jeudi, janvier 22, 2026

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Revue de presse du 30/12/24: Le soutien international à Joseph Aoun ne suffit pas face aux divisions internes

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Crise présidentielle au Liban : enjeux et blocages persistants

Le Liban fait face à une impasse politique majeure à l’approche de la session parlementaire prévue le 9 janvier 2024 pour l’élection d’un nouveau président. Depuis des mois, les factions politiques locales ne parviennent pas à s’accorder sur un candidat de consensus. Le soutien international, notamment de la France et de l’Arabie saoudite, à la candidature de Joseph Aoun, commandant en chef de l’armée libanaise, ne suffit pas à surmonter les divisions internes. Nida’ Al Watan (30 décembre 2024) rapporte que le Hezbollah et ses alliés continuent de poser leur veto à cette candidature, exigeant des garanties sur leur influence au sein du futur gouvernement. De son côté, le président du Parlement, Nabih Berri, a réaffirmé sa détermination à mener la session à son terme, malgré ces tensions​​​.

Par ailleurs, la communauté internationale maintient la pression pour débloquer la situation. Al Sharq Al Awsat (30 décembre 2024) mentionne la visite imminente d’Amos Hochstein, envoyé spécial américain, et d’un représentant saoudien à Beyrouth. Ces initiatives traduisent une volonté de stabilisation régionale, mais révèlent aussi une dépendance accrue du Liban vis-à-vis des acteurs externes pour résoudre ses propres crises​​.

Tensions croissantes au Sud-Liban

La situation sécuritaire au Sud-Liban demeure préoccupante, marquée par une intensification des incursions israéliennes. Al Quds (30 décembre 2024) indique que ces actions violent la résolution 1701 des Nations unies, compromettant la stabilité de la région. Les bombardements israéliens ciblant des villages frontaliers et des infrastructures civiles accentuent le sentiment d’insécurité parmi les habitants. De nouvelles figures issues des jeunes générations, proches du Hezbollah, émergent comme leaders de la résistance locale, selon Al Bina’ (30 décembre 2024). Ces développements soulignent un climat de tensions grandissant, avec des implications potentielles sur la sécurité régionale​​.

Le dossier syrien : entre transition et incertitudes

La Syrie reste un dossier central pour la région, avec des répercussions directes sur le Liban. Ahmed al-Shar’a, chef de l’administration de transition syrienne, a récemment annoncé un plan de transition incluant une nouvelle constitution et des élections sur une période de quatre ans. Cependant, comme le souligne Ad Diyar (30 décembre 2024), cette initiative rencontre scepticisme et opposition. Les défis logistiques et politiques, ainsi que la présence continue de forces étrangères comme la Russie et l’Iran, limitent les chances de succès d’un tel projet​​.

Au Liban, les discussions sur le retour des réfugiés syriens et la reconstruction de la Syrie alimentent également les tensions politiques. Annahar (30 décembre 2024) souligne que le gouvernement libanais cherche à obtenir des financements internationaux pour gérer ces dossiers, mais l’absence de consensus entre les parties régionales complique la mise en œuvre de ces projets​.

Économie libanaise : une crise chronique

La crise économique libanaise reste une source de préoccupation majeure. La dévaluation de la livre libanaise, qui atteint plus de 89 000 livres pour un dollar, reflète une instabilité financière profonde. El Sharq (30 décembre 2024) rapporte que cette situation découle en grande partie de l’impasse politique, qui empêche la mise en œuvre des réformes nécessaires pour débloquer les fonds internationaux. Malgré tout, certains observateurs espèrent que la résolution de la crise présidentielle pourrait amorcer un redressement économique​​.

Les partenaires internationaux, dont le FMI, conditionnent leur aide à l’adoption de réformes structurelles, notamment dans le secteur bancaire. Cependant, comme le note Al Joumhouriyat (30 décembre 2024), les divisions politiques internes rendent incertaine la concrétisation de ces réformes à court terme​​.

