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Revue de presse du 5/08/25: Souveraineté, mémoire du 4 août et tensions politiques

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Une séance gouvernementale sous haute tension

La presse libanaise du 5 août 2025 s’est presque unanimement focalisée sur la séance du Conseil des ministres consacrée à la question du monopole des armes par l’État. Pour Al Joumhouriyat (5 août 2025), cette réunion constitue « une séance cruciale aux allures de confrontation politique ». Le journal décrit un climat de prudence extrême, avec des consultations intenses menées en amont entre les différents pôles du pouvoir, notamment Baabda, Ain el-Tineh et les représentants du Hezbollah. L’objectif apparent, selon le quotidien, est d’éviter que la réunion ne débouche sur une crise institutionnelle. La rédaction souligne l’intention du président Joseph Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam de maintenir la cohésion gouvernementale malgré les désaccords profonds. Ad Diyar (5 août 2025) indique que cette réunion est perçue par certains ministres comme un moment « ni de rupture, ni de bascule », mais plutôt comme une tentative d’engager une dynamique institutionnelle encadrée par le discours de prestation de serment présidentiel et le programme ministériel. Le journal insiste sur le fait que si les grandes lignes d’un accord semblent prêtes, l’absence de calendrier ou de mécanisme exécutif concret rend toute avancée incertaine. Nahar (5 août 2025) note que la réunion s’ouvre sous un climat d’hostilité feutrée entre les blocs politiques, notamment après des déclarations du vice-secrétaire général du Hezbollah Naim Kassem selon lesquelles la question des armes ne saurait être dissociée de la défense du pays. Le journal cite également la prise de position du ministre du Travail, Mohammad Haidar, qui a affirmé que tout débat devait s’inscrire « dans un cadre de souveraineté négociée, et non de renoncement dicté ».

Un front diplomatique en pression constante

La dimension internationale de la crise sécuritaire libanaise occupe également une place prépondérante dans la couverture des quotidiens. Al Sharq Al Awsat (5 août 2025) évoque une « mobilisation diplomatique sans précédent » autour de la séance gouvernementale, mettant en avant le rôle de pressions exercées par les États-Unis, la France, l’Arabie saoudite et le Qatar pour pousser le Liban à acter une exclusivité de l’usage de la force au profit de l’État. Le quotidien cite un diplomate européen anonyme qui aurait confié que « la patience des alliés de Beyrouth s’épuise face à la persistance d’une armée parallèle échappant au contrôle de l’autorité civile ». Al Quds (5 août 2025) reprend cette ligne en rapportant que plusieurs ambassades occidentales auraient fait parvenir aux autorités libanaises des mémos conditionnant certaines formes d’aide financière à des garanties de souveraineté effective. Le journal note également que le coordinateur spécial des Nations unies pour le Liban aurait remis un rapport confidentiel au Conseil de sécurité dans lequel il qualifie le moment de « tournant dans la capacité du Liban à redevenir un État pleinement souverain ». La dimension géopolitique est aussi évoquée par Al Akhbar (5 août 2025), qui publie un article accusant certaines puissances occidentales d’orchestrer une tentative de mise sous tutelle sécuritaire du pays via la création d’un « Conseil national de sécurité sous influence étrangère », projeté selon le journal par des entités diplomatiques anglo-saxonnes.

Mémoire du 4 août : une nation en deuil renouvelé

La coïncidence de la réunion du Conseil des ministres avec la commémoration de la catastrophe du port de Beyrouth marque profondément les unes du jour. Nahar (5 août 2025) donne à voir une couverture poignante avec le témoignage de familles de victimes appelant à « ne pas sacrifier la mémoire des morts à l’autel des compromis politiques ». Le journal rapporte les propos d’une mère qui a perdu sa fille dans l’explosion : « Cinq ans de douleurs et toujours aucun coupable ». La publication rappelle que l’enquête judiciaire nationale reste enlisée dans des batailles procédurales, et cite plusieurs ONG appelant à une internationalisation de l’enquête. Al Quds (5 août 2025) revient sur la participation cette année de l’ensemble du gouvernement à la commémoration, y compris du président Joseph Aoun, qui a prononcé un discours dans lequel il promet « la fin de l’impunité et la traduction judiciaire des responsabilités, quelles qu’elles soient ». Le quotidien met en avant une dimension émotionnelle forte, mentionnant les larmes du Premier ministre Nawaf Salam au moment d’écouter les propos d’une mère de victime. Al Bina’ (5 août 2025) traite quant à lui de manière plus critique la gestion du dossier judiciaire, accusant une partie des institutions d’instrumentaliser le drame pour des objectifs politiques internes ou extérieurs. Le journal souligne que certains médias internationaux utiliseraient l’anniversaire pour relancer le débat sur la souveraineté du Liban, en lien avec la question du Hezbollah.

Mobilisation populaire : la rue fait entendre sa voix

Plusieurs quotidiens font état de mobilisations annoncées dans les rues de Beyrouth. Ad Diyar (5 août 2025) évoque des appels à des sit-in symboliques devant le siège du gouvernement, émanant d’associations de familles des victimes, de collectifs civiques et de syndicats de magistrats. L’objectif affiché serait double : exiger la poursuite effective des investigations sur l’explosion du port, et soutenir toute initiative politique visant à restaurer la pleine autorité de l’État. Nahar (5 août 2025) insiste sur la diversité des manifestants attendus, allant d’anciens militaires à des jeunes activistes issus des mouvements de 2019, certains arborant des pancartes portant l’inscription « La justice est l’autre nom de la souveraineté ». Al Akhbar (5 août 2025) signale en revanche la montée d’un contre-discours sur les réseaux sociaux, dénonçant une manipulation des sentiments populaires par certaines ONG financées par des bailleurs occidentaux. Le journal publie une enquête pointant le rôle de fondations étrangères dans l’organisation de certains cortèges. Al Joumhouriyat (5 août 2025) met en lumière l’ambiguïté du climat politique, notant que même certains membres du gouvernement ont exprimé en privé leurs craintes d’une instrumentalisation de la rue contre l’exécutif.

Le Hezbollah en posture défensive mais ouverte

Dans un éditorial publié par Al Bina’ (5 août 2025), le Hezbollah est présenté comme faisant face à une offensive diplomatique et politique sans précédent, tout en s’efforçant de conserver une ligne de dialogue. Le journal relaie des propos de cadres du parti affirmant que « toute réforme du système sécuritaire doit commencer par la reconnaissance du rôle historique de la résistance ». Pour autant, le texte laisse entrevoir une flexibilité relative, en mentionnant des possibilités d’accord à condition que soient respectées « les lignes rouges sécuritaires face à l’ennemi israélien ». Cette ligne d’ouverture prudente est reprise par Al Akhbar (5 août 2025), qui indique que le Hezbollah serait prêt à envisager une intégration progressive de ses structures dans un schéma de défense nationale unifiée, à condition d’un cadre consensuel et régionalement validé. Le journal évoque des « signaux faibles » d’un possible compromis à venir si les partenaires internationaux reconnaissent la spécificité du théâtre libanais.

