En Direct 7 mars

Finul : un deuxième soldat français meurt
Le caporal-chef Anicet Girardin, soldat français de la Finul grièvement blessé lors de l’attaque du 18 avril dans le sud du Liban, est mort mercredi 22 avril après son rapatriement en France. Sa mort porte à deux le nombre de militaires français décédés à la suite de cette embuscade, après Florian Montorio, tué sur place. Paris continue d’accuser le Hezbollah, qui dément toute implication. Au Liban, le président Joseph Aoun, le premier ministre Nawaf Salam et le président de la Chambre Nabih Berri ont condamné l’attaque, tandis que l’armée affirme poursuivre son enquête sans avoir annoncé, à ce stade, ni arrestation ni identification publique des assaillants.

المرصد الأوروبي للنزاهة: تحقيقات فرنسا تعيد ملف التحويلات المالية من لبنان إلى الواجهة
Lire l'articleStop علّق المرصد الأوروبي للنزاهة على المعطيات المتداولة بشأن تحريك دعوى قضائية ضد مصارف وفتح السلطات الفرنسية تحقيقاً في ادعاءات تفيد بقيام مصرفيين بتحويل أموال إلى الخارج. واعتبر المرصد أن هذه التطورات القضائية تعكس اتجاهاً متزايداً لدى القضاء الأوروبي نحو التدقيق في مسار الأموال المرتبطة بالأزمة المالية اللبنانية، في وقت لا يزال فيه الرأي […]

Baabda durcit le ton avant Washington
Le président Joseph Aoun a, le 22 avril, articulé en quelques heures la doctrine de l’État libanais pour la phase actuelle : fermeté sécuritaire à l’intérieur, refus de toute atteinte à la paix civile, et défense d’une ligne de négociation sans concession sur la souveraineté à Washington. En demandant des descentes contre les stocks d’armes, l’interdiction des démonstrations armées et un renforcement du déploiement sécuritaire, tout en chargeant l’ambassadrice Nada Hamadé Mouawad de réclamer une extension du cessez-le-feu et l’arrêt des démolitions israéliennes, il a cherché à montrer que Beyrouth veut reprendre l’initiative sans se laisser enfermer dans ses fractures.

Beyrouth cherche du temps avant le saut vers des négociations directes
Le Liban officiel cherche à prolonger une trêve fragile avant d’entrer dans des négociations directes avec Israël. Entre pressions américaines, dépendance au dossier irano-américain, destructions continues au Sud et activisme diplomatique de Paris, Riyad, Doha et Washington, Beyrouth tente surtout d’éviter une rechute immédiate dans la guerre sur le terrain.

Aide humanitaire au Liban : l’alerte de Nawaf Salam à Paris
Depuis Paris, le premier ministre libanais Nawaf Salam a lancé un appel d’urgence de 500 millions d’euros pour faire face à la crise humanitaire provoquée par le conflit israélo-libanais. Derrière ce montant, il ne faut pas voir un plan de relance, mais une tentative de stabilisation minimale d’un pays déjà affaibli par la crise financière, la fragilité de ses services publics et l’ampleur des déplacements internes. Le Liban cherche moins à se reconstruire qu’à empêcher une nouvelle phase d’effondrement social, territorial et politique.

Cessez-le-feu en Iran : Trump prolonge la trêve
Donald Trump a finalement prolongé le cessez-le-feu en Iran au moment même où il laissait encore entendre, quelques heures plus tôt, qu’il ne souhaitait pas étendre la trêve. Ce revirement évite une reprise immédiate des bombardements, mais ne règle presque rien sur le fond. Le blocus américain des ports iraniens reste en place, le détroit d’Ormuz demeure sous forte tension, et les discussions prévues à Islamabad se heurtent toujours au dossier nucléaire, aux sanctions et à la méfiance profonde entre Washington et Téhéran. La guerre recule d’un pas, sans quitter sa zone de bascule.

L’or, l’impôt et la panne de recettes : pourquoi l’État libanais cherche l’argent là où la confiance s’est déjà retirée
Au Liban, le débat sur l’or révèle une crise plus profonde : l’État manque de recettes, mais tente de taxer un refuge auquel les citoyens se sont accrochés après l’effondrement bancaire. Derrière la fiscalité, c’est toute la question de la confiance, de la justice fiscale et du financement du pays désormais.

Reconstruire sans caisse claire : avec quel argent le Liban peut-il vraiment repartir
La trêve déplace la question libanaise du champ militaire vers celui du financement. Le pays dispose de ressources, de prêts et de bailleurs, mais manque surtout d’une chaîne claire entre décision, trésorerie et exécution. La reconstruction immédiate dépend moins des promesses que de l’usage rapide d’argent déjà mobilisable.

