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SECRET BANCAIRE, ENQUÊTES FINANCIÈRES ET DROIT INTERNATIONAL: LE LIBAN FACE AU MUR
Au Liban, le secret bancaire, conçu pour attirer les capitaux, est devenu un bouclier face aux enquêtes sur la crise de 2019. La lettre de Maher Choueito, les transferts vers l’étranger et la coopération judiciaire internationale mettent à l’épreuve ce modèle, tandis que le pays risque listes grises et sanctions financières.
COMMENT LE PARLEMENT A LAISSÉ LES BANQUES ÉCRIRE LA LOI DE LEUR PROPRE FAILLITE
La loi sur la « faille financière » est présentée comme l’outil de la justice pour les déposants, mais elle a été écrite sous l’influence directe des banques. Entre commissions parlementaires sous conflits d’intérêts, alibi du FMI et sacrifices imposés aux épargnants, le texte protège surtout les responsables du système qui a ruiné le pays.
La Banque du Liban durcit les règles sur les transferts d’argent face aux pressions...
La Banque du Liban durcit encore les règles sur les transferts au-delà de 1 000 dollars, imposant formulaires KYC et justificatifs détaillés. Pour de nombreux ménages, « recevoir 1 500 dollars de la diaspora devient un parcours administratif labyrinthique », tandis que des économistes dénoncent un « siège financier » qui pousse vers les réseaux informels.
Fuite des capitaux et tensions bancaires : les dépôts en devises poursuivent leur érosion
Au Liban, les dépôts en devises chutent de 4 % et les restrictions bancaires s'intensifient. Retraits plafonnés, agences fermées, transferts vers l'étranger via Dubaï et Istanbul : la confiance dans le système bancaire s'effondre, nourrissant une fuite des capitaux massive.
La crise bancaire libanaise devant les tribunaux étrangers : une conférence de haut niveau...
Alors que les déposants libanais cherchent justice hors du pays, l’Université Saint-Joseph de Beyrouth organise une conférence majeure sur les recours internationaux contre les banques libanaises. Louis d’Avout, expert en droit international, analysera les possibilités d’actions devant les juridictions étrangères, la validité des clauses de juridiction et la reconnaissance des décisions libanaises à l’étranger. Un débat crucial pour les juristes, les victimes de la crise et les défenseurs de l’État de droit.
Revue de presse du 30/04/25: Renforcement diplomatique et pressions américaines sur Israël
#PRESSE: La revue de presse du 30 avril 2025 revient sur l’activisme diplomatique du président Joseph Aoun, les tensions électorales locales en amont des municipales, et l’enlisement des réformes économiques. Tandis que la situation à Gaza s’aggrave, le Liban tente de contenir les répercussions internes et de maintenir ses engagements face aux partenaires étrangers. L’équilibre politique reste fragile, marqué par des rivalités internes et des incertitudes sur le soutien international aux efforts de stabilisation.
Le Liban enregistre une chute historique du nombre de chèques compensés en mars 2025
#ECO: Le volume des chèques en livres libanaises a diminué de 48,29 % à 26 810 unités, alors que les chèques en devises étrangères ont enregistré une dégringolade spectaculaire de 77,53 % à seulement 1 630 unités. Le taux de dollarisation du volume de chèques est tombé à 5,73 %, contre 12,27 % un an plus tôt. Cette dédollarisation forcée révèle l’assèchement progressif des dépôts en devises dans le système bancaire.
BDL: Karim Soueid dévoile enfin son programme et plaide pour la vente d’actifs étatiques
#ANALYSE: Karim Soueid, nouveau gouverneur de la Banque du Liban, défend un plan de redressement controversé. Sous couvert de recapitalisation, son projet pourrait précipiter la vente bradée d'actifs publics stratégiques comme Middle East Airlines et le Casino du Liban. En dépit de ses promesses envers les petits déposants, ses orientations semblent alignées sur les intérêts bancaires privés.
Réformes économiques au Liban : l’urgence internationale
Sous la pression de ses créanciers et de la communauté internationale, le Liban se trouve à la croisée des chemins. En pleine crise économique, le pays doit engager des réformes structurelles majeures pour éviter l’effondrement total. Banque mondiale, FMI, pays donateurs et société civile appellent à des mesures urgentes, mais les blocages politiques internes freinent toute avancée concrète.
Banques et politiciens complices : la grande évasion des milliards libanais
Entre 2019 et 2022, 8 milliards de dollars ont été discrètement transférés à l’étranger par des élites politiques et financières, échappant aux restrictions imposées aux Libanais ordinaires. Ces fonds, essentiels à la stabilité économique, auraient pu freiner l’effondrement de la livre libanaise et financer l’importation de produits de base. Au lieu de cela, le pays a plongé dans une dévaluation incontrôlable, ruinant des milliers de familles et d’entreprises. L’affaire, toujours impunie, alimente la défiance envers l’État et le secteur bancaire.
Banques, dettes et capitaux : Salam face à l’urgence économique
Nawaf Salam a présenté un programme ambitieux pour sortir le Liban de sa crise économique : stabilisation monétaire, restructuration bancaire et transition vers une économie productive. Cependant, les obstacles sont immenses, entre divisions politiques, méfiance populaire et conditions internationales strictes. Le soutien de partenaires comme la France et le FMI reste essentiel pour financer ces réformes. Le Liban joue sa survie économique, et Salam doit agir rapidement pour éviter l’effondrement total.
Les partenaires internationaux : « Un audit transparent est la clé de la confiance »
L’audit bancaire au Liban est une exigence clé des partenaires internationaux pour restaurer la transparence et débloquer l’aide financière. Depuis 2020, les pertes, dépassant 83 milliards de dollars, se sont aggravées, tandis que les élites freinent les réformes. Le FMI insiste sur un audit indépendant pour permettre une restructuration crédible et prévenir de nouveaux abus. Sans cette transparence, la relance économique reste compromise et la crise sociale s’aggrave.
Najib Mikati : Entre continuité et controverse
Najib Mikati, figure politique controversée au Liban, est critiqué pour son rôle dans la crise bancaire et son incapacité à introduire des réformes. Malgré tout, il reste un acteur central grâce à ses alliances parlementaires.
Le système bancaire libanais : une restructuration possible et un nouveau schéma Ponzi
La restructuration bancaire libanaise, essentielle pour surmonter la crise, doit s’attaquer aux pratiques frauduleuses et court-termistes qui rappellent un Schéma Ponzi. Les taux interbancaires exorbitants, la manipulation de la livre libanaise et la redistribution massive de dividendes montrent l’urgence d’une réforme transparente. Le FMI exige un audit indépendant pour révéler les détournements de fonds. Exclure les acteurs souffrant de conflits d’intérêts est indispensable pour restaurer la confiance et prévenir une répétition des abus.















