dimanche, février 22, 2026

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Revue de presse du 24 novembre: Sous le signe de l’escalade israélienne

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La situation au Liban atteint un seuil critique alors qu’Israël intensifie ses opérations militaires sur plusieurs fronts. Les trois sources, Al-Arabi Al-JadidAl-Quds et Al-Sharq Al-Awsat, convergent sur l’idée d’une escalade inédite, marquée par des frappes aériennes systématiques et une pression accrue sur le Hezbollah et les infrastructures civiles libanaises.

Destruction ciblée et escalade militaire : Al-Arabi Al-Jadid rapporte que les frappes israéliennes sur la capitale, notamment dans le quartier de Basta, ont causé des pertes humaines importantes avec au moins 15 morts et 63 blessés. Ces attaques, qualifiées de « punitions collectives », visent des zones densément peuplées, aggravant les conditions de vie des civils. Le Hezbollah rejette les affirmations israéliennes selon lesquelles 70 % de ses capacités balistiques auraient été détruites, considérant ces déclarations comme de la désinformation destinée à démoraliser la résistance libanaise.

Al-Quds met en avant l’ampleur des destructions dans le Sud-Liban, notamment à Khiam, où les forces israéliennes ont encerclé la ville. Elles ont également détruit des routes et des ponts stratégiques pour couper les lignes d’approvisionnement. Le journal souligne la volonté israélienne d’affaiblir les bastions du Hezbollah tout en neutralisant les infrastructures vitales. L’offensive est perçue comme une tentative d’imposer une nouvelle réalité sur le terrain avant toute négociation.

Dans Al-Sharq Al-Awsat, l’accent est mis sur les multiples frappes aériennes dans la banlieue sud de Beyrouth et la région de la Bekaa. Un bâtiment résidentiel de la région de Basta a été ciblé, provoquant 20 décès, un acte qui s’inscrit dans une stratégie d’escalade visant à pousser les civils à évacuer les zones tenues par le Hezbollah. Parallèlement, des incursions terrestres sont signalées dans des secteurs clés, avec une avancée israélienne vers Burj al-Muluk et Tel al-Nahas.

Stratégies israéliennes et réponses internationales : Selon Al-Quds, la stratégie militaire israélienne repose sur une combinaison de frappes aériennes massives et d’avertissements préalables pour forcer les évacuations, une tactique qui vise à limiter les pertes civiles tout en maximisant la pression psychologique. Toutefois, les organisations internationales dénoncent des attaques disproportionnées, notamment contre des zones civiles. Al-Arabi Al-Jadidmentionne que ces frappes font également partie d’une guerre psychologique destinée à semer la confusion et la peur parmi la population libanaise.

Sur le plan international, Al-Sharq Al-Awsat rapporte la visite du général Michael Kurilla, chef du Commandement central des États-Unis, à Tel-Aviv, où il a discuté des « préoccupations sécuritaires » liées au Liban avec des responsables israéliens. Cette visite symbolise le soutien inébranlable des États-Unis à Israël, même face aux critiques croissantes sur la scène internationale. Al-Quds ajoute que l’Iran a averti que toute tentative israélienne de déstabiliser davantage le Liban pourrait avoir des répercussions régionales.

Un Liban au bord de l’effondrement : Les trois sources s’accordent pour souligner l’ampleur de la crise humanitaire et des dégâts causés par cette escalade. Al-Arabi Al-Jadid insiste sur le fait que ces attaques fragilisent encore davantage un pays déjà plongé dans une crise économique et sociale sans précédent. Les infrastructures de base, y compris l’électricité et l’approvisionnement en eau, sont gravement touchées dans les zones visées.

Al-Quds note que les frappes ont également un impact culturel, ciblant des sites historiques et des monuments. Cette dimension destructrice est vue comme une tentative d’effacer l’identité nationale libanaise. Parallèlement, Al-Sharq Al-Awsat met en lumière les réactions de solidarité au sein de la population, bien que la peur et la désorganisation dominent.

Un tournant géopolitique : Selon Al-Quds, la situation actuelle est une étape critique dans la confrontation israélo-hezbollah, mais elle dépasse le cadre strictement militaire. Les enjeux géopolitiques, notamment les négociations sur le gaz en Méditerranée et la position de l’Iran dans la région, jouent un rôle majeur. Les tensions s’étendent également à d’autres théâtres, comme Gaza et la Syrie, rendant la crise libanaise encore plus complexe.

