La période entre 8h et 12h aujourd’hui a été marquée par une intensification dramatique des frappes israéliennes sur le Liban et Gaza, des ripostes de la résistance, et un contexte diplomatique tendu avec des efforts pour désamorcer les hostilités. Ce point complet permet de suivre l’évolution des événements à travers les différentes sources et informations collectées.
Frappes israéliennes sur le Liban : Cibles civiles et militaires
Dans le sud du Liban, plusieurs villes et villages ont été lourdement bombardés par l’armée israélienne, provoquant des pertes humaines et des dégâts matériels considérables. D’après Liveuamap et LBCI, des frappes ont touché les villages de Kfar Tibnit, Ansar, Srifa, et Bazourieh. La ville d’Ansar a été particulièrement visée avec un centre de santé touché par un raid, causant des blessures parmi les secouristes sur place. Des frappes ont également eu lieu à proximité de l’école professionnelle d’Ansar, où deux personnes ont été signalées blessées.
À Kfar Tibnit, les bombardements ont causé une destruction massive, tandis que les frappes aériennes à Srifa et Bazourieh ont ciblé des infrastructures civiles et militaires, aggravant la situation humanitaire dans ces régions. Le sud du Liban fait face à des attaques israéliennes soutenues depuis plusieurs jours, avec des villages transformés en zones de guerre. Selon des rapports locaux, la majorité des habitants ont dû fuir leurs domiciles, cherchant refuge dans des zones plus sûres.
Ces raids s’inscrivent dans une stratégie d’affaiblissement des infrastructures du Hezbollah, notamment les institutions financières. Le bâtiment Al-Qard Al-Hassan, lié au Hezbollah et situé à Aaqbiyeh, a été frappé tôt ce matin, ajoutant à la liste des cibles touchées par les frappes israéliennes.
Baalbek sous les bombes : Des pertes humaines tragiques
Dans l’est du Liban, à Baalbek, une frappe de drone israélien a tué six personnes et en a blessé huit autres dans le quartier résidentiel de Nabi Anam, selon Naharnet et Al Jadeed. Les bombardements ont visé des bâtiments résidentiels, causant des destructions majeures et aggravant la crise humanitaire dans cette région, déjà affectée par les répercussions économiques de la guerre.
Les bombardements sur Baalbek constituent un épisode tragique dans l’escalade actuelle, alors que l’armée israélienne semble cibler des zones plus éloignées de la frontière sud, là où le Hezbollah est actif. Les scènes de destruction à Baalbek rappellent la violence des conflits passés, avec des immeubles effondrés et des familles sous les décombres.
Gaza : Une situation humanitaire critique
Le tableau est encore plus sombre dans la bande de Gaza, où les frappes israéliennes ont continué de frapper des zones densément peuplées, provoquant la mort de plusieurs civils. Vers 10h, un raid israélien a visé un hôpital dans le camp de réfugiés de Jabalia, tuant au moins quatre personnes et blessant plusieurs autres, selon Liveuamap et des rapports locaux. Peu après, une autre attaque sur la rue Al-Halabi à Jabalia a fait six morts supplémentaires.
Le ministère de la Santé à Gaza a tiré la sonnette d’alarme, soulignant que les infrastructures médicales sont proches de l’effondrement complet. L’hôpital Al-Yaman Al-Saeed, touché par une frappe aérienne, a rapporté de nombreux décès et blessures parmi les patients. Les hôpitaux de Gaza, déjà sous pression en raison du blocus, manquent de matériel médical et de médicaments essentiels, rendant difficile l’assistance aux blessés.
Le ministère des Travaux publics à Gaza a annoncé que plus de 80 % des routes ont été complètement détruites, rendant les déplacements quasi impossibles. En outre, 250 000 unités résidentielles ont été endommagées ou totalement détruites, laissant des dizaines de milliers de familles sans abri. Gaza vit une crise humanitaire sans précédent, alors que les attaques israéliennes se multiplient et que les infrastructures civiles sont systématiquement visées.
Tensions et ripostes : Roquettes et alertes en Israël
En réponse aux frappes israéliennes, la résistance libanaise, notamment le Hezbollah, a intensifié ses tirs de roquettes vers le nord d’Israël. Vers 10h, environ 25 roquettes ont été tirées depuis le Liban vers le Haut et le Bas Galilée, déclenchant des sirènes d’alerte dans les villes de Kiryat Shmona, Ramot Naftali, Maskaf Am, et Al-Mutla. Ces tirs interviennent alors que le Hezbollah continue de riposter aux frappes israéliennes, ciblant des infrastructures militaires israéliennes dans le nord.
L’armée israélienne a réagi en frappant les villages libanais d’où les tirs provenaient, notamment Srifa, Taybeh, et Khiyam. Ces échanges de tirs ont intensifié la violence le long de la frontière, rendant difficile tout effort de médiation pour un cessez-le-feu.
Diplomatie : Hochstein et Aboul Gheit à Beyrouth pour des pourparlers cruciaux
Sur le plan diplomatique, Amos Hochstein, l’envoyé spécial américain, est arrivé à Beyrouth ce matin pour des discussions cruciales avec les autorités libanaises. Il a rencontré le président du Parlement libanais, Nabih Berri, à Ain el-Tineh, afin de discuter des moyens de désamorcer les tensions et de trouver une issue diplomatique à la crise actuelle. Selon la LBCI, les négociations sont complexes, notamment en raison des exigences israéliennes qui demandent une liberté d’action militaire dans le sud du Liban et un contrôle accru sur les activités du Hezbollah.
Hochstein est vu comme porteur de la « dernière chance » pour éviter une escalade plus large du conflit. Cependant, ses propositions, notamment une fusion des résolutions 1559 et 1701 des Nations Unies, rencontrent une vive opposition de la part des autorités libanaises et du Hezbollah. Cette proposition permettrait une intervention militaire internationale si nécessaire, une mesure que le Liban est peu disposé à accepter.
En parallèle, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, est également arrivé à Beyrouth pour tenter de relancer les pourparlers entre le Liban et Israël. La Ligue arabe cherche à jouer un rôle de médiateur, mais les exigences israéliennes et l’implication régionale, notamment de l’Iran, compliquent les efforts de médiation.
L’Iran : Un acteur clé dans les tensions régionales
L’Iran continue de jouer un rôle central dans les tensions régionales. Le ministère des Affaires étrangères iranien a rejeté les accusations du Liban concernant une ingérence dans ses affaires intérieures, après que le Premier ministre libanais, Najib Mikati, ait demandé à l’Iran de « modérer sa sympathie » envers le Liban. L’Iran a également averti qu’une escalade des tensions dans la région entraînerait une propagation du conflit à d’autres pays du Moyen-Orient.
Selon Liveuamap, l’Iran a également déposé des objections auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en réponse aux menaces israéliennes de frapper ses installations nucléaires. Ces déclarations montrent la complexité géopolitique de la région, où plusieurs acteurs tentent d’influencer l’issue du conflit au Liban et en Israël.