Un gouvernement à la recherche d’un équilibre fragile

Al Joumhouriyat (5 août 2025) conclut son analyse politique du jour en soulignant l’extrême fragilité des équilibres au sein de l’exécutif. Le journal révèle que le président Joseph Aoun aurait convoqué en amont de la réunion un comité restreint de juristes afin de rédiger un document de cadrage définissant une « trajectoire nationale vers la souveraineté », susceptible de servir de base à un compromis politique. Al Sharq Al Awsat (5 août 2025) affirme que ce document, s’il est validé, pourrait être soumis à l’approbation du Parlement d’ici fin août. Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite sur son contenu exact. Nida’ Al Watan (5 août 2025) mentionne toutefois qu’un brouillon aurait été discrètement transmis à plusieurs ambassadeurs, dans le but d’anticiper les réactions de la communauté internationale. En l’absence d’un véritable consensus, la presse libanaise donne à voir un pouvoir exécutif en état d’équilibrisme, tiraillé entre ses impératifs internes et les injonctions externes. La journée du 5 août s’inscrit ainsi dans une double tension, entre mémoire douloureuse et injonction à la réforme, dans un climat où chaque mot compte et où chaque geste peut faire basculer le fragile édifice institutionnel.

Politique locale : affrontements institutionnels, équilibres partisans et tensions sécuritaires

Une session gouvernementale sous surveillance

La politique intérieure libanaise, telle que présentée dans les journaux du 5 août 2025, est dominée par les tensions qui ont précédé et accompagné la réunion du Conseil des ministres consacrée à la souveraineté et au désarmement des groupes armés. Al Joumhouriyat (5 août 2025) décrit un climat politique « sous haute tension » autour de cette réunion, perçue par les acteurs institutionnels comme un point de bascule potentiel. Le journal souligne que l’agenda du jour, consacré à la « Houssiyat As-Silah », n’a été maintenu qu’après des négociations serrées impliquant Baabda, Ain el-Tineh et la direction du Hezbollah. La présence des ministres chiites n’était pas garantie, et ce n’est qu’après une médiation de Nabih Berri que leur participation a été assurée. Ad Diyar (5 août 2025) rapporte que le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont tenu, la veille, une réunion confidentielle afin d’harmoniser la formulation du projet de résolution présenté lors du Conseil des ministres. Cette réunion aurait permis d’éviter un affrontement direct entre les composantes du gouvernement sur les formulations relatives à l’usage exclusif de la force par l’État.

Des positions politiques irréconciliables ?

Les divergences profondes entre les blocs politiques sont amplement mises en lumière. Nahar (5 août 2025) cite plusieurs parlementaires des Forces libanaises affirmant qu’ils ne toléreront plus que la question du désarmement du Hezbollah soit repoussée sine die. Ils estiment que le pays ne peut être sauvé sans un retour à un monopole réel de la violence par les institutions de la République. En parallèle, Al Akhbar (5 août 2025) défend la position opposée, en relayant des propos de dirigeants du Hezbollah selon lesquels toute tentative d’imposer une telle réforme sans coordination équivaut à une déclaration de guerre politique. Le journal souligne que le parti ne renoncera jamais à ses capacités militaires tant que l’occupation israélienne du sud du Liban perdure, et que ses armes constituent une dissuasion vitale. Dans un article signé par Haneen Ghosn, le journal dénonce un alignement aveugle d’une partie de la classe politique sur des agendas étrangers, accusant le Premier ministre Nawaf Salam de « reprendre le vocabulaire de certaines chancelleries occidentales au détriment du consensus national ». Al Bina’ (5 août 2025) adopte une ligne similaire, estimant que « la bataille sur les armes de la résistance est une bataille sur l’identité du Liban ». Le quotidien accuse certains partenaires gouvernementaux du Hezbollah d’avoir cédé aux pressions internationales et d’alimenter une crise de confiance dans l’exécutif.

Joseph Aoun entre fermeté et prudence

La posture du président de la République Joseph Aoun est analysée avec attention. Al Sharq (5 août 2025) indique que le chef de l’État a refusé d’endosser une position tranchée, privilégiant un langage institutionnel qui affirme l’attachement au monopole de l’État tout en évitant d’entrer dans une logique de confrontation directe. Le journal mentionne que le président a insisté sur la « souveraineté graduelle », notion qu’il a introduite dans son discours du 1er août lors de la commémoration de l’armée libanaise. Cette approche, selon Al Liwa’ (5 août 2025), a reçu un accueil mitigé. Si certains y voient une preuve de maturité politique, d’autres y lisent un manque de courage face aux défis du moment. Le quotidien rapporte les propos d’un député du Courant patriotique libre affirmant que « le président a choisi le compromis permanent, même au prix d’un affaiblissement du message républicain ».

Nawaf Salam dans une dynamique d’équilibriste

Le Premier ministre Nawaf Salam est également au centre des commentaires. Ad Diyar (5 août 2025) le présente comme l’homme d’un agenda réformateur en constante négociation avec les réalités du terrain politique. Sa volonté de faire adopter une déclaration politique sur l’exclusivité des armes par l’État s’est heurtée à de nombreuses résistances. Le journal note que Salam a dû revoir à plusieurs reprises le texte de la déclaration afin de ménager les sensibilités du Hezbollah et de ses alliés. Nida’ Al Watan (5 août 2025) se montre plus critique, accusant le chef du gouvernement de multiplier les concessions sans obtenir de contreparties tangibles. Le journal déplore une attitude qu’il juge « trop légaliste » et insuffisamment ancrée dans les rapports de force du moment. En revanche, Al Quds (5 août 2025) fait état de témoignages recueillis dans les milieux diplomatiques selon lesquels Salam bénéficie encore d’un fort soutien international, notamment de la part de la France, des États-Unis et de l’Union européenne, qui le considèrent comme un interlocuteur crédible pour relancer le processus de réforme politique et économique.