La tragédie de Gaza : escalade et crise humanitaire

À l’international, Gaza reste au centre des préoccupations. Al Quds (30 décembre 2024) décrit une situation dramatique, marquée par des bombardements intensifs de la part d’Israël. Ces attaques visent des infrastructures civiles et médicales, aggravant une crise humanitaire déjà critique. L’Organisation mondiale de la santé a signalé que des milliers de civils sont piégés dans des zones de conflit, sans accès aux besoins de base. Les appels à un cessez-le-feu, lancés par des organisations internationales, restent sans effet face au soutien américain à Israël et au blocage des résolutions onusiennes​.

Focus sur les relations syro-libanaises

Une relation stratégique en pleine reconfiguration

Les relations syro-libanaises, historiquement complexes et souvent marquées par une dépendance asymétrique, traversent une phase critique. Depuis la fin officielle du conflit syrien, les enjeux de reconstruction, le retour des réfugiés syriens et les répercussions des conflits passés dominent les discussions bilatérales. Cependant, ces relations restent embourbées dans des rivalités régionales et des dynamiques de pouvoir opposant divers acteurs locaux et internationaux.

Le transfert d’officiers syriens : un geste controversé

Un récent développement qui a marqué ces relations est le transfert par les autorités libanaises de plusieurs officiers syriens au nouveau régime syrien. Selon Ad Diyar (30 décembre 2024), ces individus étaient recherchés pour leur implication présumée dans des actes de désertion et des violations des droits de l’homme pendant la guerre civile. Ce transfert a été perçu comme un geste de coopération de la part de Beyrouth envers Damas, mais il suscite également des critiques.

Al Akhbar (30 décembre 2024) souligne que les opposants à cette décision craignent qu’elle ne représente une soumission aux pressions syriennes, compromettant ainsi la souveraineté libanaise. Par ailleurs, des groupes de défense des droits humains ont exprimé leurs inquiétudes concernant le sort de ces officiers une fois remis aux autorités syriennes, compte tenu des pratiques de répression encore largement documentées à Damas.

Reconstruction syrienne et implications libanaises

La reconstruction de la Syrie, un enjeu crucial pour la stabilité régionale, implique directement le Liban. Selon Al Joumhouriyat (30 décembre 2024), le Liban est confronté à des pressions pour jouer un rôle dans la réhabilitation des infrastructures syriennes, tout en gérant les défis internes liés à sa propre crise économique. L’implication de grandes puissances comme la Russie et l’Iran dans le processus de reconstruction exacerbe les tensions. Moscou, notamment, a poussé pour des projets communs de réhabilitation des infrastructures énergétiques, mais ces initiatives se heurtent aux sanctions internationales.

De plus, El Sharq (30 décembre 2024) indique que des acteurs régionaux comme l’Arabie saoudite surveillent avec méfiance les implications de cette reconstruction, considérant le Liban comme un acteur potentiel dans une équation qui favorise l’Iran et le régime syrien.

Le retour des réfugiés syriens : un défi bilatéral

Le dossier des réfugiés syriens au Liban demeure l’un des principaux points de discorde entre Beyrouth et Damas. Avec plus de 1,5 million de réfugiés enregistrés sur son territoire, le Liban peine à gérer cette crise humanitaire prolongée. Annahar (30 décembre 2024) rapporte que le gouvernement libanais a intensifié ses appels à la communauté internationale pour financer des initiatives de retour volontaire. Cependant, ces démarches se heurtent à des obstacles politiques, notamment le refus des autorités syriennes d’offrir des garanties sécuritaires suffisantes aux rapatriés.

Par ailleurs, Al Akhbar révèle que certaines factions politiques libanaises, notamment proches du Hezbollah, plaident pour une normalisation complète avec le régime syrien afin d’accélérer le processus de retour. À l’inverse, les partis opposés à Bachar al-Assad critiquent cette approche, craignant qu’elle ne renforce la mainmise syrienne sur la politique libanaise.

