En Direct 7 mars

CMA CGM mise sur Fattal pour l’aval
L’acquisition du groupe Fattal par CMA CGM marque une nouvelle étape dans la transformation du groupe de Rodolphe Saadé en acteur intégré de la chaîne d’approvisionnement. Au-delà du transport maritime et de la logistique classique, l’opération lui ouvre l’accès à une plateforme régionale de distribution implantée dans huit pays. Elle renforce son ancrage dans la région MENA, rapproche le groupe des marchés finaux et donne au Liban une place explicite dans une stratégie industrielle de long terme.

Liban : le retrait israélien d’abord
Joseph Aoun a placé le retrait israélien au cœur de la position libanaise avant l’ouverture des discussions à Washington. Pour Beyrouth, aucune stabilité durable n’est possible tant qu’Israël occupe des territoires au Sud-Liban. Le président veut que l’armée libanaise se redéploie jusqu’aux frontières reconnues et devienne seule responsable de la sécurité de la zone. Cette ligne entre directement en collision avec l’agenda israélien, centré sur le Hezbollah, la pression militaire et une future architecture de sécurité favorable à Israël.

Liban : les exigences israéliennes
À Washington, Israël ne vient pas négocier un simple cessez-le-feu avec le Liban. Son agenda public vise le désarmement du Hezbollah, refuse toute trêve préalable et ouvre déjà un débat sur la place du mouvement dans l’État libanais. La discussion s’étend désormais bien au-delà de la seule frontière sud aujourd’hui.

Italie-Israël : Rome gèle l’accord de défense
L’annonce de Giorgia Meloni de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de défense entre l’Italie et Israël marque un tournant diplomatique plus important qu’il n’y paraît. Israël assure que cette décision n’aura aucun effet sur sa sécurité, en minimisant la portée opérationnelle du texte. Pourtant, le geste de Rome traduit une dégradation politique réelle, nourrie par la guerre au Liban, l’incident touchant un convoi italien de la FINUL et la montée des pressions en Europe sur les relations militaires avec Israël.

Bint Jbeil : prise ou bataille ouverte ?
Bint Jbeil est au cœur d’une bataille à la fois militaire et symbolique. Israël montre des signes d’avancée nette, avec encerclement, présence visible dans la ville et prise d’un site hautement chargé en mémoire. Pourtant, les combats ne paraissent pas clos : des pertes israéliennes sont encore signalées, des sources libanaises évoquent une résistance toujours active et l’accès à certaines zones reste impossible. Au-delà de cette ville, c’est tout le Sud-Liban qui demeure sous frappes et sous pression.

Carburants au Liban : le mazout mène la hausse
La nouvelle grille des carburants au Liban dessine un mouvement très inégal. L’essence 95 et 98 octane augmente de 10 000 livres, tandis que le mazout bondit de 53 000 livres. Le gaz recule, lui, de 20 000 livres. Derrière cette mise à jour tarifaire, le signal le plus important concerne le diesel, produit central pour les générateurs, une partie du transport et de nombreuses activités économiques. Pour les ménages, la lecture devient donc plus complexe : légère hausse pour la mobilité, soulagement limité sur le gaz, pression renforcée sur les usages liés au mazout.

Détroit d’Ormuz : le déminage américain en trompe-l’œil
Washington affiche une reprise en main du détroit d’Ormuz, mais les faits publics racontent une histoire plus fragile. Les États-Unis ont lancé une mission de sécurisation et peuvent sans doute ouvrir un passage temporaire sous protection, avec des drones et des escortes. En revanche, ils ont retiré leurs anciens dragueurs de mines de Bahreïn, misent sur des LCS dont la transition reste incomplète et sortent progressivement de la logique des hélicoptères spécialisés. Le vrai enjeu n’est donc pas l’entrée de deux destroyers dans le détroit, mais l’écart entre une démonstration de présence et la capacité réelle de déminer durablement l’ensemble du goulet.