Le rôle ambigu de Nabih Berri

Le président de la Chambre, Nabih Berri, est également évoqué comme un acteur clé de cette séquence. Nahar (5 août 2025) indique que c’est lui qui a facilité la participation des ministres chiites à la réunion du Conseil des ministres, jouant ainsi un rôle de médiateur entre le Hezbollah et les autres composantes de l’exécutif. Le journal affirme cependant que Berri agit dans une logique d’intérêt partisan, cherchant avant tout à éviter une rupture qui fragiliserait son propre rôle d’arbitre institutionnel. Al Sharq Al Awsat (5 août 2025) note que l’alliance entre Amal et le Hezbollah reste intacte, mais que Berri se montre de plus en plus préoccupé par la montée des tensions internes, en particulier dans le sud du pays, où des incidents entre partisans chiites et forces de sécurité ont été signalés ces derniers jours. Le journal rapporte qu’une réunion de sécurité a eu lieu à Tyr, en présence du gouverneur du Sud et de responsables de la Sûreté générale, afin de prévenir toute escalade.

Une polarisation parlementaire renforcée

Les tensions politiques se reflètent également dans les travaux du Parlement. Al Akhbar (5 août 2025) souligne l’échec de plusieurs commissions parlementaires à se réunir en raison de divergences sur l’interprétation des priorités nationales. Le projet de loi sur la création d’un Conseil national de défense est ainsi bloqué depuis plusieurs semaines. Nida’ Al Watan (5 août 2025) rapporte que plusieurs députés de l’opposition accusent la majorité de retarder volontairement les débats sur des lois cruciales pour préserver un statu quo favorable à la continuité du Hezbollah. Le journal donne la parole à la députée Paula Yacoubian, qui dénonce une « paralysie législative délibérée ». De son côté, Al Bina’ (5 août 2025) reproche à certains parlementaires de droite d’alimenter un climat de guerre froide interne en posant des ultimatums institutionnels irréalistes.

Sécurité intérieure : alerte sur les risques de débordement

La presse fait également état d’une recrudescence des incidents sécuritaires liés à la situation politique. Al Sharq (5 août 2025) indique que des appels à la mobilisation ont été lancés sur les réseaux sociaux par des groupes opposés à la présence d’armes non étatiques, et que les forces de sécurité intérieure ont été mises en alerte. Le journal précise que plusieurs checkpoints ont été renforcés autour du Grand Sérail et de l’enceinte parlementaire. Nahar (5 août 2025) rapporte des tensions localisées dans les quartiers de Tarik el-Jdideh et Bourj el-Barajneh, où des échauffourées auraient opposé des militants de formations rivales. Al Akhbar (5 août 2025) minimise l’ampleur de ces incidents, affirmant qu’ils sont le fait de groupuscules isolés et qu’aucune tendance générale à la confrontation armée ne se dessine. Néanmoins, la persistance d’un climat de nervosité généralisée est notée par plusieurs observateurs, qui y voient un risque de glissement incontrôlé.

Citation et discours des personnalités politiques : affirmations clivantes, langage stratégique et tentatives de consensus

Joseph Aoun plaide pour une souveraineté « constructive »

Le président de la République Joseph Aoun s’est exprimé à plusieurs reprises autour de la crise politique actuelle, centrée sur la souveraineté de l’État et la gestion de l’armement hors contrôle institutionnel. Al Joumhouriyat (5 août 2025) rapporte que lors d’une réunion avec les représentants des principales formations parlementaires tenue la veille du Conseil des ministres, Joseph Aoun aurait déclaré : « La souveraineté ne se décrète pas, elle s’organise dans la durée, par des institutions renforcées et des engagements partagés. » Ce positionnement vise à établir une ligne de modération entre les revendications de l’opposition, qui exige un désarmement immédiat du Hezbollah, et les arguments des blocs proches de ce dernier, qui conditionnent tout changement à des garanties stratégiques. Le même journal précise que le chef de l’État a utilisé le terme de « souveraineté constructive » pour désigner une démarche progressive de reprise du contrôle étatique, affirmant que « la confrontation ne renforcera pas l’État, seule la légitimité partagée le fera ». Nahar (5 août 2025) confirme cette posture, ajoutant que le président a tenu à rassurer les différents blocs parlementaires sur le fait qu’aucune initiative unilatérale ne sera lancée sans passer par un consensus au sein du Conseil des ministres.

Nawaf Salam : un langage juridique ancré dans les principes

Le Premier ministre Nawaf Salam a quant à lui fait plusieurs déclarations remarquées qui ont été largement commentées. Al Akhbar (5 août 2025) cite l’intervention de Salam à l’ouverture du Conseil des ministres où il a déclaré : « La République ne peut survivre qu’en tant qu’unité juridique cohérente, et cela impose que la violence organisée relève exclusivement de l’État. » Cette phrase a été interprétée par certains commentateurs comme un désaveu indirect du Hezbollah, bien que le chef du gouvernement ait évité toute mention explicite du parti. Ad Diyar (5 août 2025) rapporte que Salam a insisté sur la nécessité de respecter les engagements internationaux du Liban, notamment les résolutions 1559 et 1701 du Conseil de sécurité. Selon ce quotidien, le Premier ministre aurait également affirmé en marge de la réunion : « Nous ne sommes pas ici pour désigner des ennemis intérieurs, mais pour restaurer le contrat républicain. » Ce langage à la fois ferme et juridiquement cadré vise à convaincre les sceptiques de sa volonté de construire une réponse systémique et non polémique au problème de la souveraineté.

Naim Kassem entre fermeté et légitimation de la résistance

Dans le camp du Hezbollah, les prises de parole du secrétaire général Naim Kassem ont été relayées avec une large couverture. Al Bina’ (5 août 2025) publie l’extrait d’un discours prononcé lors d’un rassemblement à Baalbek : « Ceux qui veulent nous désarmer sans libérer la terre ne sont pas des souverainistes, mais des supplétifs de l’ennemi. » Cette déclaration s’inscrit dans une tradition rhétorique du Hezbollah, combinant légitimation historique de la résistance et mise en accusation des forces politiques rivales. Al Akhbar (5 août 2025) rapporte un autre passage du même discours : « Le Liban n’a pas besoin d’une souveraineté soumise aux ambassades, mais d’une indépendance adossée à une dissuasion réelle. » Le journal souligne que Naim Kassem a également évoqué un possible dialogue avec les institutions de l’État, à condition que les discussions soient « loyales, non conditionnées, et reconnaissent les sacrifices de la résistance ». Cette ouverture, bien que conditionnée, a été relevée par plusieurs éditorialistes comme un signal d’ajustement rhétorique, destiné à montrer que le Hezbollah n’est pas fermé à une évolution institutionnelle du cadre sécuritaire.