Influences internationales et tensions locales

Les relations syro-libanaises sont également influencées par les rivalités internationales. Les États-Unis et l’Union européenne maintiennent des sanctions strictes contre le régime syrien, limitant la marge de manœuvre du Liban dans ses échanges avec Damas. Par ailleurs, l’Iran continue de jouer un rôle clé dans le soutien au gouvernement syrien, consolidant son influence au Liban à travers le Hezbollah. Cette dynamique, comme le rapporte Al Bina’ (30 décembre 2024), accentue les clivages internes au Liban, entre les partisans d’une alliance stratégique avec la Syrie et ceux qui prônent une prise de distance pour préserver l’indépendance libanaise.

Focus sur la situation au Sud du Liban

Une région sous tension constante

Le Sud-Liban, région frontalière avec Israël, demeure une zone stratégique et volatile. Depuis plusieurs mois, les incursions israéliennes, les violations répétées des résolutions internationales, et la mobilisation des acteurs locaux alimentent un climat de tensions croissantes. Ces développements reflètent des dynamiques géopolitiques complexes où s’entrecroisent intérêts militaires, politiques, et diplomatiques.

Violations israéliennes et escalade militaire

Selon Al Quds (30 décembre 2024), Israël a intensifié ses opérations militaires dans les zones frontalières, violant ainsi la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies. Ces incursions comprennent des survols aériens et des bombardements ciblés sur des villages du Sud-Liban, souvent justifiés par la nécessité de neutraliser des « menaces sécuritaires ». Ces actions exacerbent l’instabilité dans la région et soulèvent des inquiétudes quant à une éventuelle escalade majeure.

Les forces de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) peinent à maintenir la paix, confrontées à des critiques sur leur inefficacité. Al Joumhouriyat (30 décembre 2024) rapporte que les habitants des villages frontaliers dénoncent l’inaction des troupes internationales face aux violations israéliennes répétées, appelant à une révision du mandat de la FINUL pour inclure des mesures plus strictes de protection.

Résistance locale et nouvelles figures émergentes

Face à ces agressions, des mouvements de résistance locale prennent de l’ampleur. Al Bina’ (30 décembre 2024) met en avant l’émergence de nouvelles figures issues de la jeunesse du Sud-Liban, proches du Hezbollah, qui mobilisent les communautés locales pour renforcer la défense des zones frontalières. Ces initiatives, bien que largement soutenues par certains segments de la population, exacerbent les divisions internes au Liban, notamment entre partisans et opposants au Hezbollah.

De plus, Ad Diyar (30 décembre 2024) souligne que le Hezbollah maintient une présence renforcée dans les villages du Sud, consolidant son rôle de protecteur face aux agressions israéliennes tout en attisant les tensions avec les acteurs internationaux.

Impact humanitaire et social

Les communautés locales paient un lourd tribut à cette instabilité. Annahar (30 décembre 2024) rapporte que de nombreux habitants des villages frontaliers vivent dans une insécurité permanente, avec des infrastructures endommagées et un accès limité aux services de base. Les écoles et les hôpitaux sont souvent touchés par les incursions, aggravant les conditions de vie dans cette région déjà marginalisée.

Le déplacement des populations est également un problème croissant. El Sharq (30 décembre 2024) indique que des familles entières quittent leurs villages par crainte de nouvelles escalades, alimentant une crise humanitaire que les autorités libanaises peinent à gérer en raison de ressources limitées.

Rôle des acteurs internationaux et régionaux

Les tensions au Sud-Liban reflètent également un jeu d’influences entre acteurs internationaux et régionaux. Israël, soutenu par les États-Unis, intensifie ses opérations dans un contexte de confrontation indirecte avec l’Iran. Nida’ Al Watan (30 décembre 2024) souligne que cette situation place le Liban dans une position délicate, alors que des discussions diplomatiques entre Riyad et Téhéran cherchent à réduire les tensions régionales.

