Un avion de la Middle East Airlines (MEA) à l'aéroport international de Beyrouth. Crédit Photo: Libnanews.com
Un avion de la Middle East Airlines (MEA) à l'aéroport international de Beyrouth. Crédit Photo: Libnanews.com

” Le délire est une perte du sens de la réalité, qui se manifeste par des convictions erronées et envahissantes, auxquelles la personne qui le vit semble adhérer fortement, explique PositiveMinders. Il tourne souvent autour d’idées de persécution, de culpabilité ou de grandeur, et s’accompagne fréquemment d’hallucinations auditives, visuelles, olfactives, gustatives, sensorielles ou de perturbations de la perception du corps.” rtbf.be/info, 11 2 2021. 

Sarah 45 ans et Imad 50 ans ont décidé de quitter bientôt le Liban. Sarah dit à ses parents: ” La raison de notre départ n’est pas la hausse vertigineuse des prix, le manque effarant de matières premières, les restrictions sévères tous azimuts ni l’angoisse permanente de tomber malade. L’absence courante de nombreux  médicaments, de produits hospitaliers, de médecins qui nous ont suivi et du courant électrique dans les hôpitaux relèvent d’un moindre cauchemar que celui de la désintégration des rapports strictement humains entre l’Etat et les gens. Afin de perdurer, le système au pouvoir mise sur l’épuisement de ceux qui veulent si légitimement un autre Liban. La guerre continue autrement entre des acteurs rodés aux conflits répétés selon une architecture de préjugés, de monologues et de dialogues de  sourds alors que de sérieuses avancées vers des stratégies citoyennes sont en place. Cependant, quand le système politique renforce ses parts, ses mécanismes de défense et ses justificatifs pour orchestrer des atouts pré-électoraux on se démène pour survivre à peine dans un espace de non répondants. “
Imad enchaîne : “Nous ne voulons plus devoir cohabiter dans un milieu “étatique” asilaire où tout régresse et personne après 1 ans du 4 Août 2020 ne se trompe, ne se corrige et ne se reconnaît comme responsable de quoique ce soit ! C’est aujourd’hui, en pleine misère que le Liban manque gravement de la pratique du changement afin de poser et de résoudre des questions humaines vitales “
Sarah et Imad confirment: ” Notre rêve est de faire grandir nos enfants n’importe où sont préservés les choses de la nature, ainsi que les rapports évidents et conséquents entre les individus, sous la coupe d’une citoyenneté et d’un État crédible. Nous ne voulons plus dépendre de conflits aberrants et permanents  entre des personnages cloîtrés. A quoi sert-il  d’attendre encore des projets à venir coincés dans un labyrinthe de cercles opportuns ?On préfère subsister ailleurs, là où l’équilibre sociétal ordinaire est possible avec des  interlocuteurs sensés. Notre pays a besoin d’être secouru par des spécialistes du délire  schizophrénique. En attendant, vaut mieux maintenir la précieuse donne psychologique pour un nouveau départ. “

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