Liban : négocier sous les frappes israéliennes?
Le Liban entre dans une séquence diplomatique rare, mais profondément déséquilibrée. À Washington, un canal direct s’ouvre entre représentants libanais et israéliens sous médiation américaine. Pourtant, les frappes continuent au Sud et dans la Békaa, tandis qu’Israël place déjà la sécurité de sa frontière nord et le désarmement du Hezbollah au cœur de l’agenda. Beyrouth tente d’obtenir un cessez-le-feu préalable. Le Hezbollah rejette, lui, toute négociation menée pendant que la guerre continue de fixer le rapport de force.

Détroit d’Ormuz : des navires sanctionnés passent
Le passage du Rich Starry, pétrolier sanctionné par les États-Unis, puis l’approche du Murlikishan, autre navire visé par Washington, placent le détroit d’Ormuz au centre d’un nouveau test de crédibilité. Le dispositif américain vise officiellement les navires liés aux ports iraniens, sans fermer totalement le transit vers les ports non iraniens. Cette nuance juridique et militaire pèse déjà sur les assureurs, les armateurs et les marchés de l’énergie, dans un corridor où transite encore une part décisive du pétrole et du GNL mondiaux.

Liban : des diplomates donnent leur sang
Après les frappes israéliennes du 8 avril au Liban, les hôpitaux ont lancé des appels urgents au don du sang pour faire face à l’afflux de blessés. Dans ce contexte, des représentations diplomatiques, notamment la Pologne et l’Australie, ont participé directement aux collectes organisées à Beyrouth. Ce geste simple, mais très fort, a donné un visage concret à la solidarité internationale, au moment où le pays faisait face à l’une des journées les plus meurtrières de l’escalade récente.

Fact-check: Non, cette image de la tour Eiffel aux couleurs du Liban n’est pas authentifiée
Fact-check : l’image virale de la tour Eiffel illuminée aux couleurs du drapeau libanais les 8 ou 9 avril 2026 n’est pas authentifiée. Vérification.

Liban : Islamabad verrouille, Washington sert de façade
Le cessez-le-feu global attendu au Liban n’est pas un règlement. Il sert à organiser une transition politique dans laquelle chaque acteur pourra affirmer qu’il a obtenu satisfaction sans reconnaître un recul. Islamabad tient le verrou irano-américain et permet à l’Iran d’entrer dans la séquence après satisfaction de sa condition sur le Liban. Washington sert ensuite de façade au cycle Liban-Israël, avec un danger intact : celui de compromis inacceptables portés par un Liban présent dans la scène, mais sans véritables cartes de fond.

Samir Geagea presse l’État d’agir face au Hezbollah
Samir Geagea appelle l’État libanais à dissoudre les ailes militaires et sécuritaires du Hezbollah et à imposer sa décision.

Liban à 18 heures : front toujours actif, Beyrouth sous menace, négociations encore fragiles
A 18 heures, le Liban reste pris entre guerre et diplomatie. Le front sud demeure actif, la banlieue sud de Beyrouth reste sous menace israélienne, et les hôpitaux subissent encore le choc des bombardements de mercredi. Dans le même temps, Joseph Aoun affirme que la proposition d’un cessez-le-feu avec Israël et de négociations directes commence à recevoir une réponse positive. Mais aucun accord n’est encore formalisé, et Washington comme Israël continuent d’exclure le Liban de la trêve conclue avec l’Iran.

L’OMS alerte sur l’épuisement des stocks médicaux au Liban
L’Organisation mondiale de la santé alerte sur l’état critique du système hospitalier au Liban. Sur son site, l’institution indique que l’accès aux soins essentiels est de plus en plus menacé, que plusieurs hôpitaux ont fermé ou été endommagés, et que les stocks critiques doivent être reconstitués d’urgence pour éviter des pénuries et des interruptions de traitement. Si la formule exacte sur un manque de fournitures « dans les prochains jours » n’a pas été retrouvée telle quelle, le fond de l’alerte est bien présent dans les documents officiels de l’OMS

Adraee menace la banlieue sud : Beyrouth face à un nouvel ultimatum israélien
Avichay Adraee a publié une nouvelle menace visant la banlieue sud de Beyrouth, en diffusant une carte rouge couvrant plusieurs quartiers densément peuplés, dont Haret Hreik, Ghobeiry, Laylaki, Hadath, Bourj el-Barajneh, Tahouitat el-Ghadir, Chiyah et Jnah. L’image montre une emprise très large, jusqu’aux abords de l’aéroport. Pour les habitants, ce type d’alerte ne relève plus d’une simple communication militaire : il annonce souvent une nouvelle phase de pression, de panique et, potentiellement, de frappes.