Par ailleurs, les appels internationaux à une désescalade se multiplient, mais restent souvent sans effet concret. La France et l’Union européenne, principaux soutiens au mandat de la FINUL, peinent à convaincre Israël de respecter les engagements internationaux, alors que l’Iran continue de soutenir activement le Hezbollah dans ses efforts de défense.

Focus sur la présidentielle

Une échéance critique pour le Liban

La crise présidentielle libanaise, qui dure depuis plus d’un an, cristallise les tensions politiques, confessionnelles et diplomatiques du pays. À l’approche de la session parlementaire prévue le 9 janvier 2024, les acteurs nationaux et internationaux intensifient leurs efforts pour désigner un successeur à Michel Aoun, mais les divisions internes restent profondes.

Joseph Aoun, une figure de consensus ?

Joseph Aoun, commandant en chef de l’armée libanaise, émerge comme le candidat favori de plusieurs acteurs internationaux, notamment la France, l’Arabie saoudite et les États-Unis. Al Sharq Al Awsat (30 décembre 2024) rapporte que sa candidature est perçue comme un moyen de stabiliser le pays dans un contexte de crise profonde. Cependant, Al Akhbar (30 décembre 2024) souligne que le Hezbollah et ses alliés bloquent cette option, exigeant des garanties sur leur rôle dans le futur gouvernement. Cette position reflète l’opposition historique entre le camp pro-occidental et les forces alignées avec l’Iran.

Nabih Berri, président du Parlement, a déclaré à Nida’ Al Watan (30 décembre 2024) qu’il compte mener la session du 9 janvier à son terme, même si plusieurs tours de scrutin sont nécessaires. Son insistance met en lumière l’importance de cette échéance pour sortir de l’impasse politique et éviter une aggravation de la crise économique.

Les enjeux confessionnels et politiques

La présidentielle libanaise, traditionnellement réservée à un chrétien maronite, exacerbe les rivalités confessionnelles dans un contexte de crise nationale. Ad Diyar (30 décembre 2024) rapporte que certains leaders chrétiens appellent à une réforme institutionnelle pour limiter les tensions communautaires, mais cette proposition rencontre peu de soutien. Par ailleurs, Al Bina’ (30 décembre 2024) note que des figures sunnites et chiites influentes redoutent qu’un président trop aligné sur une seule faction n’aggrave les divisions.

La fragmentation du Parlement complique davantage le processus. Avec 128 députés répartis entre plusieurs blocs rivaux, aucun camp ne dispose d’une majorité claire. El Sharq (30 décembre 2024) souligne que cette configuration oblige à des négociations laborieuses pour parvenir à un consensus, tandis que l’absence de compromis pourrait prolonger la vacance présidentielle.

Pressions internationales et diplomatiques

La communauté internationale joue un rôle clé dans cette élection. Selon Al Joumhouriyat (30 décembre 2024), des émissaires français, américains et saoudiens intensifient leurs visites à Beyrouth pour faciliter les discussions. Ces efforts traduisent l’importance géopolitique du Liban dans la région, mais révèlent aussi une dépendance accrue des décideurs libanais à l’égard des puissances étrangères.

Cependant, Annahar (30 décembre 2024) met en garde contre le risque que ces pressions internationales alimentent davantage les tensions internes, chaque camp cherchant à maximiser ses gains en jouant sur les alliances externes.

Conséquences pour l’économie et la stabilité

Le blocage présidentiel a des répercussions directes sur l’économie libanaise, déjà en crise. La livre libanaise continue de se dévaluer, atteignant des niveaux records. Al Quds (30 décembre 2024) indique que les espoirs d’un redressement économique dépendent de l’élection d’un président capable de rétablir la confiance des investisseurs et de débloquer l’aide internationale, notamment les fonds promis par le FMI.

La formation d’un gouvernement fonctionnel est également cruciale pour mettre en œuvre les réformes nécessaires, notamment dans le secteur bancaire et financier. Toutefois, tant que la vacance présidentielle persiste, ces réformes restent hors d’atteinte.

