jeudi, janvier 15, 2026

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L’ONU met en garde contre une instabilité prolongée au Liban

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Une alerte face à l’impasse politique

L’Organisation des Nations unies a exprimé hier sa préoccupation croissante face à la situation politique et économique au Liban. Lors d’une réunion du Conseil de sécurité, un rapport a été présenté mettant en garde contre les conséquences d’un blocage prolongé de la formation du gouvernement« Le Liban est au bord d’une crise majeure », a déclaré un représentant onusien cité par Al Joumhouriyat (06/02/2025)​.

Alors que Nawaf Salam peine à former son gouvernement, l’absence de stabilité institutionnelle aggrave une situation déjà critique. Le rapport de l’ONU souligne que le Liban ne peut plus se permettre de rester sans exécutif fonctionnel, en raison de la dégradation accélérée de son économie et de la fragilité de ses infrastructures publiques.

Les risques économiques et sociaux en hausse

Selon Al Sharq Al Awsat (06/02/2025), l’ONU alerte sur les conséquences économiques désastreuses du blocage politique. « Le retard dans la mise en place d’un gouvernement ralentit les négociations avec le FMI et empêche l’arrivée de financements internationaux indispensables », précise le rapport​.

L’ONU met également en avant l’impact direct de cette crise sur la population libanaise. Le taux de pauvreté dépasse désormais 80 %, les services publics sont au bord de l’effondrement, et l’accès aux soins médicaux devient de plus en plus difficile. Al Liwa’ (06/02/2025) indique que plusieurs agences humanitaires ont tiré la sonnette d’alarme sur la situation sanitaire, affirmant que les hôpitaux manquent de médicaments et que les coupures d’électricité aggravent les conditions d’hospitalisation​.

Une menace pour la stabilité régionale

Le rapport onusien ne se limite pas aux problèmes internes du Liban. L’ONU craint que l’absence de gouvernement et l’aggravation de la crise ne créent un vide sécuritaire qui pourrait déstabiliser toute la région.

D’après Al Quds (06/02/2025), le Conseil de sécurité considère que la fragilité du Liban pourrait encourager l’émergence de nouveaux foyers de tensions, notamment dans le sud du pays, où la présence du Hezbollah et les tensions avec Israël restent un sujet de préoccupation constant​.

« L’absence d’un gouvernement capable de contrôler la situation sur le terrain risque d’accroître les tensions militaires et d’entraîner une escalade difficile à contenir », avertit le rapport.

L’appel de l’ONU aux dirigeants libanais

Face à cette situation, l’ONU exhorte les responsables politiques libanais à mettre de côté leurs différends et à accélérer la formation d’un gouvernement. Selon Al Akhbar (06/02/2025), un émissaire onusien a récemment rencontré des responsables politiques à Beyrouth pour leur rappeler l’urgence de sortir de l’impasse​.

L’organisation appelle également les acteurs internationaux, notamment la France, les États-Unis et les pays arabes, à renforcer leur engagement pour éviter une explosion sociale et politique.

Un risque de sanctions internationales ?

Si le blocage persiste, l’ONU pourrait envisager des mesures plus contraignantes. Selon Al Joumhouriyat (06/02/2025), certaines voix au sein du Conseil de sécurité plaident pour des sanctions ciblées contre les responsables politiques jugés responsables du blocage​.

Toutefois, l’idée d’une intervention plus stricte divise encore les membres du Conseil, notamment la Russie et la Chine, qui s’opposent généralement à des sanctions qui pourraient être perçues comme une ingérence dans les affaires internes du Liban.

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Newsdesk Libnanews
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