Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré ce samedi 28 février 2026, lors d’une allocution télévisée adressée à la nation, qu’il existait de « nombreux signes » indiquant que le guide suprême iranien Ali Khamenei avait été tué lors des opérations militaires conjointes menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran. « Ce matin, nous avons détruit dans une attaque surprise le complexe du tyran Khamenei au cœur de Téhéran », a-t-il affirmé, ajoutant que « il y a de nombreux signes que ce tyran n’est plus ». Cette annonce survient quelques heures après le lancement d’une offensive massive qui a visé des installations stratégiques iraniennes, marquant une escalade dramatique dans les tensions régionales. Netanyahu a également évoqué l’élimination de hauts responsables des Gardiens de la révolution et de figures clés du programme nucléaire iranien, précisant que les opérations se poursuivraient « dans les prochains jours » avec des milliers de cibles supplémentaires. Ces déclarations interviennent alors que Téhéran n’a pas encore confirmé ou infirmé le sort de son dirigeant suprême, âgé de 86 ans, qui n’a pas fait d’apparition publique depuis le début des hostilités.
Les détails de l’allocution de Netanyahu
Dans son discours diffusé en direct sur les chaînes nationales israéliennes, Benjamin Netanyahu a qualifié Ali Khamenei de « tyran » responsable d’avoir « dispatché le terrorisme à travers le monde, rendu son propre peuple misérable, et travaillé constamment et inlassablement sur un programme visant à anéantir l’État d’Israël pendant plus de 30 ans ». Il a souligné que les frappes avaient détruit le compound du guide suprême, situé au cœur de Téhéran, et éliminé des commandants des Gardiens de la révolution ainsi que des responsables seniors du programme nucléaire. « Les signes se multiplient que ce dictateur n’est plus », a-t-il répété, appelant les citoyens israéliens à respecter les consignes de sécurité du Home Front Command, car les opérations contre l’Iran se poursuivraient « aussi longtemps que nécessaire ». Netanyahu a également exhorté le peuple iranien à « inonder les rues et finir le travail », suggérant un appel à un soulèvement interne pour renverser le régime des ayatollahs. Cette rhétorique directe vise à exploiter les failles potentielles au sein du pouvoir iranien, alors que des rapports initiaux du renseignement israélien indiquent que Khamenei a été isolé des communications suite aux frappes.
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a réagi dans une interview accordée à NBC News, affirmant que Khamenei et le président Masoud Pezeshkian étaient « encore en vie, pour autant que je sache ». Cependant, l’absence de confirmation officielle de Téhéran et le silence radio du guide suprême alimentent les spéculations. Des sources militaires israéliennes, citées par Channel 12, évoquent des « indications croissantes » que Khamenei pourrait avoir été tué ou gravement blessé, bien que sans preuve formelle. Le Premier ministre israélien n’a pas explicitement confirmé la mort, se contentant de parler de « signes nombreux », une formulation prudente qui laisse place à l’incertitude tout en projetant une image de succès opérationnel.
L’offensive conjointe et ses cibles principales
Les frappes lancées à l’aube ce 28 février ont impliqué plus de 150 avions de combat, dont des F-35 américains et israéliens, ainsi que des missiles de croisière Tomahawk tirés depuis des destroyers de la Cinquième flotte en mer d’Arabie. Baptisée Operation Epic Fury par le Pentagone, cette offensive a visé des installations nucléaires souterraines à Natanz et Fordow, des usines de missiles à Semnan, et des centres de commandement des Gardiens de la révolution à Téhéran. Des drones MQ-9 Reaper ont fourni une reconnaissance en temps réel, permettant des impacts précis sur des bunkers fortifiés. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a décrit ces actions comme « préventives », destinées à neutraliser des menaces imminentes liées aux programmes de missiles et nucléaires iraniens.
Parmi les objectifs prioritaires figuraient les figures clés du régime : outre Khamenei, les opérations ont ciblé le président Pezeshkian et le chef des forces armées. Des images satellites diffusées par des sources militaires montrent des dommages substantiels au complexe du guide suprême, avec des structures endommagées par des impacts directs. Netanyahu a affirmé que des commandants des Gardiens de la révolution, dont Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Aziz Nasirzadeh, ministre de la Défense, et Mohammad Pakpour, commandant des forces terrestres des Gardiens, avaient été éliminés. Ces pertes, si vérifiées, représenteraient un coup décisif à la chaîne de commandement iranienne.
Le président Trump, dans une vidéo postée sur Truth Social, a exhorté les Iraniens à « prendre le contrôle de leur gouvernement », affirmant que les actions visaient à détruire les capacités militaires de Téhéran et à empêcher l’acquisition d’armes nucléaires. Des estimations initiales du renseignement américain, basées sur des images de la National Geospatial-Intelligence Agency, indiquent que 40 % des centrifugeuses nucléaires iraniennes ont été endommagées. Des explosions ont retenti dans plusieurs villes, dont Qom, Ispahan, Karaj et Kermanshah, avec des colonnes de fumée visibles depuis des bâtiments gouvernementaux et des complexes militaires.