Politique locale

Le Liban face à des défis institutionnels et sociaux

La politique locale libanaise reste dominée par des crises multiples, mêlant dysfonctionnement institutionnel, tensions confessionnelles et pression sociale. À l’approche de l’élection présidentielle, les divisions internes et les priorités divergentes des acteurs politiques exacerbent les défis auxquels le pays est confronté.

Blocage institutionnel : des institutions paralysées

L’absence de président depuis plus d’un an paralyse l’ensemble des institutions publiques. Selon Nida’ Al Watan (30 décembre 2024), le Parlement peine à se réunir pour voter des réformes essentielles, tandis que le gouvernement, limité à la gestion des affaires courantes, ne peut adopter les mesures nécessaires pour répondre aux attentes populaires. Ce blocage contribue à la détérioration des services publics, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation, aggravant le mécontentement général.

Crise des municipalités : une gouvernance locale sous pression

Les municipalités, autrefois perçues comme un rempart contre l’effondrement institutionnel, sont également touchées par la crise. Ad Diyar (30 décembre 2024) rapporte que de nombreuses collectivités locales sont incapables de payer leurs employés ou d’assurer des services de base en raison de la dévaluation de la livre libanaise et de l’absence de transferts financiers de l’État. Cette situation alimente un sentiment d’abandon parmi les habitants, en particulier dans les zones rurales.

Montée des tensions confessionnelles et sécuritaires

La fragmentation confessionnelle continue de structurer la vie politique libanaise. Al Akhbar (30 décembre 2024) souligne que certains groupes politiques exploitent ces divisions pour consolider leur pouvoir, ce qui accroît les tensions entre communautés. Par ailleurs, El Sharq (30 décembre 2024) met en lumière une augmentation des incidents de violence dans certaines régions sensibles, notamment à Tripoli et Saïda, où des affrontements sporadiques témoignent de la fragilité de la sécurité locale.

Mobilisation sociale : un mécontentement généralisé

La société civile reste active malgré les difficultés. Annahar (30 décembre 2024) rapporte que des manifestations sporadiques ont lieu dans plusieurs villes, réclamant des réformes économiques et sociales. Toutefois, ces mobilisations manquent de coordination et peinent à obtenir des résultats concrets face à un pouvoir politique largement indifférent.

Les syndicats, notamment ceux des enseignants et des professionnels de santé, organisent également des grèves pour protester contre la détérioration de leurs conditions de travail et la perte de pouvoir d’achat. Al Bina’ (30 décembre 2024) indique que ces mouvements de grève risquent de s’intensifier dans les mois à venir, amplifiant la pression sur un système déjà au bord de l’effondrement.

Les initiatives locales pour pallier les défaillances de l’État

Face à ces défis, certaines communautés locales et ONG prennent des initiatives pour combler les lacunes laissées par l’État. Al Joumhouriyat (30 décembre 2024) met en avant des exemples de solidarité communautaire, comme des réseaux de distribution alimentaire dans les quartiers les plus touchés par la crise, ou des écoles locales organisées par des bénévoles. Bien que louables, ces efforts restent insuffisants pour répondre aux besoins croissants de la population.

Diplomatie

Le Liban au cœur des enjeux régionaux et internationaux

La diplomatie libanaise, bien que largement paralysée par la crise politique interne, reste un point focal dans les stratégies régionales et internationales. Les relations du pays avec ses voisins, les puissances mondiales, et les organisations internationales reflètent les tensions géopolitiques qui traversent la région.

Pressions internationales autour de la présidentielle

L’élection présidentielle libanaise est au centre des attentions internationales. Al Sharq Al Awsat (30 décembre 2024) rapporte que des émissaires américains, français et saoudiens ont intensifié leurs efforts pour débloquer la situation. Ces acteurs perçoivent l’impasse politique comme un risque pour la stabilité régionale et un obstacle à la reprise économique du Liban.

