Soutien à l’innovation et aux partenariats public-privé
Les représentants des chambres de commerce et d’industrie au Liban ont récemment réaffirmé leur engagement en faveur d’une relance économique centrée sur l’innovation et les partenariats public-privé. Selon « Al Joumhouriyat », ces initiatives visent à pallier l’absence de fonds publics en mobilisant des capitaux privés pour des projets d’infrastructure, tels que la modernisation des réseaux électriques et des transports. Cependant, ces propositions sont perçues par certains comme insuffisantes pour répondre aux besoins urgents de l’économie libanaise, encore sous le choc de la crise de 2019.
Des petites entreprises en difficulté
Les chambres de commerce ont exprimé leur préoccupation face à la situation désastreuse des petites et moyennes entreprises (PME), qui constituent le moteur principal de l’économie libanaise. Comme rapporté dans « Ad Diyar », près de 70 % des PME ont réduit leurs activités ou fermé leurs portes depuis 2020. Bien que des fonds privés aient été mobilisés pour soutenir ces entreprises, les critiques soulignent l’absence de mesures structurées pour stabiliser leur situation, notamment en termes d’accès au crédit et d’allègement fiscal.
Un cadre réglementaire encore fragile
Malgré les appels à l’investissement privé, les chambres de commerce ont reconnu que le cadre réglementaire libanais reste peu attractif. Les investisseurs nationaux et étrangers se heurtent à une bureaucratie lourde, à une fiscalité peu compétitive et à une corruption omniprésente. Selon « Al Akhbar », ces obstacles freinent non seulement les investissements directs étrangers mais aussi les initiatives locales visant à relancer l’économie.
Un plaidoyer pour des réformes urgentes
Lors d’une récente conférence économique, les représentants des chambres ont appelé à des réformes urgentes, notamment la numérisation des services administratifs pour réduire la corruption et améliorer l’efficacité. « Al Sharq » rapporte que les chambres ont également proposé des initiatives pour renforcer la transparence dans l’attribution des marchés publics, mais ces idées peinent à se concrétiser en raison de résistances politiques.
Dépendance aux aides internationales
Les chambres de commerce ont également insisté sur l’importance de l’aide internationale pour compléter les initiatives locales. Cependant, cette dépendance suscite des inquiétudes quant à la capacité du Liban à garantir une relance économique autonome. Selon « Al Liwa' », certains représentants économiques estiment que les conditions imposées par les bailleurs de fonds, notamment le FMI, risquent d’aggraver les inégalités sociales.
Une vision limitée pour l’avenir économique
Bien que les chambres de commerce tentent de proposer des solutions à la crise actuelle, leurs initiatives manquent de cohérence et de vision à long terme. Les critiques notent que les partenariats public-privé ne suffisent pas à combler les lacunes structurelles de l’économie, notamment dans des secteurs clés comme l’agriculture et l’industrie. Par ailleurs, les débats internes entre les représentants des différentes régions compromettent souvent l’efficacité de leurs actions collectives.



