mardi, février 24, 2026

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Najib Mikati : Entre continuité et controverse

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Najib Mikati, figure incontournable de la scène politique libanaise, a occupé à plusieurs reprises le poste de Premier ministre dans des périodes cruciales. Mais, malgré son expérience, son rôle dans la gestion de la crise bancaire actuelle a suscité des critiques virulentes, mettant en lumière les tensions entre continuité politique et réformes nécessaires.

Un parcours politique marqué par la stabilité relative

Originaire de Tripoli, Mikati a bâti sa carrière politique sur son expérience en tant qu’homme d’affaires influent et politicien modéré. Il a été nommé Premier ministre pour la première fois en 2005, puis à nouveau en 2011 et en 2021. À chaque mandat, il a été perçu comme une figure de compromis, capable de naviguer entre les exigences des factions locales et les pressions internationales.

Cependant, cette approche consensuelle a souvent été critiquée pour son immobilisme face aux crises structurelles. Selon Al Joumhouriyat (13 janvier 2025), Mikati a largement échoué à introduire les réformes réclamées par la communauté internationale, en partie en raison de ses alliances avec des blocs conservateurs comme Amal et Hezbollah.

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La gestion de la crise bancaire : entre critiques et controverses

L’un des aspects les plus controversés de son mandat récent concerne son rôle dans la restructuration bancaire. La crise économique qui a frappé le Liban en 2019 a mis en lumière les failles profondes de son système bancaire. Mikati, bien qu’ayant piloté certaines discussions avec le Fonds monétaire international (FMI), a été accusé par les réformateurs de protéger les intérêts des élites financières.

Selon Ad Diyar (13 janvier 2025), les propositions de Mikati en matière de restructuration n’ont pas répondu aux attentes. Il a été critiqué pour avoir retardé les audits exigés par le FMI, condition essentielle pour débloquer des financements externes. Al Bina’ (13 janvier 2025) rapporte que ses décisions auraient également contribué à maintenir les pertes bancaires à la charge des petits déposants, renforçant le ressentiment populaire.

Alliances politiques : un atout et une faiblesse

Mikati s’appuie sur un réseau solide d’alliances politiques, notamment avec le « duo chiite ». Ces alliances lui assurent une base parlementaire importante, mais elles limitent également sa marge de manœuvre pour entreprendre des réformes structurelles. Selon Al Akhbar (13 janvier 2025), ses adversaires l’accusent de céder aux demandes de ses alliés, compromettant ainsi sa capacité à diriger de manière indépendante.

Critiques générales : un homme du passé ?

Pour ses opposants, Mikati incarne l’échec des élites traditionnelles à répondre aux aspirations des Libanais. Nida’ Al Watan (13 janvier 2025) rapporte que les réformateurs considèrent que sa nomination perpétue un système politique basé sur le clientélisme et l’absence de transparence.

Malgré ces critiques, Mikati continue d’être perçu par certains comme un rempart contre une instabilité politique encore plus grande, ce qui explique le soutien continu qu’il reçoit de nombreux blocs parlementaires.

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Newsdesk Libnanews
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