Cependant, comme le souligne Ad Diyar (30 décembre 2024), ces interventions suscitent des critiques de la part de certains partis politiques libanais, notamment le Hezbollah, qui accuse ces puissances de chercher à imposer leurs agendas. Ce bras de fer diplomatique met en évidence la dépendance du Liban vis-à-vis des forces externes et les divisions internes qu’elle exacerbe.

Rapprochement entre Riyad et Téhéran : quelles implications pour Beyrouth ?

Les discussions en cours entre l’Arabie saoudite et l’Iran, orchestrées avec le soutien de la Chine, représentent un développement majeur pour le Liban. Nida’ Al Watan (30 décembre 2024) indique que ces pourparlers visent à réduire les tensions régionales, notamment en Irak, en Syrie et au Liban. Bien que prometteurs, ces rapprochements n’ont pas encore produit d’effets tangibles sur le terrain, où les rivalités persistent.

En revanche, Al Akhbar (30 décembre 2024) rapporte que certains observateurs craignent que ces discussions n’aboutissent à des compromis au détriment des intérêts libanais. Des factions politiques locales, notamment celles alignées sur Riyad ou Téhéran, ajustent leurs positions en fonction de ces évolutions, ce qui complique davantage le paysage diplomatique.

Le rôle de la France dans la médiation libanaise

La France continue de jouer un rôle clé dans la diplomatie libanaise. Annahar (30 décembre 2024) souligne les efforts de Paris pour promouvoir un consensus présidentiel, notamment à travers des réunions avec des dirigeants régionaux. Cependant, ces initiatives sont limitées par les divergences entre les différents acteurs internationaux impliqués au Liban.

Par ailleurs, El Sharq (30 décembre 2024) mentionne que la France pousse également pour des réformes économiques comme condition à l’aide internationale. Ce double objectif – stabilisation politique et relance économique – reflète l’importance stratégique que Paris accorde au Liban dans la région.

Relations tendues avec Israël et la Syrie

Les relations du Liban avec Israël restent marquées par des tensions au Sud-Liban. Al Quds (30 décembre 2024) rapporte que les violations israéliennes des résolutions onusiennes, notamment la 1701, aggravent les tensions frontalières et alimentent les critiques internationales à l’égard de Tel-Aviv.

Sur le front syrien, les relations bilatérales évoluent lentement. Al Bina’ (30 décembre 2024) indique que la coopération entre Beyrouth et Damas sur des questions telles que le retour des réfugiés et le transfert d’officiers syriens reste complexe. Ces interactions sont surveillées de près par les puissances occidentales, qui craignent un renforcement de l’influence iranienne au Liban.

Les organisations internationales face à la crise libanaise

L’ONU et l’Union européenne jouent un rôle actif dans la gestion des crises libanaises. Al Joumhouriyat (30 décembre 2024) rapporte que l’ONU a intensifié ses efforts pour soutenir les réfugiés syriens au Liban et promouvoir une désescalade au Sud-Liban. Cependant, ces initiatives sont entravées par le manque de coordination avec les autorités locales et les divisions politiques internes.

Politique internationale

Le Liban dans un contexte géopolitique mouvant

Sur la scène internationale, le Liban occupe une position stratégique en raison de sa situation géographique et de son rôle dans les dynamiques régionales. Cependant, la crise politique interne et les tensions régionales limitent sa capacité à jouer un rôle diplomatique actif, le rendant davantage dépendant des initiatives internationales.

Les tensions américano-iraniennes et leurs répercussions

Les rivalités entre les États-Unis et l’Iran continuent d’avoir un impact profond sur le Liban. Al Akhbar (30 décembre 2024) rapporte que Washington maintient ses sanctions contre le Hezbollah, perçu comme un outil d’influence iranienne dans la région. Ces sanctions compliquent les flux financiers vers le Liban et aggravent les difficultés économiques du pays.