Vatican-Washington : les accusations visant le Pentagone ouvrent une nouvelle crise avec le pape Léon XIV
Une nouvelle polémique secoue les relations entre le Vatican et l’administration Trump. Selon un récit encore contesté, le cardinal Christophe Pierre aurait été convoqué au Pentagone après un discours du pape Léon XIV dénonçant la logique de guerre. Elbridge Colby aurait demandé au Saint-Siège de s’aligner sur les priorités stratégiques américaines. Le Pentagone dément toute intimidation, tandis que JD Vance dit vouloir vérifier les faits. Derrière cette affaire, c’est une fracture plus profonde qui apparaît entre Washington et le Vatican.

Beyrouth : le gouvernement ordonne le monopole des armes à l’État
Le Conseil des ministres libanais a demande jeudi a l armee et aux forces de securite de commencer immediatement a renforcer le controle total de l Etat sur Beyrouth et d y limiter les armes aux seules forces legitimes. Dans le meme temps, le gouvernement de Nawaf Salam a decide de deposer une plainte urgente devant le Conseil de securite de l ONU apres les frappes israeliennes de mercredi. Joseph Aoun a affirme avec force que seul l Etat libanais negocie au nom du Liban.

Le pont de Qasmiyeh, symbole d’un Sud libanais sous pression
Le pont de Qasmiyeh a été frappé de nouveau, isolant le sud du Litani avant une réouverture partielle par l’armée libanaise.

Quatre soldats libanais tués dans des frappes israéliennes
Quatre soldats libanais ont été tués le 8 avril dans des frappes israéliennes à Saïda, Baalbeck et dans le Hermel, selon l’armée libanaise.

Le Liban décrète un deuil national après les frappes israéliennes
Le Liban décrète un deuil national après les frappes israéliennes qui ont fait au moins 182 morts et 890 blessés mercredi.

Liban : ce qu’il faut retenir ce matin après 24 heures de feu
Au matin du 9 avril, le Liban se réveille après l’une des journées les plus meurtrières de cette phase de guerre. Les frappes israéliennes de mercredi ont fait au moins 182 morts selon un bilan provisoire du ministère de la Santé, et 254 selon la Défense civile. Beyrouth a été frappée, le Sud reste sous le feu, et le pont de Qasmiyeh a aggravé l’isolement de zones entières. Dans le même temps, Paris, Londres, Madrid, Canberra et l’ONU plaident pour inclure le Liban dans le cessez-le-feu, sans infléchir pour l’instant la ligne israélo-américaine.

Air France prolonge la suspension de ses vols vers le Moyen-Orient jusqu’au 3 mai
Air France prolonge jusqu’au 3 mai 2026 la suspension de ses vols vers Beyrouth, Tel-Aviv, Dubaï et Riyad.

Correctif — Israël dit avoir tué le secrétaire de Naïm Qassem dans une frappe à Beyrouth
Correctif : Israël affirme avoir tué à Beyrouth Ali Youssouf Harchi, secrétaire personnel et neveu de Naïm Qassem.

Réactions internationales face à la situation au Liban : le cessez-le-feu à l’épreuve
Les réactions internationales face à la situation au Liban ont pris un tour plus net après les frappes israéliennes massives du 8 avril. Le Royaume-Uni veut étendre le cessez-le-feu au Liban. La France juge qu’aucune trêve ne sera crédible sans Beyrouth. La Chine appelle au respect de la souveraineté libanaise. L’ONU alerte sur un grave danger pour la paix régionale. Mais les États-Unis continuent d’affirmer que le Liban n’est pas inclus dans l’accord avec l’Iran. Le pays devient ainsi le principal test de la crédibilité de la désescalade régionale.