Un milliard pour éviter la chute : le Liban cherche de quoi tenir avant même de pouvoir reconstruire
Le Liban cherche jusqu’à un milliard de dollars pour absorber le choc de guerre, financer l’urgence budgétaire et éviter une nouvelle chute économique. Ce n’est pas un plan de relance, mais un filet provisoire pour tenir, alors que les dégâts sont estimés à plusieurs milliards et que la reconstruction attend.

Geagea réclame une rencontre Aoun-Netanyahu
En proposant une rencontre entre Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu, Samir Geagea a déplacé le débat bien au-delà du cessez-le-feu. Dans le Liban d’aujourd’hui, un tel sommet ne serait pas seulement diplomatique. Il risquerait de devenir un puissant facteur de fracture intérieure, entre État, Hezbollah, camps partisans et opinion publique.

Cessez-le-feu : Aoun choisit la négociation
En recevant l’ambassadeur américain puis une délégation du Front de la souveraineté, Joseph Aoun a fixé une ligne politique claire pour l’après-trêve. Le président veut préserver le cessez-le-feu, lancer une négociation bilatérale conduite par le Liban sous la direction de Simon Karam, et faire de ce processus le cadre destiné à mettre fin à la guerre, à l’occupation israélienne de zones méridionales et à la fragilité persistante de l’autorité de l’État dans le Sud.

Israël réitère ses menaces aux habitants du Sud Liban en dépit du cessez-le-feu
Israël diffuse une nouvelle fois, une carte en arabe et menace directement les habitants du sud du Liban en leur interdisant le retour dans des dizaines de villages. Sous couvert de sécurité, l’armée israélienne trace une ligne rouge intérieure, transforme la trêve en zone de contrainte et verrouille politiquement le retour civil local.

Liban : les décombres livrent encore leurs morts
Le cessez-le-feu n’a pas mis fin au décompte des morts au Liban. Il a ouvert une phase plus lente et plus dure, celle des dépouilles retirées des décombres, des immeubles effondrés et des zones encore difficiles d’accès. À Tyr, à Kfar Melki, à Qadmous, à Hayy al-Sellom ou près du pont de Qasmiyeh, les équipes de secours poursuivent leurs recherches et révèlent un bilan humain encore incomplet. Les autorités sanitaires le reconnaissent elles-mêmes : les chiffres restent provisoires tant que les gravats ne sont pas levés, que les corps ne sont pas extraits et que les identifications ADN ne sont pas achevées.

Cessez-le-feu : les violations israéliennes s’accumulent
Le cessez-le-feu en vigueur au Liban apparaît de plus en plus vidé de sa portée concrète. Depuis la nuit du 20 avril, les faits signalés dessinent une continuité de violations israéliennes : destructions de bâtiments à Chamaa, Naqoura et Bayyada, frappe sur Tayri, maison visée à Borj Qlaouiyeh, drones à basse altitude au-dessus de Tyr, de Baalbek, de Beyrouth et de la banlieue sud, jusqu’à Qasmiyeh où une opération de recherche de deux corps s’est déroulée sous surveillance aérienne. Pour les habitants, la trêve existe encore sur le papier, mais elle ne recrée plus un véritable espace civil.

Liban : Ormuz peut faire tomber la trêve
Le risque majeur pour le Liban n’est pas seulement une hausse du pétrole si la crise d’Ormuz s’aggrave. Le danger principal est la rupture de la trêve sur le front libanais. Le cessez-le-feu en vigueur reste court, fragile et dépendant d’un équilibre régional entre Washington, Téhéran et Israël. Si cet équilibre casse, le Sud-Liban pourrait redevenir un terrain de pression militaire, avec des déplacés replongés dans l’attente, une reconstruction stoppée et un État libanais toujours incapable de maîtriser seul le tempo.

Liban: Israël confirme que le soldat photographié frappant une statue de Jésus est israélien
Israël confirme que le soldat frappant une statue de Jésus au sud du Liban est bien l’un des siens, relançant la question des sanctions.

Béchara Raï rejette la guerre imposée
À Bkerké, le patriarche maronite Béchara Raï a donné à son homélie une portée nettement politique. Devant des délégations venues du Sud, il a dénoncé une guerre « imposée », rejetée selon lui par la population comme par l’État, et rappelé qu’aucune paix durable ne peut se bâtir hors du cadre étatique. Son message lie la fin des combats, le retour des déplacés, la reconstruction de la souveraineté et la nécessité d’un règlement négocié qui ne laisse ni le Sud ni l’État à la marge.