En parallèle, l’Iran utilise le Liban comme levier dans ses négociations avec les puissances occidentales. Al Sharq Al Awsat (30 décembre 2024) souligne que Téhéran se sert de sa proximité avec le Hezbollah pour exercer une pression stratégique, notamment en exploitant les tensions au Sud-Liban et en bloquant les compromis politiques à Beyrouth.

La normalisation Israël-pays arabes et l’isolement du Liban

La poursuite de la normalisation entre Israël et plusieurs pays arabes dans le cadre des Accords d’Abraham isole davantage le Liban sur la scène régionale. Al Quds (30 décembre 2024) indique que les relations économiques et diplomatiques croissantes entre Israël et des pays du Golfe, comme les Émirats arabes unis et Bahreïn, excluent le Liban de nombreuses opportunités de coopération régionale.

Cette dynamique affecte également la perception du Liban dans le monde arabe. Selon Nida’ Al Watan (30 décembre 2024), certains acteurs arabes estiment que le Liban doit clarifier sa position vis-à-vis d’Israël et de ses partenaires régionaux pour éviter un isolement prolongé.

Les efforts européens pour une stabilisation régionale

L’Union européenne continue de jouer un rôle actif dans la diplomatie au Moyen-Orient, avec un intérêt particulier pour le Liban. Annahar (30 décembre 2024) rapporte que Bruxelles s’efforce de faciliter des discussions entre les différents acteurs politiques libanais pour éviter une détérioration de la situation. Cependant, ces initiatives sont souvent perçues comme insuffisantes, compte tenu de l’ampleur des défis économiques et politiques auxquels le pays est confronté.

De plus, l’Europe met en avant des projets de coopération régionale incluant le Liban dans des initiatives environnementales et économiques. Al Joumhouriyat (30 décembre 2024) souligne que ces efforts visent à atténuer les impacts de la crise économique tout en renforçant la résilience des institutions locales.

Les réfugiés syriens : un enjeu international

La question des réfugiés syriens au Liban reste un point sensible dans les discussions internationales. El Sharq (30 décembre 2024) indique que l’ONU et d’autres organisations internationales intensifient leurs efforts pour sécuriser des fonds et promouvoir des initiatives de retour volontaire. Cependant, ces démarches se heurtent aux réticences du régime syrien et à la situation économique désastreuse du Liban.

Économie

Un pays au bord de l’effondrement financier

La crise économique au Liban, l’une des plus graves de l’histoire moderne, continue de s’intensifier. Le pays fait face à une dévaluation historique de sa monnaie, à un système bancaire paralysé, et à une hausse alarmante de la pauvreté et du chômage. Ces défis économiques, exacerbés par le blocage politique et les tensions régionales, plongent les Libanais dans une situation désespérée.

La dévaluation de la livre libanaise : une spirale incontrôlable

La livre libanaise, autrefois stable, a perdu plus de 95 % de sa valeur par rapport au dollar depuis 2019. Selon El Sharq(30 décembre 2024), le taux de change au marché noir atteint désormais 89 000 livres pour un dollar, augmentant les prix des biens essentiels et réduisant le pouvoir d’achat des citoyens. Annahar (30 décembre 2024) rapporte que cette dévaluation entraîne une inflation galopante, les produits de première nécessité devenant inaccessibles pour une grande partie de la population.

Les tentatives de la Banque centrale pour stabiliser le marché, notamment par des interventions sur le taux de change, ont échoué à produire des résultats durables. Al Bina’ (30 décembre 2024) souligne que l’incapacité du gouvernement à adopter des réformes structurelles bloque l’accès aux fonds internationaux, notamment ceux du FMI.

Un système bancaire en crise

Le secteur bancaire libanais, autrefois considéré comme un pilier de l’économie régionale, est aujourd’hui au bord de l’effondrement. Nida’ Al Watan (30 décembre 2024) rapporte que les retraits en devises restent strictement limités, alimentant la frustration des déposants. De nombreux Libanais perdent confiance dans le système bancaire, préférant garder leurs économies en liquide ou les transférer à l’étranger.