Actualité locale et front en particulier

Destruction massive au Sud et avancées israéliennes

Dans la région du Sud-Liban, Al-Sharq Al-Awsat et Al-Quds rapportent des avancées significatives des forces israéliennes autour de la ville de Khiam. Cette localité stratégique est presque entièrement encerclée, et les incursions israéliennes visent à couper les lignes d’approvisionnement du Hezbollah. Les quartiers nord et ouest de la ville sont soumis à des bombardements constants, et des points de résistance du Hezbollah ont été ciblés pour réduire sa capacité de riposte.

Selon Al-Arabi Al-Jadid, l’intensification des frappes israéliennes dans les zones frontalières a pour objectif de démanteler les structures militaires souterraines du Hezbollah, notamment les dépôts d’armement et les réseaux de tunnels. Ces opérations, menées conjointement par des frappes aériennes et des incursions terrestres, ont détruit plusieurs infrastructures vitales, dont des routes reliant les villages du Sud-Liban.

Frappes à Beyrouth et dans la Bekaa : Al-Sharq Al-Awsat indique que la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, a été frappée à plusieurs reprises par des raids israéliens. Les zones résidentielles de Basta et de Haret Hreik ont été touchées, provoquant des déplacements massifs de population. Les dégâts incluent des immeubles résidentiels et des installations médicales, accentuant la crise humanitaire dans la capitale.

Dans la Bekaa, Al-Quds rapporte que des frappes ciblées ont eu lieu à Buday et Shmustar, des localités utilisées comme points logistiques par le Hezbollah. Ces attaques ont causé la mort de 13 personnes, selon des bilans provisoires. Les bombardements dans la région visent également à perturber les routes stratégiques reliant la Syrie et le Liban.

Riposte limitée du Hezbollah :

Al-Arabi Al-Jadid précise que, malgré les dégâts infligés, le Hezbollah continue de riposter par des tirs de roquettes et des embuscades contre les forces israéliennes avancées. Les tensions restent vives, avec une intensification des escarmouches autour des positions israéliennes dans le nord d’Israël. Cependant, des experts militaires cités par Al-Quds estiment que l’organisation conserve une capacité limitée à engager un conflit prolongé dans de telles conditions.

Impact humanitaire :

Les trois journaux soulignent l’ampleur des souffrances humaines. Selon Al-Sharq Al-Awsat, les habitants des zones frontalières sont contraints de fuir vers le nord du pays, augmentant la pression sur les infrastructures d’accueil déjà surchargées. Al-Arabi Al-Jadid rapporte que les camps de déplacés autour de Saïda et Tyr accueillent désormais des milliers de familles en quête de sécurité.

De plus, Al-Quds indique que les coupures d’électricité et les pénuries alimentaires s’aggravent, en particulier dans les zones rurales du Sud-Liban. Les agences humanitaires internationales peinent à acheminer l’aide en raison des frappes continues sur les principales routes d’approvisionnement.

Situation sur les autres fronts :

Outre le Sud-Liban et Beyrouth, la frontière avec la Syrie reste une zone de tension. Al-Arabi Al-Jadid rapporte des bombardements israéliens ciblant des convois soupçonnés de transporter des armes au Hezbollah depuis la Syrie. Bien que ces attaques n’aient pas été confirmées par Damas, elles témoignent de l’extension du conflit au-delà des frontières libanaises.

Al-Quds met en lumière les répercussions psychologiques de la guerre sur la population libanaise, avec des scènes de panique généralisée et des familles contraintes de se séparer pour survivre. Malgré la gravité de la situation, les appels des autorités libanaises pour un soutien international restent largement ignorés.

Politique locale

Divisions internes et tensions politiques

La classe politique libanaise reste paralysée par des divergences profondes sur la réponse à adopter face à l’escalade israélienne. Selon Al-Arabi Al-Jadid, le Premier ministre Najib Mikati appelle à une position unifiée pour faire face à la crise, mais les factions politiques sont divisées. Les critiques visent particulièrement les partis alliés au Hezbollah, accusés par certains de favoriser l’escalade en soutenant la confrontation militaire.

