusqu’au 8 mars. Air France a annulé ses liaisons vers Tel-Aviv, Beyrouth, Dubaï et Riyad. IndiGo, la low-cost indienne, offre des remboursements complets et des reprogrammations gratuites pour les vols vers le Moyen-Orient jusqu’au 7 mars. Wizz Air a halté les vols vers Israël, Dubaï, Abou Dhabi et Amman jusqu’au 7 mars. Ces mesures illustrent l’ampleur de la crise, avec des pertes estimées à des centaines de millions de dollars pour l’industrie aérienne.

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Newsdesk Libnanews
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