Naim Kassem pose ses conditions au Liban
Naim Kassem affirme que le Hezbollah n’a pas été vaincu et rejette toute lecture du cessez-le-feu qui placerait son mouvement en position de recul. Dans un texte mêlant défi militaire, ouverture politique et dénonciation de la médiation américaine, il se dit pourtant prêt à ouvrir une « nouvelle page » avec l’État libanais. L’enjeu dépasse la seule rhétorique : il touche au rôle futur du Hezbollah, au retour des déplacés, à la reconstruction et à la définition même de la souveraineté au Liban.

Ormuz: l’Iran resserre à nouveau l’étau
L’Iran a replacé le détroit d’Ormuz sous contrôle militaire strict moins de vingt-quatre heures après avoir annoncé sa réouverture. Des pétroliers traversent encore, mais sous menace. Entre tirs signalés, blocus américain et incertitude maritime, Ormuz redevient un levier central de pression sur l’énergie mondiale et les marchés.

Cessez-le-feu: Geagea met l’État au défi
Pour Samir Geagea, le cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël n’est pas une simple pause militaire. Le chef des Forces libanaises y voit un test concret de la capacité de l’État à rétablir sa souveraineté, à appliquer ses décisions et à reprendre la main sur la question des armes. Dans ses déclarations, il place le désarmement du Hezbollah au sommet des priorités, tout en insistant sur la protection des villages chrétiens du Sud et sur la nécessité de rendre à l’État la décision de guerre et de paix.

Beyrouth au centre des priorités de l’État
À Baabda, Joseph Aoun et Nawaf Salam ont placé Beyrouth au centre de l’après-cessez-le-feu. Négociations, retour des déplacés, sécurité de la capitale et autorité de l’État y sont liés. La réunion marque une tentative de cohérence au sommet, avec Beyrouth comme premier test concret de crédibilité politique nationale.

Dix jours de trêve, quarante-cinq jours de guerre : ce que change vraiment l’arrêt du feu
Après quarante-cinq jours de guerre, dix jours de trêve changent le rythme sans clore la crise. L’arrêt du feu rouvre le retour des déplacés, expose les failles de l’État, replace la question des armes au centre et inscrit davantage le Liban dans une séquence régionale encore instable et disputée.

Revue de presse : une trêve ouverte, entre retour sous les ruines et bataille des récits
La revue de presse du 18 avril montre un Liban suspendu entre trêve fragile, retour des déplacés parmi les ruines et bataille des récits sur l’après-guerre. D’un journal à l’autre, la même question domine : le cessez-le-feu ouvre-t-il une stabilisation politique, ou seulement une pause sous haute incertitude régionale persistante.

Cessez-le-feu au Liban : un discours présidentiel pour fixer le sens politique de la trêve
Dans sa première grande allocution après l’entrée en vigueur de la trêve avec Israël, Joseph Aoun a tenté de fixer le cadre politique de la séquence qui s’ouvre. Le président libanais affirme que la négociation n’est ni un recul ni une faiblesse, mais un moyen de reprendre la décision nationale, de protéger les civils et de replacer l’État au centre. Son discours intervient alors que le pays reste marqué par les destructions, les déplacements massifs et l’incertitude sur la solidité du cessez-le-feu.

Un pays qui importe sa nourriture ne peut pas se payer une nouvelle crise monétaire
Le Liban dépend de l’extérieur pour 86 % de son alimentation, ce qui rend toute fragilité monétaire immédiatement dangereuse. Entre guerre, recul agricole, pression sur les importations et stabilité défensive de la livre, le pays vit sous une ligne de survie où sécurité alimentaire et taux de change sont désormais indissociables.

Entre dollar et pétrole, l’économie libanaise encaisse un nouveau choc
Entre flambée pétrolière et domination persistante du dollar, l’économie libanaise subit un nouveau choc. Le carburant plus cher, les infrastructures abîmées et l’incertitude monétaire frappent ménages, commerces et transports. Même si le brut se détend légèrement, le Liban reste exposé, faute d’amortisseurs énergétiques, budgétaires et monétaires durables.

Trump somme Israël d’arrêter les frappes au Liban
Donald Trump affirme que les États-Unis ont interdit à Israël de poursuivre ses frappes sur le Liban. Sa formule brutale, « Enough is enough », marque un seuil inédit : Washington ne parraine plus seulement la trêve, il intime publiquement à son allié d’arrêter, malgré des violations signalées sur le terrain au Sud.

Ormuz : l’Iran rouvre le passage commercial
L’Iran a annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz à tous les navires commerciaux pour la période restante du cessez-le-feu au Liban. Présentée comme une autorisation complète, la mesure reste pourtant encadrée par un itinéraire coordonné par les autorités maritimes iraniennes. Cette décision modifie immédiatement la lecture régionale de la trêve, desserre la pression sur les marchés de l’énergie et offre à Téhéran un nouvel espace diplomatique. Mais elle ne constitue pas encore un retour complet à la normale, tant son périmètre demeure limité, temporaire et politiquement réversible.

