mardi, février 24, 2026

Les derniers articles

Articles liés

Partage des portefeuilles : un marché politique qui paralyse le Liban

- Advertisement -

Une paralysie institutionnelle persistante

Le Liban fait face à une impasse institutionnelle qui paralyse son fonctionnement politique. Les négociations pour former un gouvernement s’enlisent depuis plusieurs mois, reflétant les divisions profondes entre les blocs politiques. Le système confessionnel libanais, qui repose sur un équilibre précaire entre les différentes communautés religieuses, contribue à cet état de blocage en rendant les compromis difficiles.

Les postes clés, tels que ceux de la Justice, des Finances et de l’Intérieur, sont au cœur des tensions. Chaque faction politique cherche à obtenir des portefeuilles stratégiques pour renforcer son influence, ce qui retarde la formation d’un gouvernement inclusif.

Les critiques de l’opposition

Les députés de l’opposition, notamment ceux alignés avec les réformateurs et la société civile, dénoncent le partage des portefeuilles comme un « marché d’intérêts ». Plusieurs députés ont accusé les partis traditionnels d’utiliser le processus de formation du gouvernement comme un moyen d’assurer leur contrôle sur les ressources publiques.

Recommande par Libnanews
Indicateurs économiques du Liban

Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.

Parmi les critiques les plus vocales figure le député indépendant Karim Obeid, qui a déclaré : « Le Liban ne peut plus se permettre d’être otage des luttes intestines. Les priorités doivent être les réformes et la transparence, pas le partage des butins politiques. » Cette déclaration reflète le sentiment croissant d’exaspération parmi la population, qui considère les élites politiques comme responsables de l’effondrement économique.

Le rôle des influences extérieures

L’impasse est également aggravée par les influences étrangères. L’Iran, qui soutient le Hezbollah, et l’Arabie saoudite, alliée des partis sunnites, exercent une pression indirecte sur les négociations. Cette ingérence complique encore davantage la capacité des dirigeants libanais à parvenir à un accord.

Le ministre des Affaires étrangères saoudien, lors de sa visite récente à Beyrouth, a exhorté les dirigeants libanais à dépasser leurs divisions. Cependant, son appel a été perçu par certains comme une tentative de renforcer l’influence saoudienne au détriment des autres acteurs régionaux.

Les conséquences sur la population

L’incapacité à former un gouvernement a des répercussions graves sur la population. Le retard dans la prise de décisions clés, comme l’adoption du budget 2025, aggrave la crise économique. Les infrastructures de base, telles que l’électricité et l’eau, restent déficientes, et les programmes sociaux essentiels sont sous-financés.

Cette paralysie alimente également une frustration croissante parmi les citoyens, qui manifestent régulièrement pour exiger des réformes structurelles. Les slogans dénonçant la « captivité politique » sont devenus courants lors des rassemblements populaires.

Vers une solution ?

Malgré les blocages, des initiatives émergent pour tenter de débloquer la situation. Certains groupes indépendants appellent à une révision du système confessionnel, qu’ils considèrent comme obsolète. Cependant, cette idée reste impopulaire parmi les partis traditionnels, qui y voient une menace à leur pouvoir.

La communauté internationale insiste également sur la nécessité de former rapidement un gouvernement. Ces partenaires conditionnent leur aide financière à des réformes claires et à une gestion transparente des ressources publiques.

- Advertisement -
Newsdesk Libnanews
Newsdesk Libnanewshttps://libnanews.com
Libnanews est un site d'informations en français sur le Liban né d'une initiative citoyenne et présent sur la toile depuis 2006. Notre site est un média citoyen basé à l’étranger, et formé uniquement de jeunes bénévoles de divers horizons politiques, œuvrant ensemble pour la promotion d’une information factuelle neutre, refusant tout financement d’un parti quelconque, pour préserver sa crédibilité dans le secteur de l’information.

A lire aussi