Al-Quds souligne que ces divisions sapent les efforts de mobilisation nationale. Le bloc parlementaire pro-Hezbollah insiste sur la nécessité de préserver la résistance armée comme moyen de dissuasion face à Israël. En revanche, des députés issus de l’opposition appellent à un désarmement progressif pour éviter une destruction totale des infrastructures civiles.

Relations tendues avec les alliés régionaux :

Al-Sharq Al-Awsat met en lumière les tensions croissantes entre le Hezbollah et ses alliés politiques au Liban. Bien que le mouvement Amal ait officiellement exprimé son soutien à la résistance, des désaccords sur la gestion de la crise sont rapportés en coulisses. Nabih Berri, leader d’Amal, semble critiquer la concentration des décisions stratégiques au sein du Hezbollah, ce qui pourrait exacerber des tensions interchiites.

Appels à une action internationale :

Selon Al-Arabi Al-Jadid, le gouvernement libanais intensifie ses efforts pour mobiliser un soutien international. Le ministre des Affaires étrangères a adressé des lettres au Conseil de sécurité de l’ONU, dénonçant les frappes israéliennes comme une violation flagrante de la souveraineté libanaise et des droits humains. Cependant, ces initiatives sont jugées insuffisantes par une partie de la classe politique, qui accuse le gouvernement de manquer de fermeté dans sa diplomatie.

Al-Quds rapporte que certains politiciens libanais, notamment issus du bloc souverainiste, appellent à une médiation internationale pour négocier un cessez-le-feu. Cependant, ces appels sont perçus par le Hezbollah comme une tentative de saper la résistance en faveur d’une normalisation des relations avec Israël.

Une crise institutionnelle prolongée :

La paralysie politique s’étend également à d’autres domaines cruciaux. Selon Al-Sharq Al-Awsat, l’absence de président depuis plusieurs mois aggrave la crise de gouvernance. Les institutions libanaises peinent à fonctionner normalement, ce qui limite leur capacité à répondre efficacement aux besoins urgents de la population.

Les efforts pour élire un président sont bloqués par des luttes d’influence entre blocs pro-Hezbollah et anti-Hezbollah, rendant improbable toute résolution rapide. Cette instabilité politique affaiblit encore davantage la position du Liban sur la scène internationale.

Résistance populaire et initiatives locales :

En dépit des divisions au sommet, Al-Quds met en lumière la solidarité entre certaines communautés locales, qui organisent des collectes et des initiatives pour soutenir les déplacés. Les municipalités jouent également un rôle clé en apportant un soutien logistique dans les régions les plus touchées.

Cependant, Al-Arabi Al-Jadid souligne que ces efforts locaux ne peuvent compenser l’inaction au niveau national. Le manque de coordination entre les différents niveaux de gouvernance exacerbe la crise, laissant de nombreuses zones sans assistance adéquate.

Politique internationale

Soutien américain indéfectible à Israël

Selon Al-Sharq Al-Awsat, les États-Unis réaffirment leur engagement envers la sécurité d’Israël, malgré les critiques internationales sur la gestion de la crise. Le général Michael Kurilla, chef du Commandement central des États-Unis, a récemment rencontré des responsables israéliens à Tel-Aviv pour discuter des « préoccupations stratégiques régionales, » notamment en lien avec le Liban. Cette visite symbolise une solidarité inébranlable et un alignement sur les objectifs israéliens, particulièrement dans la lutte contre le Hezbollah.

En parallèle, Al-Arabi Al-Jadid rapporte que le Pentagone appelle à la retenue tout en soutenant une solution diplomatique au conflit. Cependant, les initiatives américaines pour apaiser les tensions sont perçues par les observateurs comme largement symboliques, compte tenu des opérations militaires en cours.

Critiques européennes et appel à la retenue

Al-Quds met en lumière une position plus nuancée de la part des pays européens, notamment de la France et de l’Allemagne, qui appellent à un cessez-le-feu immédiat. Paris a exprimé sa « profonde inquiétude » face à la détérioration de la situation humanitaire au Liban, tout en rappelant l’importance de respecter la souveraineté du pays.

Al-Sharq Al-Awsat souligne toutefois que les efforts européens pour mobiliser des initiatives diplomatiques sont freinés par le blocage au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU, où les États-Unis soutiennent Israël sans concession.

