Une odeur de moisi imprègne l’endroit.Tassés en désordre, les héritiers en papiers de réalités banales, particulières ou imaginaires, attendent une délivrance. Celle des gestes simples: une paume de main qui caresse un trésor , un souffle prolongé qui dégage la poudre du temps et qui révèleraient un passé. Quelqu’un va déplacer ce témoignage précieux.Des yeux vont enfin scruter le double sens des mots, des pages, et dévoiler le secret des vérités, ponctués de faits méconnus jusqu’à cet instant.Le livre dont je vous parle attends patiemment calé dans un recoin d’étagère, sa couverture tient, ridée, usée des voyages répétés des mites. Son cuir fissuré, persiste à attirer l’attention d’un chercheur avide de récits révélés par le feu vert des habitants d’un certain pays. Ils n’ont plus rien à cacher, dénier ou perdre. Bien au contraire ils gagneraient à regarder et reconnaître leurs fruits trop mûrs, les contours, dénis, fuites et protections extra-territoriales agréés au fil des générations.

Ainsi, d’un coup d’esprit neuf et novateur, les superpuissances, fortes de leurs influences, décident un jour de ne plus impliquer de près ou de loin ce point géopolitique important de la carte du Moyen Orient: Le Liban.Cette prise de position unanime est une faveur exceptionnelle accordée à ce territoire qui cessera désormais de véhiculer les crises, les conflits et les guerres. « Désormais, on laissera tranquille ce coin du monde et on  protègera la volonté du peuple libanais qui pourrait devenir la force mûre de la culture des coexistences . Elle nous manque dangereusement ! » clameront les nations sans exception.

A notre tour de faire que, chaque humain sur ce sol, chaque église et mosquée, tout lieu de rencontre entre concitoyens soient consacrés à la fierté des coexistences comme LA spécialité locale d’un genre nouveau, à portée universelle. Elle règnerait sur toutes les autres, serait consacrée à créer et remplir une bibliothèque nationale qui ne relaterait que l’apprentissage des expériences constructives de 18 communautés. Elle deviendrait l’attraction touristique de nombreux citoyens de la terre qui souffrent de difficultés de cohabitation. Notre point sur la carte serait ce lieu privilégié de la méditerranée voué aux secrets des livres qui initient au vécu des valeurs humaines toujours beaucoup plus belles à préserver qu’à les nier ou les détruire!

En attendant que de nombreuses mains viendront délivrer les livres et promouvoir les exemples de modération!

Joe Acoury.