Gebran Bassil en quête de repositionnement

Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, a également multiplié les interventions dans la presse. Nida’ Al Watan (5 août 2025) rapporte qu’il a déclaré lors d’une conférence à Jounieh : « Nous avons été accusés d’ambiguïté, mais nous avons toujours défendu l’idée d’un État fort, capable, et seul détenteur de la force légitime. » Cette tentative de repositionnement intervient dans un contexte où le CPL cherche à maintenir son influence tout en se distinguant de ses anciens alliés du Hezbollah. Al Sharq (5 août 2025) mentionne que Bassil aurait récemment rencontré des diplomates européens pour leur présenter sa vision d’une réforme constitutionnelle en plusieurs étapes, incluant notamment la création d’un conseil de défense élargi et d’un ministère de la stratégie nationale. Ad Diyar (5 août 2025) signale que cette démarche a suscité des réactions contrastées dans les milieux politiques, certains y voyant une tentative sincère de médiation, d’autres une manœuvre électorale déguisée.

Samir Geagea et le langage de l’affrontement frontal

À l’opposé du spectre politique, le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, a tenu des propos particulièrement virulents. Nahar (5 août 2025) rapporte qu’il a déclaré lors d’un entretien télévisé : « Il n’y a pas d’État tant qu’un groupe armé impose ses conditions par la force. Le Hezbollah est devenu une milice d’occupation interne. » Ce langage dur tranche avec la prudence d’autres figures politiques. Nida’ Al Watan (5 août 2025) cite Geagea affirmant que « la résistance ne peut pas être une excuse permanente pour la confiscation de la République ». Ces prises de position visent à mobiliser la base électorale chrétienne autour d’un discours d’autorité et de restauration républicaine. Al Quds (5 août 2025) évoque néanmoins des critiques internes à son parti, certains cadres jugeant que cette posture maximaliste pourrait fermer la porte à des compromis nécessaires pour garantir la stabilité du pays.

Walid Joumblatt : retenue stratégique et jeu d’équilibre

Le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a comme à son habitude adopté un ton plus mesuré. Al Sharq Al Awsat (5 août 2025) rapporte qu’il a déclaré lors d’une réunion du parti : « La souveraineté ne se décrète pas sur un pupitre, elle se construit sur des équilibres. » Il a également mis en garde contre les « aventurismes de certains, qui croient pouvoir transformer le pays en laboratoire de confrontation régionale ». Al Joumhouriyat (5 août 2025) souligne que Joumblatt conserve des canaux ouverts à la fois avec le président Aoun, le Premier ministre Salam et certains responsables du Hezbollah. Il cherche, selon le journal, à maintenir une posture de facilitateur en coulisses, évitant de prendre position publiquement de manière tranchée. Cette prudence est interprétée par certains analystes comme un manque de courage politique, mais d’autres y voient une stratégie de préservation de la stabilité institutionnelle à court terme.

Ali Hassan Khalil et l’argument de la légitimité populaire

Dans une intervention remarquée au Parlement, Ali Hassan Khalil, député du mouvement Amal, a défendu avec vigueur la légitimité de la résistance. Al Bina’ (5 août 2025) cite ses propos : « Ceux qui parlent de monopole de l’État oublient que ce sont les armes de la résistance qui ont empêché la division du pays. » Le député affirme que les revendications actuelles ne tiennent pas compte du contexte géostratégique, notamment la menace israélienne. Al Akhbar (5 août 2025) renchérit en soulignant que Khalil a également mis en garde contre une « scission verticale du pays » si une réforme sécuritaire était imposée de manière coercitive. Ce discours vise à mobiliser les bases chiites autour d’un récit de défense identitaire, tout en affirmant la loyauté à l’État selon une interprétation élargie de la légitimité constitutionnelle.

Paula Yacoubian et le registre de la justice

La députée indépendante Paula Yacoubian a pour sa part insisté sur l’importance du respect du droit et de la transparence. Nahar (5 août 2025) rapporte qu’elle a déclaré lors d’une interview : « Tant que les criminels du 4 août circuleront librement, nous n’aurons ni justice, ni souveraineté. » Elle critique également ce qu’elle considère comme une « collusion entre les armes illégales et les protections judiciaires ». Nida’ Al Watan (5 août 2025) souligne que Yacoubian appelle à la création d’un comité indépendant de supervision de la réforme sécuritaire, incluant des juristes, des représentants de la société civile et des experts internationaux. Ce discours, à mi-chemin entre activisme citoyen et proposition institutionnelle, cherche à créer un nouveau langage politique alternatif aux affrontements traditionnels.

Diplomatie : Pressions croisées, recalibrages régionaux et positionnements stratégiques

Pressions occidentales sur la souveraineté libanaise

La question de la souveraineté du Liban, au cœur de l’agenda gouvernemental du 5 août 2025, a été également traitée comme un enjeu diplomatique majeur par plusieurs quotidiens. Al Sharq Al Awsat (5 août 2025) rapporte que des représentants diplomatiques américains, français et allemands auraient envoyé des notes conjointes au gouvernement libanais, demandant un engagement formel sur le monopole de l’État en matière d’armement. Selon ce journal, l’administration américaine, par la voix de l’envoyé spécial Tom Barrack, aurait conditionné tout nouveau décaissement d’aide militaire à la mise en œuvre de ce principe, en s’appuyant sur les résolutions 1559 et 1701. Al Quds (5 août 2025) ajoute que le soutien occidental au Liban est désormais lié à une série de conditions incluant la fin de l’impunité judiciaire et des réformes institutionnelles structurelles, dont la sécurisation du territoire par des forces officielles unifiées. Le journal évoque une « convergence euro-américaine » sur la nécessité de restructurer la gouvernance sécuritaire du pays pour garantir une stabilité régionale compatible avec les intérêts stratégiques occidentaux. Nida’ Al Watan (5 août 2025) parle même d’un « ultimatum diplomatique » à peine voilé, transmis au cabinet du Premier ministre Nawaf Salam, dans lequel la communauté internationale exigerait des actes rapides et visibles pour désamorcer la dualité des forces armées.