Pressions régionales sur l’Iran et la Syrie

Selon Al-Quds, l’Iran a intensifié ses avertissements contre Israël, déclarant que toute tentative de déstabilisation supplémentaire au Liban ou en Syrie pourrait entraîner une réponse régionale. L’Iran considère les attaques israéliennes comme faisant partie d’une stratégie plus large pour affaiblir son influence dans la région. Téhéran a également intensifié son soutien au Hezbollah, selon des sources non officielles.

De son côté, Al-Arabi Al-Jadid rapporte que la Syrie est également ciblée par des frappes israéliennes visant des convois soupçonnés de transporter des armes au Hezbollah. Ces attaques transfrontalières témoignent d’une extension du conflit, mettant en péril les équilibres régionaux.

Ligue arabe : vers une position collective

Al-Sharq Al-Awsat évoque l’initiative irakienne pour convoquer une session extraordinaire de la Ligue arabe, afin de condamner les agressions israéliennes contre le Liban et Gaza. L’Irak, soutenu par d’autres pays arabes comme l’Algérie et le Qatar, cherche à construire un consensus pour une réponse régionale. Cependant, Al-Quds note que certains pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, adoptent une position plus prudente, cherchant à équilibrer leurs relations avec Israël et leurs engagements envers les pays arabes.

ONU et organisations internationales : appels à une enquête

Les trois sources rapportent que les Nations Unies intensifient leurs appels à une enquête sur les frappes israéliennes au Liban. Al-Arabi Al-Jadid précise que plusieurs membres du Conseil de sécurité, dont la Russie et la Chine, demandent une réunion d’urgence pour discuter des violations des droits humains commises dans les zones de conflit.

En revanche, Al-Sharq Al-Awsat souligne les blocages au sein de l’ONU, où le soutien des États-Unis à Israël empêche toute résolution contraignante. Les appels à une trêve humanitaire restent lettre morte, aggravant la situation sur le terrain.

Les implications géopolitiques plus larges

Al-Quds analyse la crise actuelle comme un pivot dans la confrontation entre Israël et l’axe Iran-Syrie-Hezbollah. La dynamique régionale est compliquée par la situation en Gaza et les tensions croissantes avec la Russie et la Chine, qui soutiennent indirectement les adversaires d’Israël.

En conclusion, Al-Arabi Al-Jadid estime que la situation au Liban reflète une lutte d’influence régionale et internationale, où le pays devient un champ de bataille pour des agendas géopolitiques conflictuels.

Économie

Destruction des infrastructures et effondrement des secteurs clés

Selon Al-Arabi Al-Jadid, les raids israéliens sur le Sud-Liban et la banlieue sud de Beyrouth ont causé des dommages importants aux infrastructures économiques. Les routes principales reliant les zones rurales aux centres urbains sont impraticables, ce qui perturbe gravement le commerce local. Dans la région de la Bekaa, des fermes et des usines de transformation agroalimentaire ont été détruites, mettant en péril des milliers d’emplois.

Al-Quds rapporte que les bombardements ont également ciblé des centrales électriques et des réseaux de distribution d’eau, aggravant les pénuries d’électricité et d’eau déjà chroniques. Ces dommages s’ajoutent à une crise économique préexistante, marquée par une inflation galopante et une forte dévaluation de la livre libanaise.

Exode des capitaux et paralysie du secteur bancaire

Al-Sharq Al-Awsat met en avant l’impact de la crise sécuritaire sur le secteur bancaire libanais. La fuite des capitaux s’accélère alors que la confiance des investisseurs s’effondre. Les banques, déjà fragilisées par la crise financière depuis 2019, limitent davantage les retraits en devises étrangères, provoquant une colère croissante parmi les déposants.

Selon Al-Arabi Al-Jadid, les institutions financières internationales, y compris le FMI, hésitent à fournir un soutien financier tant que les réformes structurelles demandées restent inachevées. Les incertitudes liées au conflit prolongé freinent également toute tentative de relance économique.

Un secteur agricole dévasté

Al-Quds souligne que l’agriculture, un secteur clé dans les régions du Sud et de la Bekaa, subit des pertes colossales. Les bombardements ont détruit des terres cultivées, des silos à grains et des systèmes d’irrigation. Les agriculteurs, qui dépendent de leurs récoltes pour subsister, sont contraints d’abandonner leurs terres en raison des hostilités.