Salam relance le dossier des armes des camps palestiniens
Au Sérail, Nawaf Salam a tenu deux réunions qui éclairent le vrai visage de l’après-trêve au Liban. Avec plusieurs diplomates européens, il a évoqué le soutien à son gouvernement, les besoins humanitaires et la phase de négociation ouverte après le cessez-le-feu. Avec le représentant spécial du président palestinien, il a abordé la situation des camps, le déplacement des Palestiniens depuis les camps du Sud, les conditions de vie et la reprise du plan de remise des armes palestiniennes, surtout à Beyrouth. Ensemble, ces échanges montrent que le Liban tente de gérer en même temps l’urgence extérieure et ses dossiers intérieurs les plus sensibles.

À Washington, le monde presse le Liban sur les réformes
À Washington, la délégation financière libanaise a tenté de convaincre ses interlocuteurs internationaux que le pays peut encore redevenir un partenaire crédible. En marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, les échanges ont porté sur les réformes, la gouvernance, le secteur privé, les infrastructures et les besoins de financement. Le message reçu est clair : le soutien extérieur reste possible, mais il dépendra d’une vision plus lisible, d’une exécution plus rapide et d’une capacité réelle de l’État à restaurer la confiance.

Londres, Riyad, Téhéran, Islamabad : qui a vraiment tenu la main sur la journée libanaise ?
Le cessez-le-feu libanais du 17 avril ne s’est pas joué à Beyrouth seulement. Londres a soutenu le cadre, Riyad a poussé l’État, Téhéran a protégé son influence et Islamabad a maintenu le canal discret. Derrière la trêve, quatre capitales ont pesé sur le sens politique, le rythme et la suite.

Retour des déplacés : Salam coordonne l’après-trêve
La réunion ministérielle quotidienne présidée par Nawaf Salam à la Sérail a donné ce matin une image concrète de l’après-cessez-le-feu. Le gouvernement a mis au premier plan le retour des déplacés, les centres d’accueil encore mobilisés, les conditions de sécurité au Sud, la réparation de certains ponts, les arrestations après les tirs en l’air, les approvisionnements en mazout et la protection des journalistes après l’agression de photographes. L’exécutif tente ainsi de faire passer la trêve du registre militaire au registre administratif.

Au Liban, l’armée israélienne accusée de désinformation
L’affaire Ali Chouaib dépasse de loin une simple polémique visuelle. Après la mort du journaliste libanais dans une frappe au sud du Liban, l’armée israélienne a diffusé un visuel destiné à l’associer au Hezbollah. Or cette image s’est révélée modifiée, provoquant la réaction d’une association de la presse étrangère et relançant un débat plus large sur la désinformation de guerre. Le dossier met en lumière une mécanique désormais centrale dans les conflits contemporains : après la frappe, vient la bataille du récit, des preuves supposées et de la requalification publique des morts.

Électricité au Liban-Sud : les réparations commencent
L’établissement public de l’électricité a annoncé le début des réparations sur plusieurs lignes de transport et de distribution endommagées au Liban-Sud, dans un contexte où la sécurité du terrain et les moyens disponibles restent des limites majeures. Les lignes Zahrani–Tyr, Tyr–Wadi Jilo et Nabatiyé–Tyr figurent parmi les axes touchés, tandis que les grandes stations de transformation situées au sud du Litani ont été isolées, sauf Marjeyoun. Pour éviter un effondrement total du service, la centrale de Tyr a été relancée de manière autonome afin d’alimenter les zones raccordées au poste principal de la ville.

Ils reviennent voir ce qu’il reste : le retour prudent des familles dans les zones touchées
Le cessez-le-feu n’a pas ramené la normalité, seulement la possibilité de revenir voir. Dans les zones touchées, des familles libanaises rouvrent leurs portes, évaluent les dégâts, récupèrent quelques affaires et mesurent ce qui reste habitable. Le vrai retour commence par le doute, les routes coupées, les maisons et l’incertitude persistante.

Tirs en l’air : l’armée arrête neuf personnes
À peine le cessez-le-feu entré en vigueur, la nuit libanaise n’a pas seulement été marquée par le soulagement ou les feux d’artifice. À Beyrouth et dans la banlieue sud, des tirs en l’air ont aussi accompagné l’événement, poussant l’armée à intervenir rapidement. Neuf personnes ont été arrêtées, tandis que le commandement rappelait que ces pratiques mettent directement en danger les habitants et causent des dommages aux biens. L’épisode éclaire une contradiction libanaise persistante : au moment même où la guerre ralentit, l’arme continue d’occuper l’espace public.
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