Par ailleurs, Al Joumhouriyat (30 décembre 2024) indique que les banques locales font face à des pressions juridiques croissantes, certaines étant accusées de blanchiment d’argent et de transfert illégal de fonds à des élites politiques.

Les réformes économiques : une impasse

L’absence de gouvernement pleinement fonctionnel entrave la mise en œuvre des réformes nécessaires pour restaurer la confiance des investisseurs. Al Akhbar (30 décembre 2024) souligne que les réformes exigées par le FMI, notamment dans les secteurs de l’énergie et de la gouvernance, restent bloquées par des divisions politiques internes.

En outre, les tensions confessionnelles compliquent l’adoption de réformes structurelles, chaque faction politique cherchant à préserver ses intérêts. Selon Al Quds (30 décembre 2024), cette impasse politique limite les perspectives d’un redressement économique à court terme.

L’impact sur la population

La crise économique a des conséquences dramatiques sur la vie quotidienne des Libanais. Selon Ad Diyar (30 décembre 2024), environ 80 % de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté, et les services publics essentiels, comme l’électricité et l’eau, sont quasi inexistants dans certaines régions. Les grèves des enseignants et des professionnels de santé aggravent encore la situation, rendant l’accès à l’éducation et aux soins de plus en plus difficile.

Justice

Un système judiciaire en crise

Le secteur de la justice au Liban est plongé dans une profonde crise, reflétant l’instabilité politique et économique du pays. Entre l’absence de réformes, les interférences politiques, et le manque de ressources, le système judiciaire peine à garantir une application équitable de la loi.

Affaires de corruption : un fléau endémique

Le Liban est régulièrement secoué par des scandales de corruption impliquant des personnalités politiques et économiques influentes. Al Akhbar (30 décembre 2024) rapporte que plusieurs enquêtes concernant des détournements de fonds publics, notamment dans les secteurs de l’électricité et de l’eau, restent bloquées en raison des interférences politiques.

De plus, Ad Diyar (30 décembre 2024) souligne que les efforts pour réactiver l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth sont systématiquement entravés par des manœuvres judiciaires et politiques. Cette situation alimente un sentiment d’impunité parmi les responsables et accroît la frustration de la population, qui réclame justice pour les victimes.

Indépendance judiciaire : un défi majeur

Le manque d’indépendance du système judiciaire libanais constitue un obstacle fondamental à la justice. Selon Nida’ Al Watan (30 décembre 2024), les juges sont souvent soumis à des pressions exercées par des partis politiques ou des figures influentes, ce qui compromet leur capacité à prendre des décisions impartiales.

Par ailleurs, Al Bina’ (30 décembre 2024) met en lumière les défis financiers auxquels font face les tribunaux, avec un manque de financement chronique qui entrave leur fonctionnement. Les retards dans le traitement des affaires s’accumulent, ce qui affecte les citoyens ordinaires en quête de justice.

Les prisons libanaises : une situation alarmante

Les prisons libanaises illustrent également les carences du système judiciaire. El Sharq (30 décembre 2024) rapporte que les établissements pénitentiaires sont surpeuplés, mal équipés, et souvent confrontés à des émeutes de détenus protestant contre leurs conditions de détention. La lenteur des procès aggrave cette situation, de nombreux détenus restant en détention provisoire pendant des années.

De plus, Annahar (30 décembre 2024) souligne que les ONG locales et internationales appellent à des réformes urgentes pour améliorer les conditions dans les prisons et accélérer le traitement des dossiers.

Les appels à la réforme : entre espoir et blocage

Malgré les nombreux appels à la réforme judiciaire, les progrès restent limités. Al Joumhouriyat (30 décembre 2024) rapporte que la communauté internationale, notamment l’Union européenne, a conditionné son aide à des avancées concrètes dans le domaine de la justice. Cependant, les divisions politiques et l’absence de consensus sur les priorités ralentissent ces efforts.

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