La riposte iranienne et ses conséquences immédiates
Moins de deux heures après le début des frappes, les Gardiens de la révolution ont lancé une contre-offensive massive, tirant plus de 200 missiles balistiques Fateh-110 et Shahab-3, ainsi que des drones Shahed-136, vers Israël et des bases américaines dans le Golfe. Le porte-parole des forces armées iraniennes, le général Amir Ali Hajizadeh, a qualifié cette réponse de « proportionnée et défensive », visant les « agresseurs qui violent notre souveraineté ». En Israël, des sirènes ont retenti à Tel Aviv et Haïfa, où le Dôme de fer a intercepté 85 % des projectiles, mais des débris ont causé des incendies dans des zones résidentielles près de Nahariya, blessant au moins 12 civils.
Dans le Golfe, les attaques ont touché des installations américaines : à Bahreïn, la base navale de Manama abritant la Cinquième flotte a été frappée par deux missiles, endommageant un hangar et un quai. Aux Émirats arabes unis, des interceptions par le système THAAD ont limité les dommages à Abu Dhabi, où des débris ont blessé cinq personnes dans un quartier commercial. Au Qatar, la base d’Al Udeid a été visée, mais des défenses Patriot ont neutralisé les menaces. Le Koweït et la Jordanie ont rapporté des tentatives d’attaques, avec des missiles abattus en vol. Ces échanges ont entraîné la fermeture des espaces aériens dans huit pays, perturbant le trafic aérien international.
À Dubaï, un missile a frappé la zone de Palm Jumeirah, provoquant un incendie au Fairmont Hotel. Le Dubai Civil Defence a maîtrisé les flammes, mais quatre personnes ont été blessées. L’évacuation du Burj Khalifa a été ordonnée par précaution, et l’aéroport international de Dubaï a suspendu ses opérations pour 48 heures. Des débris à Abu Dhabi ont causé la mort d’une personne par chute de fragments.
Les pertes civiles en Iran et l’incident de Minab
Les frappes américano-israéliennes ont entraîné des victimes civiles en Iran. Une école primaire pour filles à Minab, dans la province d’Hormozgan, a été touchée, tuant au moins 53 personnes, dont des élèves et des enseignants, selon l’agence IRNA. Le ministère iranien de l’Éducation a condamné cette attaque comme une « violation flagrante du droit international humanitaire », notant l’absence d’installations militaires à proximité. Des images montrent des décombres et des secours en action, avec des rapports de dommages à des infrastructures résidentielles près de Chiraz.
Le bilan total des victimes civiles en Iran s’élève à des dizaines, avec des blackouts signalés dans plusieurs villes affectant des hôpitaux. À Qom, 500 000 personnes ont été touchées par des coupures d’électricité, activant des générateurs d’urgence. Abbas Araghchi a déclaré que la réponse iranienne serait « écrasante », avec tous les intérêts américains et israéliens comme cibles légitimes.
Les réactions internationales à l’annonce de Netanyahu
L’Union européenne a appelé à un « maximum de retenue », un porte-parole de la Commission à Bruxelles déclarant que « l’escalade risque de déstabiliser la région et au-delà », en référence aux attaques civiles. Le secrétaire général de l’ONU a convoqué une session d’urgence du Conseil de sécurité, où le représentant libanais a présenté un mémorandum sur les risques pour la Finul. La France a exprimé sa « profonde préoccupation » et conseillé à ses ressortissants d’éviter la région. Le Royaume-Uni a condamné les frappes civiles en Iran tout en soutenant le droit d’Israël à se défendre. La Chine a appelé à une désescalade immédiate, soulignant l’impact sur les routes pétrolières.
Le prix du Brent a atteint 85 dollars le baril, avec des perturbations au détroit d’Ormuz où les Gardiens de la révolution ont averti que le passage était « interdit » via des messages VHF. Plusieurs compagnies ont suspendu leurs expéditions.
Le contexte des tensions persistantes entre Israël et l’Iran
Les tensions remontent à des décennies, avec l’Iran soutenant des groupes comme le Hezbollah et les Houthis. En juin 2025, une guerre de douze jours a vu l’Iran lancer 550 missiles vers Israël, perturbant les marchés. Israël avait alors déclaré que Khamenei « ne pouvait continuer à exister ». Des inspections de l’AIEA en janvier 2026 avaient révélé un enrichissement d’uranium à 60 % en Iran, renforçant les craintes d’un programme nucléaire militaire.
Netanyahu, au pouvoir depuis des années, a souvent qualifié le régime iranien de menace existentielle. En 2025, des frappes limitées sur des sites nucléaires iraniens avaient dégradé le programme sans guerre totale. Aujourd’hui, l’opération vise un changement de régime, avec des frappes de décapitation.
Les implications immédiates pour le régime iranien
L’isolement de Khamenei soulève des questions sur la succession. Le Conseil des experts, chargé de désigner un nouveau guide, pourrait se réunir en urgence. Des rapports indiquent que Pezeshkian a été transféré en lieu sûr. Les Gardiens de la révolution, pilier du régime, ont perdu des commandants clés, affaiblissant leur capacité.
En Iran, des blackouts persistent, avec des hôpitaux sous pression. À Minab, les fouilles des décombres continuent, avec des blessés supplémentaires rapportés. Des manifestations sporadiques ont été signalées à Téhéran, bien que réprimées.
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