Engagement qatari et médiation discrète

Alors que les pressions occidentales s’intensifient, plusieurs journaux soulignent la montée en puissance de l’implication du Qatar dans la gestion de la crise libanaise. Al Sharq (5 août 2025) rapporte que le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, aurait mené une série de conversations téléphoniques avec le président Joseph Aoun et le président du Parlement Nabih Berri. Ces entretiens auraient porté sur la possibilité de lancer une initiative diplomatique régionale pilotée par Doha afin de faciliter un consensus sur la sécurité nationale. Al Joumhouriyat (5 août 2025) indique que cette médiation qatarie aurait pour objectif de créer un cadre de dialogue tripartite entre l’exécutif libanais, le Hezbollah et les représentants de la Ligue arabe. Le Qatar, selon ce journal, chercherait à se positionner comme un acteur de neutralité bienveillante, capable de rétablir un canal de communication entre les partenaires internes et les parties internationales. Ad Diyar (5 août 2025) insiste toutefois sur le scepticisme d’une partie de la classe politique vis-à-vis de cette offre de médiation, la considérant comme un moyen pour Doha de renforcer son influence sur les dossiers régionaux, notamment en jouant un rôle de relais entre les Iraniens et les Occidentaux.

Réactions du Golfe : soutien conditionnel et inquiétude sécuritaire

Le positionnement des pays du Conseil de coopération du Golfe a également été largement commenté. Al Akhbar (5 août 2025) affirme que l’Arabie saoudite maintient une position de fermeté sur le dossier libanais, refusant de réactiver son soutien financier tant que le Hezbollah conservera un rôle sécuritaire autonome. Le journal cite un haut diplomate saoudien affirmant que « le temps des chèques en blanc est révolu, et que Beyrouth doit choisir entre souveraineté et désordre armé ». Cette position est reprise par Al Bina’ (5 août 2025), qui évoque une série de contacts entre Riyad et Paris visant à harmoniser leur position sur le soutien au Liban. Le journal souligne cependant que les Émirats arabes unis, bien qu’alignés sur le fond, adoptent une approche plus discrète, privilégiant un appui aux forces armées libanaises via des canaux sécuritaires bilatéraux. Al Liwa’ (5 août 2025) mentionne que plusieurs ministres arabes des Affaires étrangères ont appelé leurs homologues libanais pour exprimer leur inquiétude quant à la stabilité du pays, notamment en lien avec la menace d’un effondrement institutionnel si aucune issue n’est trouvée au dilemme sécuritaire actuel.

La France réaffirme son attachement à la stabilité libanaise

La position française, bien qu’alignée sur celle des États-Unis concernant la nécessité de souveraineté étatique, conserve une tonalité diplomatique plus nuancée. Nahar (5 août 2025) indique que l’ambassadrice de France à Beyrouth, Anne Grillo, a réitéré lors d’un déjeuner de presse son soutien au Premier ministre Nawaf Salam, qualifiant son action de « déterminée, lucide et conforme à l’intérêt général libanais ». Le quotidien rapporte que la diplomate a souligné l’importance de respecter la « spécificité institutionnelle libanaise » tout en affirmant que « la sécurité ne peut être fragmentée sans menacer la stabilité de toute la région ». Al Sharq Al Awsat (5 août 2025) note que Paris pousse pour un compromis institutionnel respectueux du pluralisme libanais mais articulé autour d’un redéploiement progressif des compétences sécuritaires sous l’égide des forces armées libanaises. Cette position a été confirmée lors d’un échange entre Emmanuel Macron et Joseph Aoun, durant lequel le président français aurait rappelé « la responsabilité historique de la présidence libanaise dans la reconstruction d’un État souverain ».

L’Iran défend la légitimité de la résistance

La République islamique d’Iran, principal soutien régional du Hezbollah, a également réagi au débat interne libanais. Al Bina’ (5 août 2025) publie un compte rendu détaillé d’une conférence de presse du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, qui a déclaré : « Le Liban est libre de ses choix sécuritaires et la résistance libanaise est une composante essentielle de la défense régionale contre l’ennemi sioniste. » Le journal ajoute que Téhéran considère toute tentative de désarmement du Hezbollah comme une provocation. Al Akhbar (5 août 2025) souligne que des responsables iraniens ont transmis des messages indirects au gouvernement libanais à travers l’ambassade à Beyrouth, mettant en garde contre « une remise en cause des équilibres stratégiques acquis depuis 2006 ». L’Iran cherche à conserver son levier au Liban tout en évitant une confrontation ouverte qui pourrait précipiter un isolement international du Hezbollah. Cette stratégie, selon les analystes interrogés par Al Akhbar, passe par un appui à la posture de dialogue conditionnel adoptée par Naim Kassem.

La Turquie en observatrice attentive

La Turquie n’a pas officiellement réagi à la réunion du Conseil des ministres libanais, mais plusieurs médias rapportent que des diplomates turcs suivent de près les évolutions politiques du pays. Al Sharq (5 août 2025) mentionne que l’ambassadeur de Turquie aurait rencontré récemment le ministre libanais de l’Intérieur pour évoquer la coopération sécuritaire et les enjeux migratoires. Nida’ Al Watan (5 août 2025) souligne que la Turquie cherche à maintenir une présence active au Liban, notamment via ses liens avec certains partis sunnites et les institutions éducatives dans le nord du pays. Le journal suggère que si Ankara se montre discrète sur le dossier du Hezbollah, c’est en raison de sa volonté de conserver une marge de manœuvre dans ses relations avec l’Iran et le Qatar, tout en se positionnant comme un partenaire alternatif à l’influence occidentale.

Politique internationale : conflits régionaux, stratégies de puissances et redéploiements d’alliances

Washington et Téhéran : une confrontation sur plusieurs fronts

La presse du 5 août 2025 revient largement sur l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran, dont les répercussions se font sentir jusqu’au Liban. Al Quds (5 août 2025) rapporte que des échanges de frappes indirectes ont eu lieu entre milices pro-iraniennes stationnées en Syrie et bases américaines dans l’est syrien. Le journal cite des sources diplomatiques à Damas affirmant que ces actions sont perçues comme une démonstration de force visant à dissuader Washington de toute tentative de marginalisation régionale de l’Iran. Al Sharq Al Awsat (5 août 2025) note que la Maison-Blanche a convoqué une réunion du Conseil national de sécurité après que des drones armés ont visé une installation militaire américaine près de Deir ez-Zor. Le quotidien indique que le président Donald Trump aurait déclaré à ses conseillers : « Nous n’accepterons pas que la présence américaine dans la région soit traitée comme un dommage collatéral. » Cette posture affirmée vise, selon le journal, à rappeler l’engagement de Washington auprès de ses alliés arabes dans la lutte contre l’influence iranienne.