En parallèle, Al-Sharq Al-Awsat note que l’exportation de produits agricoles, notamment vers les pays voisins, est quasiment paralysée en raison des blocages aux frontières et des routes endommagées. Cette situation exacerbe la dépendance du Liban aux importations, entraînant une augmentation des prix des produits alimentaires de base.

Impact sur le commerce et les PME

Les petites et moyennes entreprises (PME), colonne vertébrale de l’économie libanaise, sont également gravement touchées. Selon Al-Arabi Al-Jadid, de nombreuses entreprises ont fermé leurs portes, incapables de faire face aux coûts croissants de l’énergie et à l’effondrement du pouvoir d’achat des consommateurs. Le commerce informel, qui représentait une bouée de sauvetage pour de nombreuses familles, est désormais en déclin en raison de l’insécurité et des restrictions de mouvement.

Absence de soutien gouvernemental

Al-Quds critique l’absence de réponses claires de la part des autorités libanaises pour soutenir l’économie. Le gouvernement, déjà limité par la crise budgétaire, ne dispose pas des moyens nécessaires pour réparer les infrastructures détruites ou fournir une assistance financière aux secteurs sinistrés. Les appels à l’aide internationale se heurtent à une réponse timide, notamment en raison de l’instabilité politique persistante.

Projets énergétiques en péril

Al-Sharq Al-Awsat souligne que les projets d’exploration de gaz en Méditerranée, présentés comme une solution à long terme pour redresser l’économie libanaise, sont désormais menacés. Les zones offshore, proches des zones de conflit, sont sous surveillance israélienne accrue, rendant toute progression difficile. Les investisseurs étrangers hésitent à s’engager dans un pays perçu comme hautement risqué.

Augmentation des inégalités

La crise économique actuelle aggrave les disparités sociales au Liban. Selon Al-Arabi Al-Jadid, les classes les plus vulnérables, notamment dans les zones rurales, subissent de plein fouet les effets combinés de la guerre et de la crise économique. Les ONG locales et internationales tentent de combler les lacunes, mais leurs efforts restent insuffisants face à l’ampleur des besoins.

Justice

Appels à une enquête internationale sur les crimes de guerre

Selon Al-Quds, le gouvernement libanais intensifie ses efforts pour documenter les crimes de guerre présumés commis par Israël, en ciblant des civils et des infrastructures vitales. Des appels ont été adressés à la Cour pénale internationale (CPI) et au Conseil de sécurité de l’ONU, exigeant l’ouverture immédiate d’enquêtes indépendantes. Les frappes aériennes, notamment celles de Basta et de Khiam, sont décrites comme des attaques disproportionnées visant à terroriser la population.

Al-Arabi Al-Jadid souligne que la communauté internationale reste divisée sur ces démarches. Alors que certains pays européens, comme la France et l’Allemagne, appellent à des investigations rapides, les États-Unis et Israël rejettent fermement toute implication de la CPI, mettant en avant la légitimité des actions militaires israéliennes.

Documenter les violations pour des actions juridiques

Al-Sharq Al-Awsat rapporte que le Liban s’appuie sur des organisations locales et internationales pour collecter des preuves des violations des droits humains. Des vidéos, des témoignages de survivants et des rapports d’ONG sont compilés pour étayer les accusations contre Israël. Ces documents sont considérés comme essentiels pour préparer des recours devant des instances internationales.

Cependant, Al-Quds note que le processus est entravé par des problèmes logistiques, notamment l’accès limité aux zones touchées en raison des frappes continues. Les organisations humanitaires font face à des risques élevés, ce qui ralentit la documentation systématique des violations.

Les critiques sur l’immunité israélienne

Les trois sources s’accordent à souligner l’existence d’un « double standard » dans l’application des lois internationales. Al-Arabi Al-Jadid critique le fait qu’Israël bénéficie d’une immunité de facto en raison du soutien indéfectible des États-Unis, malgré des preuves accablantes de crimes de guerre. Cette position alimente une frustration croissante parmi les victimes et les défenseurs des droits humains.

Al-Quds ajoute que cette impunité pourrait encourager davantage de violations, les forces israéliennes agissant en toute liberté, sans crainte de sanctions internationales. Ces critiques se multiplient également au sein des institutions onusiennes, bien que le Conseil de sécurité reste paralysé par les vetos américains.