Échec diplomatique israélien : l’écrasement du Liban pour torpiller le cessez-le-feu
L’annonce d’un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran a brièvement laissé espérer une désescalade régionale incluant le Liban. Mais la séquence s’est inversée en quelques heures. Alors que le Pakistan, l’Iran et plusieurs capitales européennes soutenaient que le Liban devait entrer dans le champ de la trêve, Israël puis les États-Unis ont affirmé l’inverse. Dans la foulée, l’armée israélienne a mené ses frappes les plus meurtrières sur le Liban dans cette phase de guerre. Vu depuis Beyrouth, cette journée révèle un échec diplomatique israélien aussitôt compensé par une logique d’écrasement destinée à torpiller le cessez-le-feu.

Liban : 1 497 morts et 4 639 blessés depuis le 2 mars
Le bilan de l’offensive israélienne au Liban atteint 1 497 morts et 4 639 blessés depuis le 2 mars, selon le ministère de la Santé. Entre frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bombardements au Sud et déplacements massifs, la pression humanitaire et sanitaire s’aggrave sur l’ensemble du pays.

L’OPEP+ augmente sa production sur fond de choc pétrolier
L’OPEP+ annonce une hausse de production de 206 000 barils par jour dès mai 2026, mais le choc pétrolier lié à la guerre autour de l’Iran et aux tensions dans le détroit d’Ormuz limite sa portée réelle. Plus qu’un apport massif, cette décision apparaît comme un signal stratégique aux marchés mondiaux.

Séisme en Méditerranée orientale : une secousse ressentie au large d’une zone gazière sensible
Un tremblement de terre de magnitude préliminaire 4,6 a été signalé lundi matin en Méditerranée orientale, au large du Liban-Sud. S’il n’existe à ce stade aucun indice de dégâts, la secousse attire l’attention en raison de sa localisation dans le bassin levantin, une zone maritime à fort enjeu énergétique où se concentrent exploration offshore, rivalités régionales et espoirs gaziers pour le Liban.

Le CPL appelle le Hezbollah à ne pas se cacher parmi les déplacés
Le CPL appelle le Hezbollah à ne pas se cacher parmi les déplacés civils et les familles hôtes, estimant que leur présence accroît les risques pour la population. Dans un Liban frappé par la guerre et les déplacements massifs, le parti place la protection des civils, la paix civile et le tissu national.

Iran-Golfe : l’heure du basculement
Guerre Iran : bombardements, menaces de Trump, Ormuz, Golfe et Israël, le point le plus complet sur l’escalade en cours.

Liban : 48 heures de guerre totale
Liban : le point le plus actualisé sur 48 heures de bombardements, FINUL, Aïn Saadé, Jnah, Ghobeiry et ripostes du Hezbollah.

Liban : 1 422 morts et 4 294 blessés, Tyr sous évacuation à 18 heures
À 18 heures ce 4 avril 2026, le Liban compte 1 422 morts et 4 294 blessés depuis le 2 mars, selon le ministère de la Santé. Pour la seule journée, 54 morts et 156 blessés sont recensés, sur fond d’évacuation à Tyr, d’hôpital touché et de combats persistants au Sud.

Israël a appelé samedi les habitants de plusieurs secteurs de…
Israël a appelé samedi les habitants de plusieurs secteurs de Tyr, dans le sud du Liban, à évacuer vers le nord du fleuve Zahrani. Peu avant, un hôpital de la ville côtière avait été endommagé par deux frappes aériennes israéliennes visant des bâtiments situés à proximité, selon des sources locales.

Bouchehr : la frappe qui fait franchir un seuil
Des frappes américano-israéliennes ont visé samedi le secteur de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, dans le sud de l’Iran. Selon l’agence officielle Irna, un agent de sécurité a été tué, tandis qu’aucun dommage n’a été recensé sur les installations. L’incident ravive les tensions autour du dossier nucléaire iranien régional.

Liban-Sud : quand la guerre atteint les cimetières
Au sud du Liban, la destruction des cimetières alimente la crainte d’un effacement territorial et identitaire au-delà de la seule logique militaire.
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