L’Arabie saoudite redéfinit ses partenariats sécuritaires

Dans le Golfe, l’Arabie saoudite poursuit sa stratégie de diversification de ses partenariats sécuritaires. Al Sharq (5 août 2025) rapporte la signature d’un protocole d’accord entre Riyad et Séoul sur la mise en place d’un programme de coopération militaire dans le domaine des drones et de la cybersécurité. Le journal précise que ce partenariat vise à réduire la dépendance vis-à-vis des fournisseurs occidentaux, notamment américains, dans un contexte de méfiance persistante après le retrait partiel des troupes américaines du Moyen-Orient en 2023. Al Bina’ (5 août 2025) mentionne également des discussions entre le ministère saoudien de la Défense et des représentants de l’industrie militaire pakistanaise. L’objectif affiché serait d’établir une base commune de fabrication d’armements légers dans la région de Tabuk. Ces mouvements diplomatiques et technologiques traduisent une volonté saoudienne de repositionner le royaume comme puissance autonome dans un environnement géostratégique instable.

Gaza : le cycle des violences se poursuit

La situation dans la bande de Gaza continue de faire l’objet d’une couverture intense. Al Akhbar (5 août 2025) décrit une escalade militaire entre Israël et le Jihad islamique, avec des frappes israéliennes ciblées contre des positions à Rafah et Khan Younès, ayant causé la mort de plusieurs combattants. Le journal accuse Israël de vouloir « affaiblir l’équilibre stratégique interne à Gaza avant toute échéance électorale ». De son côté, Al Quds (5 août 2025) donne la parole à des responsables du Hamas qui affirment que la résistance continuera tant que le blocus sera maintenu. Al Liwa’ (5 août 2025) note que le Qatar a envoyé une mission humanitaire d’urgence, avec des camions transportant des équipements médicaux et des vivres, ce qui a permis une trêve de quelques heures pour permettre l’acheminement de l’aide. Le journal rapporte également que l’Égypte a renforcé ses contrôles à la frontière de Rafah, craignant un débordement du conflit sur son territoire.

Europe : fracture institutionnelle autour de la gestion migratoire

En Europe, les débats autour de la gestion des flux migratoires depuis l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient suscitent de profondes divisions. Al Sharq Al Awsat (5 août 2025) relate une réunion houleuse du Conseil européen à Bruxelles, durant laquelle l’Italie et la Grèce ont exigé une réforme du système de répartition des réfugiés. Le quotidien indique que la France et l’Allemagne auraient proposé un mécanisme de quotas flexibles, immédiatement rejeté par la Pologne et la Hongrie. Nahar (5 août 2025) rapporte que la présidente de la Commission européenne a admis « un désalignement croissant entre les réalités humanitaires aux frontières et les instruments juridiques de l’Union ». Cette impasse institutionnelle inquiète plusieurs ONG, qui alertent sur le risque de déstabilisation sociale dans les pays de première ligne. Al Quds (5 août 2025) ajoute que le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU a enregistré une augmentation de 18 % des arrivées illégales en Méditerranée depuis le début de l’année, un chiffre qui dépasse les seuils de 2015.

Ukraine : stabilité militaire et recomposition diplomatique

Le conflit en Ukraine reste présent dans les colonnes de plusieurs quotidiens. Ad Diyar (5 août 2025) mentionne que les lignes de front autour de la région de Zaporijia n’ont pas bougé depuis près de deux mois, mais que des frappes de drones ukrainiens ont visé à nouveau des dépôts logistiques russes en Crimée. Le journal rapporte également que le président russe Vladimir Poutine aurait reçu le soutien explicite du président biélorusse Alexandre Loukachenko pour maintenir une présence militaire conjointe dans l’ouest du pays. Al Bina’ (5 août 2025) revient sur le sommet de paix organisé en Turquie, auquel ont participé des représentants chinois, brésiliens et sud-africains, mais sans la Russie ni l’Ukraine. Cette initiative vise à rétablir des ponts diplomatiques dans une guerre de plus en plus gelée. Al Sharq (5 août 2025) rapporte que l’Union européenne envisage d’adopter un sixième paquet de sanctions ciblées contre les oligarques proches du Kremlin, mais que certains pays membres freinent le processus par crainte de représailles économiques.

Redéploiement stratégique de la Chine

La Chine continue de mener une stratégie d’expansion diplomatique discrète mais déterminée. Al Joumhouriyat (5 août 2025) rapporte la tenue d’un forum sino-africain à Nairobi, durant lequel Pékin a proposé une augmentation de 30 % de ses investissements dans les infrastructures portuaires du continent. Le journal indique que ces projets s’inscrivent dans l’initiative Belt and Road, relancée sous une forme allégée. Al Sharq Al Awsat (5 août 2025) évoque par ailleurs une intensification des relations entre la Chine et l’Iran, avec la signature d’accords énergétiques de long terme impliquant le développement de raffineries et d’installations portuaires dans le golfe Persique. Al Bina’ (5 août 2025) insiste sur le fait que la Chine chercherait aussi à renforcer ses positions en Méditerranée orientale via un soutien discret à des projets de télécommunication au Liban et à Chypre, en partenariat avec des entreprises locales.

Économie : Résilience et vulnérabilités de l’économie libanaise

Nouvelle restriction monétaire européenne et impact sur le secteur financier

Le 5 août 2025, Nahar révèle que l’Union européenne a officiellement ajouté le Liban à sa liste des pays “restreints” en matière de transferts en euro. Cette décision, entrée en vigueur le jour même, accentue la pression sur un système financier déjà affaibli. Selon l’article, cette inclusion est une réponse directe à la lenteur des réformes promises par les autorités libanaises, notamment dans le secteur bancaire, fiscal et administratif. Les engagements répétés concernant la restructuration des institutions publiques et la lutte contre la corruption n’ont pas été suivis d’effets tangibles. Cette évolution survient dans un contexte où le Liban figurait déjà sur la liste grise du GAFI, ce qui entrave sa crédibilité auprès des partenaires internationaux.

Banque du Liban : annonces de réformes mais sans effets concrets

Dans Al Liwa’ daté du même jour, un entretien télévisé relayé par la chaîne LBCI donne la parole au député Ibrahim Kanaan. Celui-ci affirme que la Banque du Liban, sous la gouvernance de Karim Souaid, prévoit un projet de loi pour encadrer la réforme du secteur bancaire, notamment en ce qui concerne le remboursement des dépôts gelés depuis 2019. Néanmoins, Kanaan critique sévèrement le contenu du texte, qui selon lui, ne propose pas de solutions claires et pourrait faire reculer le secteur de dix ans. Il souligne le manque d’outils de contrôle sur les banques et évoque une impunité persistante dans la gestion des faillites bancaires.