Crimes contre le patrimoine culturel

Al-Sharq Al-Awsat met en avant une dimension souvent ignorée des frappes israéliennes : la destruction de sites historiques et culturels au Liban. Ces attaques sont décrites comme des tentatives de détruire l’identité collective libanaise. Le gouvernement libanais prépare des plaintes spécifiques pour ces actes, considérés comme des crimes contre le patrimoine selon les conventions internationales.

Tensions internes autour de la justice

Selon Al-Arabi Al-Jadid, la question de la justice crée également des divisions au sein du Liban. Certains partis politiques, notamment l’opposition, critiquent le gouvernement pour son incapacité à protéger les civils et à répondre efficacement aux violations israéliennes. D’autres considèrent que les efforts juridiques, bien qu’importants, ne suffisent pas à compenser l’absence d’une réponse militaire adéquate.

L’appel à une solidarité juridique arabe

Al-Quds rapporte que le Liban a demandé le soutien des pays arabes pour renforcer ses démarches juridiques internationales. Une résolution pourrait être proposée lors de la prochaine réunion de la Ligue arabe, appelant à une coordination pour dénoncer Israël devant les tribunaux internationaux. Toutefois, Al-Sharq Al-Awsat note que certains pays, notamment ceux ayant des relations normalisées avec Israël, hésitent à soutenir une telle initiative.

Perspectives limitées de justice immédiate

Malgré ces efforts, Al-Arabi Al-Jadid estime que les chances de voir des résultats concrets à court terme restent faibles. Le système international de justice est perçu comme trop lent et politisé pour répondre rapidement aux crises en cours. Les victimes, elles, continuent de souffrir dans un contexte d’impunité généralisée.

Société

Crise humanitaire majeure

Selon Al-Arabi Al-Jadid, la population libanaise fait face à une crise humanitaire sans précédent, exacerbée par les frappes israéliennes continues. Les déplacements massifs de populations du Sud-Liban vers les régions nordiques et les villes principales, comme Beyrouth et Tripoli, mettent à rude épreuve les infrastructures d’accueil. Les camps improvisés autour de Saïda et de Tyr, rapportés par Al-Quds, sont débordés, avec des conditions sanitaires déplorables.

Al-Sharq Al-Awsat ajoute que les services médicaux peinent à répondre à l’afflux de blessés dans les hôpitaux, déjà limités par une pénurie chronique de médicaments et de matériel. La situation est particulièrement critique pour les enfants et les personnes âgées, vulnérables aux maladies et aux conditions de vie précaires.

Solidarité locale face à l’adversité

Malgré les divisions politiques, Al-Quds met en lumière des initiatives locales de solidarité. Des associations et des ONG libanaises organisent des collectes de fonds, des distributions de vivres et des hébergements temporaires pour les familles déplacées. Les communautés religieuses, chrétiennes comme musulmanes, se mobilisent également pour apporter leur soutien, transcendant les clivages confessionnels habituels.

Cependant, Al-Arabi Al-Jadid souligne que ces efforts, bien qu’admirables, sont loin de suffire face à l’ampleur des besoins. Les appels au soutien international se multiplient, mais les réponses restent limitées en raison des contraintes logistiques et des préoccupations sécuritaires.

Impact psychologique de la guerre

Les trois sources convergent sur les répercussions psychologiques dramatiques de la guerre sur la population libanaise. Al-Sharq Al-Awsat rapporte une augmentation des cas de stress post-traumatique, de dépression et d’anxiété, particulièrement chez les enfants. Les bruits constants des explosions et des survols de drones créent un climat de peur permanente, qui affecte profondément la santé mentale des habitants.

Al-Quds met en avant l’impact sur les familles, nombreuses à être séparées en raison des déplacements ou de la perte de membres proches. Cette désintégration des structures familiales traditionnelles accroît le sentiment d’insécurité et d’instabilité.

Accès limité à l’éducation

La crise touche également le secteur de l’éducation. Al-Arabi Al-Jadid rapporte que de nombreuses écoles dans les zones touchées ont été fermées ou détruites, privant des milliers d’enfants d’accès à l’enseignement. Les établissements encore en activité servent souvent de refuges pour les déplacés, rendant l’organisation des cours quasi impossible.

Selon Al-Sharq Al-Awsat, les enseignants et les associations locales tentent de mettre en place des alternatives, comme des cours en ligne ou des programmes éducatifs improvisés. Cependant, les coupures d’électricité et l’accès limité à Internet dans de nombreuses régions compliquent ces initiatives.

