La direction générale des forces de sécurité intérieure a diffusé, le 11 février 2026, son rapport mensuel pour janvier, révélant 67 cas de violence physique, 11 de violence morale et aucun de violence sexuelle ou économique. Ces chiffres, collectés via la ligne d’urgence 1745, mettent en évidence la persistance des violences domestiques au Liban, un problème exacerbé par les crises multiples que traverse le pays.
Le rapport détaille la relation entre auteurs et victimes : 39 maris, 15 pères, 3 mères, 9 frères et 12 autres. « Violence physique : 67, violence sexuelle : 0, violence morale : 11, violence économique : 0, autre : 0 », précise le document. Ces signalements proviennent des victimes, de leurs familles ou de témoins, soulignant l’importance de cette hotline pour briser le silence.
Les violences familiales au Liban ont connu une hausse marquée depuis 2024, avec des tendances confirmées par des rapports antérieurs. En août 2025, 90 cas de violence physique ont été enregistrés, contre 59 en juillet. Les experts notent que les confinements passés et la crise économique ont amplifié les tensions intra-familiales, avec une augmentation de 51 % des appels en 2020 par rapport à 2019.
Les forces de sécurité, en partenariat avec des ONG, renforcent les mécanismes de réponse. Des campagnes de sensibilisation et des formations pour les agents visent à améliorer la prise en charge. Un rapport de l’ONU de mars 2023 indiquait que les femmes et filles déplacées sont particulièrement vulnérables, avec une hausse des cas dans les camps.
En 2024, 80 % des violences numériques visaient les femmes, selon des statistiques des forces intérieures. Les plaintes ont augmenté, avec 70 % déposées par des femmes en 2022 et 67 % en 2023. Des détentions pour cybercrimes contre les femmes ont atteint 82 en 2022 et 71 en 2023.
Le gouvernement, via la stratégie nationale pour les femmes 2022-2030, intègre des mesures préventives. Le plan d’action 2024-2026, élaboré avec des acteurs civils, priorise la protection et la réhabilitation. Des audits de sécurité sur la violence basée sur le genre, menés de juillet à novembre 2024, informent les programmes.
Ces données pour janvier 2026 confirment la nécessité d’une approche holistique. Les signalements via le 1745 permettent une intervention rapide, mais les experts soulignent le sous-signalement dû à la stigmatisation. Dans les régions comme la Békaa et Akkar, où la précarité est élevée, les cas impliquant des mineurs et des réfugiés syriens sont fréquents.
Les autorités ont enregistré une hausse de 241 % des violences pendant la pandémie, avec un focus sur les enfants. En 2023, 650 cas de violence numérique ont été rapportés, dont 135 contre des femmes. Les efforts incluent des réseaux de référence pour les survivantes, avec des services légaux et psychosociaux.
Le rapport de janvier met l’accent sur les auteurs familiaux, appelant à une sensibilisation accrue. Des programmes de réhabilitation pour les agresseurs sont en discussion, tandis que les fonds pour les abris augmentent. Dans un contexte de crise humanitaire, avec 1,17 million de personnes en insécurité alimentaire en 2025, les violences s’aggravent chez les déplacés.
Les statistiques indiquent que 38 % des agressions contre les femmes sont physiques, 33 % psychologiques et 13 % sexuelles. Chez les enfants, le taux de malnutrition aiguë touche 6 % des femmes enceintes. Ces faits soulignent l’urgence d’une coordination nationale pour protéger les vulnérables.