Composantes du déficit extérieur : le déséquilibre persiste

Un article de Al Akhbar souligne un déséquilibre croissant de la balance commerciale entre le Liban et l’Arabie saoudite depuis 2021. Ce déséquilibre serait accentué par l’absence de politiques douanières efficaces. Le déficit commercial représente désormais plus de la moitié du produit intérieur brut, ce qui est dénoncé comme l’un des symptômes d’un “économie de casino”, selon les termes du quotidien. La dépendance aux importations reste structurelle, sans contrepoids d’une production locale compétitive.

Le secteur industriel et la conformité réglementaire

Al Sharq se penche sur les résultats du mois de juillet 2025 en matière de conformité des produits importés. Le rapport du “Institut des recherches industrielles” révèle que sur 1 292 déclarations douanières analysées, 653 produits n’étaient pas conformes aux normes techniques libanaises. Cette statistique met en lumière l’absence de contrôle rigoureux à la frontière et souligne une faille persistante dans la régulation des importations. Cela nuit non seulement à la sécurité des consommateurs, mais également à la compétitivité des entreprises locales qui respectent les standards imposés.

Réformes économiques : intentions sans mécanismes

Un autre article de Al Sharq Al Awsat analyse la stratégie économique du gouvernement libanais, qui prétend suivre une politique budgétaire anticyclique jusqu’en 2030. Si les auteurs saluent la démarche proactive du ministère des Finances, ils restent sceptiques quant à l’application effective des mesures annoncées, notamment en matière de plafonnement des dépenses et de renforcement de la supervision réglementaire. Le texte note que le secteur bancaire conserve encore un niveau acceptable de liquidité et de rentabilité, mais que cela ne suffit pas à restaurer la confiance, tant que les réformes structurelles ne sont pas entérinées.

Données monétaires et pressions inflationnistes

Aucune source n’indique une mise à jour officielle du taux de change de la livre libanaise dans les journaux du 5 août 2025. Toutefois, le resserrement des conditions monétaires imposé par l’Europe et l’inaction du Parlement sur des lois clés suggèrent que la pression sur la livre et sur les prix à la consommation reste élevée. L’instabilité du marché de change, alimentée par la méfiance envers les institutions bancaires, persiste en toile de fond.

Enjeux futurs : entre coopération régionale et attractivité économique

Enfin, Al Akhbar mentionne brièvement les accords commerciaux asymétriques avec certains pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite. Ces partenariats, jugés peu avantageux pour l’économie libanaise, témoignent d’une perte d’influence dans les négociations économiques régionales. Une révision de ces accords est évoquée par certains experts, sans calendrier précis ni volonté politique apparente pour l’instant.

Justice : Les affaires judiciaires au cœur de l’actualité libanaise

Explosion du port de Beyrouth : une impasse judiciaire persistante

Le dossier de l’explosion du port de Beyrouth, survenue le 4 août 2020, reste enlisé dans des méandres juridiques et politiques. À l’occasion de la cinquième commémoration de la tragédie, Ad Diyar du 5 août 2025 souligne que la procédure judiciaire reste à l’arrêt, sans décision d’inculpation, malgré des promesses officielles réitérées. Le journal relève que « la justice reste absente », et que les promesses politiques annuelles de soutenir l’enquête restent lettre morte. L’absence de décision repose sur une série de « complications juridiques et politiques » qui empêchent toute avancée. Le quotidien note également que les familles des victimes dénoncent une instrumentalisation politique du dossier et continuent de réclamer justice avec vigueur.

Al Bina’ évoque également le climat d’impunité, dénonçant un système qui « étouffe » l’enquête par des ingérences politiques. Le journal rappelle que les dernières initiatives en justice n’ont pas été suivies d’effets, et critique l’inaction des autorités judiciaires malgré la pression internationale accrue et les appels à une enquête indépendante.

Procès civils en cascade : un paysage encombré de litiges immobiliers et locatifs

Les journaux Nahar et Al Joumhouriyat rapportent plusieurs décisions de justice liées à des litiges immobiliers et locatifs. Le 5 août 2025, Nahar fait état d’un procès en indemnisation initié par Ali Hussein Hamza contre Shadé Charbel Jergès pour occupation illégale d’un bien immobilier à Jbeil, avec une demande de compensation s’élevant à 65 000 dollars américains. Le tribunal, constatant l’impossibilité de localiser certains héritiers impliqués, a ordonné une notification par voie de presse, conformément à l’article 15 du Code de procédure civile.

Dans une affaire distincte, Al Joumhouriyat précise que la décision de la présidence du tribunal de Jbeil, datée du 24 juin 2025, a aussi ordonné des notifications par publication, face à l’absence de coordination possible avec les héritiers du défunt Nakhle Elias Chami. Cette stratégie procédurale, bien que légale, illustre l’engorgement des dossiers et les limites du système judiciaire lorsqu’il est confronté à des obstacles administratifs élémentaires.

Exécutions civiles et ventes aux enchères : le poids des contentieux successoraux

Par ailleurs, Nahar mentionne un jugement rendu par le tribunal de première instance de Zahlé dans une affaire de division successorale. Le jugement déclare un bien immobilier indivisible et ordonne sa vente aux enchères publiques. La vente devra se faire selon la valeur estimée par un expert, fixée à 67 000 dollars, et les bénéfices seront répartis entre copropriétaires en fonction de leurs parts. Ce type de procédure, bien qu’habituel, témoigne de la complexité des affaires successorales et de l’engorgement judiciaire, de plus en plus courant dans les juridictions civiles régionales.

Inertie du Conseil supérieur de la magistrature et absence de réformes structurelles

Les journaux analysés ne rapportent aucune avancée significative du Conseil supérieur de la magistrature. Le silence de l’institution est d’autant plus notable que la pression publique en faveur de réformes structurelles du système judiciaire n’a jamais été aussi forte. Les voix de la société civile, relayées lors des commémorations du 4 août, dénoncent l’inefficacité d’un appareil judiciaire sous influence politique et incapable d’assurer l’indépendance de la justice.

La corruption judiciaire toujours impunie

Aucune procédure judiciaire liée à des affaires de corruption de grande envergure n’a été rapportée dans les éditions du 5 août 2025. L’absence de poursuites dans des dossiers emblématiques de détournement de fonds publics ou d’enrichissement illicite illustre une tendance de fond : une justice sélective et paralysée face aux dossiers à dimension politique. Ce constat est appuyé par les témoignages de juristes et d’observateurs qui dénoncent régulièrement un climat d’impunité persistant.

Violences, meurtres et réponses judiciaires locales : une couverture fragmentaire

Les sources consultées ne mentionnent aucune affaire de meurtre ou de crime violent en instance devant les juridictions pénales. Cette absence peut être le résultat d’un déficit de couverture médiatique plutôt que d’un apaisement réel. Toutefois, l’attention des médias reste focalisée sur les grands dossiers symboliques comme l’enquête du port, au détriment des affaires criminelles ordinaires.