Crise alimentaire et sanitaire

Al-Quds met en lumière une aggravation de la crise alimentaire, exacerbée par la destruction des terres agricoles et les blocages des routes d’approvisionnement. Les prix des denrées de base continuent de grimper, rendant l’accès à la nourriture difficile pour une grande partie de la population. Les banques alimentaires locales peinent à répondre à la demande croissante.

Les conditions sanitaires se détériorent également, avec des épidémies potentielles signalées dans les camps de déplacés. Al-Sharq Al-Awsat rapporte un manque critique d’accès à l’eau potable, tandis que les services de gestion des déchets sont interrompus dans de nombreuses régions.

Une résilience mise à l’épreuve

Malgré ces défis, Al-Arabi Al-Jadid souligne la résilience du peuple libanais. Des témoignages de solidarité, de créativité et de résistance émergent, illustrant la capacité des Libanais à faire face à l’adversité. Cependant, Al-Qudsmet en garde contre un épuisement progressif des ressources et des énergies, si la situation actuelle devait se prolonger.

Culture

Destruction du patrimoine culturel

Selon Al-Quds, les frappes israéliennes ont causé des dégâts irréversibles à plusieurs sites historiques et monuments du Sud-Liban. Parmi les lieux touchés figurent des églises, des mosquées et des sites archéologiques, qui constituent une part importante de l’identité culturelle du pays. Ces destructions sont qualifiées par Al-Quds de « crimes culturels », une tentative délibérée d’effacer la mémoire collective libanaise.

Al-Arabi Al-Jadid ajoute que des centres culturels et des bibliothèques, notamment à Beyrouth et dans la Bekaa, ont également été endommagés. Ces lieux jouaient un rôle crucial dans la préservation et la diffusion de la culture libanaise, particulièrement dans un contexte de crise prolongée.

Mobilisation des artistes et intellectuels

En dépit des pertes, la communauté artistique libanaise s’organise pour résister. Al-Arabi Al-Jadid rapporte que des artistes utilisent leurs œuvres pour dénoncer les violences et sensibiliser la communauté internationale à la situation au Liban. Des expositions improvisées et des performances en ligne mettent en lumière les récits des civils touchés par la guerre.

Al-Sharq Al-Awsat met en avant des initiatives de solidarité culturelle, telles que la collecte de fonds par des musiciens et écrivains libanais vivant à l’étranger. Ces efforts visent à reconstruire les infrastructures culturelles et à soutenir les artistes locaux affectés par la crise.

Rôle de la culture dans la résilience nationale

Al-Quds souligne que, malgré la guerre, la culture reste un vecteur essentiel de résilience pour le peuple libanais. La poésie, la musique et les traditions orales jouent un rôle crucial pour maintenir un sentiment d’appartenance et d’unité nationale. Les festivals culturels, bien que largement suspendus, sont remplacés par des événements numériques qui rassemblent les Libanais autour de leur patrimoine commun.

Menace sur les industries culturelles

Les trois sources rapportent que les industries culturelles libanaises, déjà fragilisées par la crise économique, sont au bord de l’effondrement. Al-Arabi Al-Jadid indique que les cinémas, les théâtres et les galeries d’art font face à des fermetures massives, incapables de faire face à la baisse des fréquentations et à l’augmentation des coûts.

Al-Sharq Al-Awsat met également en lumière l’impact sur les artistes indépendants, qui manquent de soutien institutionnel et de ressources pour continuer à créer. Certains sont contraints de quitter le pays, aggravant la fuite des talents et le vide culturel.

Appels à la protection du patrimoine

Al-Quds rapporte que plusieurs organisations internationales, dont l’UNESCO, ont exprimé leur inquiétude face aux attaques contre le patrimoine culturel libanais. Des appels ont été lancés pour une intervention urgente afin de protéger les sites restants et d’empêcher de nouvelles destructions.

Cependant, Al-Sharq Al-Awsat note que ces initiatives sont limitées par les contraintes sécuritaires et le manque de coordination avec les autorités locales. La protection du patrimoine culturel reste donc largement tributaire des efforts locaux.

Perspectives pour la reconstruction culturelle

En conclusion, Al-Arabi Al-Jadid estime que la reconstruction du secteur culturel sera un élément clé de la résilience nationale une fois les hostilités terminées. Les artistes et intellectuels libanais, malgré les défis, continuent de jouer un rôle de premier plan pour maintenir l’espoir et préserver l’identité culturelle du pays.

International

Le conflit libanais sur la scène internationale

Al-Quds met en avant la polarisation croissante de la communauté internationale concernant le conflit au Liban. D’un côté, les États-Unis et leurs alliés soutiennent fermement les actions israéliennes, qualifiées de « légitime défense », tandis que d’autres acteurs, notamment la Russie, la Chine, et plusieurs pays européens, appellent à une désescalade et à un cessez-le-feu immédiat.

Selon Al-Arabi Al-Jadid, les Nations Unies ont intensifié leurs appels à la retenue, dénonçant les frappes israéliennes qui visent des infrastructures civiles. Cependant, les efforts pour adopter une résolution contraignante au Conseil de sécurité se heurtent au veto américain, limitant toute action concrète.

Mobilisation de la Ligue arabe

Al-Sharq Al-Awsat rapporte que la Ligue arabe, à l’initiative de l’Irak, prévoit une réunion d’urgence pour discuter des répercussions de l’escalade israélienne au Liban et dans la région. Plusieurs pays, dont l’Algérie et la Jordanie, soutiennent une position unifiée pour condamner les agressions israéliennes, tandis que certains membres du Golfe, comme les Émirats arabes unis, hésitent à adopter une ligne trop critique envers Israël en raison de leurs accords de normalisation.

Al-Quds souligne que cette division au sein du bloc arabe limite l’impact des initiatives diplomatiques et réduit les chances d’une réponse collective forte.

L’Iran et la Russie en soutien au Liban

D’après Al-Arabi Al-Jadid, l’Iran intensifie ses avertissements à Israël, affirmant que toute attaque prolongée contre le Liban ou le Hezbollah pourrait entraîner une réaction militaire régionale. Téhéran perçoit cette escalade comme une tentative de Washington et de Tel-Aviv d’affaiblir son influence au Levant.

En parallèle, Al-Quds rapporte que la Russie critique ouvertement les frappes israéliennes, les qualifiant de violations du droit international. Moscou, en coordination avec Damas, soutient des efforts diplomatiques pour apaiser les tensions, bien que ses actions concrètes restent limitées en raison de son engagement militaire en Ukraine.

La Chine appelle au dialogue

Al-Sharq Al-Awsat note que la Chine, tout en adoptant une position plus neutre, appelle à un dialogue inclusif pour résoudre la crise. Pékin critique néanmoins les attaques israéliennes et réaffirme son soutien à la souveraineté du Liban. Cette position reflète les efforts de la Chine pour renforcer son rôle en tant que médiateur dans les conflits régionaux.

Réactions en Europe

Les pays européens, notamment la France et l’Allemagne, expriment leur inquiétude face à la crise humanitaire au Liban. Selon Al-Arabi Al-Jadid, Paris joue un rôle actif dans les discussions internationales, appelant à une trêve humanitaire immédiate. Cependant, les initiatives européennes sont perçues comme insuffisantes en raison du manque d’unité et de l’influence prépondérante des États-Unis.

Al-Quds rapporte également que des manifestations en soutien au Liban ont eu lieu dans plusieurs capitales européennes, dénonçant les actions israéliennes et appelant leurs gouvernements à agir pour protéger les civils.

Les organisations internationales impuissantes

Les trois sources soulignent les limites des organisations internationales dans la gestion de la crise. Al-Sharq Al-Awsatmentionne que l’ONU, malgré ses appels répétés, peine à mobiliser des ressources pour répondre aux besoins humanitaires croissants. Les agences onusiennes, comme l’UNICEF et le Programme alimentaire mondial, alertent sur une catastrophe humanitaire imminente si l’aide ne parvient pas rapidement.

Le Liban, otage des enjeux géopolitiques

En conclusion, Al-Arabi Al-Jadid et Al-Quds analysent la situation au Liban comme un enjeu central dans une confrontation plus large entre Israël, ses alliés occidentaux, et l’axe Iran-Russie-Chine. Le pays se retrouve piégé dans une dynamique géopolitique où les intérêts des grandes puissances priment sur les considérations humanitaires et la souveraineté libanaise.

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