Dossiers de sociétés et litiges commerciaux : une activité judiciaire soutenue

Un jugement dans une affaire commerciale impliquant la société Coral Oil Company est également évoqué dans Nahar. La Cour de cassation civile a rejeté la demande d’interruption de procédure émanant de deux défendeurs qui affirmaient ne pas être concernés par le litige principal. L’affaire met en évidence la fréquence des différends liés à la vente de biens immobiliers et aux engagements contractuels commerciaux.

Culture: dynamisme culturel au Liban entre mémoire, hommage et innovation

Renaissance de la scène théâtrale à Beyrouth et au Sud
Al Akhbar du 5 août 2025 annonce la réouverture prochaine de la mythique Cinéma Colisée à Hamra, datant de 1945. Cet espace historique, témoin de l’âge d’or du théâtre et du cinéma, sera transformé en théâtre national libanais, une initiative menée par l’acteur et metteur en scène Qassem Istanbouli. L’inauguration de ce lieu est prévue pour coïncider avec le lancement du Festival international libanais de la monodrame, le 13 septembre prochain. Ce festival accueillera des troupes arabes et internationales, renforçant la vocation culturelle du projet, qui entend reconnecter le Sud au Nord du pays dans une dynamique artistique unificatrice.

Hommage musical à Ziad Rahbani et perpétuation du patrimoine musical
Dans la même édition, Al Akhbar met en lumière l’événement Ma Enta, une soirée musicale dédiée à Ziad Rahbani, organisée par le groupe Baykar le 15 août au centre culturel de la troupe à Beyrouth. Cette performance vise à célébrer l’œuvre du compositeur à travers une sélection de ses pièces les plus emblématiques. Fondée pour préserver l’héritage musical libanais tout en le rendant accessible aux jeunes générations, Baykar rassemble des musiciens et chanteurs soucieux d’unir authenticité orientale et modernité. Leur engagement traduit une volonté d’inscrire la musique traditionnelle dans une continuité vivante et contemporaine.

Le cinéma muet à l’honneur dans une démarche de mémoire collective
Parallèlement, Al Akhbar évoque une série de projections du film muet restauré The Gold Rush de Charlie Chaplin, à la Cinéma Metropolis de Mar Mikhael. Cette initiative, prévue tous les mercredis à partir du 6 août, est le fruit d’un travail de restauration mené par la Cineteca di Bologna et L’Immagine Ritrovata. Le film, présenté dans sa version rénovée, explore des thématiques humaines universelles telles que la faim, l’espoir et le rêve, dans un contexte de comédie dramatique. Ce retour aux classiques s’inscrit dans une dynamique de réappropriation du patrimoine cinématographique mondial et de sensibilisation du public libanais à ses fondements.

Diffusion du cinéma social à travers «Machaqlab»
Toujours dans les colonnes d’Al Akhbar, le film Machaqlab fait l’objet d’une attention particulière. Ce long métrage collectif libanais met en scène des récits croisés réalisés par quatre cinéastes : Walid El Khoury, Ziad Bourji, Wissam Sharaf et Arij Mahmoud. Chacun explore, sous forme de courts métrages imbriqués, une même thématique : l’effondrement sociétal. Ce projet se veut une illustration de la crise libanaise à travers une esthétique cinématographique fragmentée, rendant compte du chaos ambiant dans une forme artistique déroutante mais expressive.

Publication historique et exploration du patrimoine religieux
De son côté, Al Quds du 5 août 2025 signale la parution du livre de Michel Ghanem intitulé Les Capucins au Liban et au Levant 1626-1736. L’ouvrage a été présenté lors d’une conférence organisée par la municipalité de Bchamoun, en présence de Georges Labaki, directeur de l’Institut supérieur de gestion. Ce travail s’inscrit dans une perspective d’exploration historique des influences religieuses européennes au Levant et souligne l’importance du dialogue culturel dans la construction identitaire du Liban contemporain.

La scène musicale libanaise à l’international : Nancy Ajram au festival de Carthage
En Tunisie, Al Quds rapporte également que Nancy Ajram a donné un concert au festival international de Carthage, sur la scène du théâtre romain. Cette participation témoigne du rayonnement régional de la scène musicale libanaise, et de la place qu’occupent ses artistes dans les grands événements culturels arabes. Sa prestation s’inscrit dans la continuité de la diffusion du patrimoine musical libanais au-delà des frontières, conjuguant modernité pop et héritage oriental.

Mise en scène mémorielle du conflit dans «Machaqlab»
Le film Machaqlab, mentionné plus haut, joue aussi un rôle dans la valorisation d’une mémoire collective par l’art. Il explore, à travers la forme fragmentée du récit, les traumatismes sociétaux, économiques et politiques du Liban. Le film aborde des thèmes comme l’isolement, la perte de repères et l’implosion des structures sociales, tout en utilisant des dispositifs visuels innovants. Cette démarche illustre la capacité du cinéma libanais à produire des œuvres critiques et introspectives, à forte portée symbolique et cathartique.

Fréquentation des scènes locales : enjeux et perspectives
La réouverture du Cinéma Colisée soulève également des questions sur la capacité des structures culturelles à mobiliser un public local en période de crise. Le choix de faire revivre des lieux emblématiques répond à une demande de mémoire partagée et de centralité culturelle dans un pays où les repères s’effritent. En favorisant l’accès gratuit ou symbolique aux spectacles et en multipliant les événements de proximité, les organisateurs espèrent instaurer une nouvelle dynamique de consommation culturelle, inclusive et populaire.

Nouvelles générations et transmission du patrimoine
L’engagement de groupes comme Baykar dans la préservation du patrimoine musical libanais s’inscrit dans une tendance plus large de revalorisation de l’héritage local. En adaptant les formes traditionnelles à des formats contemporains et en intégrant les jeunes artistes dans leur programmation, ces initiatives contribuent à la transmission intergénérationnelle et à la sauvegarde d’une identité sonore propre au Liban.

Diversité des expressions et coopération culturelle régionale
La présence d’artistes libanais dans des festivals régionaux, comme c’est le cas pour Nancy Ajram à Carthage, traduit également une volonté d’échange et de coopération entre les scènes culturelles du monde arabe. Ces partenariats permettent de construire des réseaux d’artistes et de promouvoir des œuvres dans des espaces où les réalités sociales, politiques et esthétiques se croisent.

Sport: percées libanaises dans les compétitions régionales et internationales

Résultats prometteurs en arts martiaux mixtes à Abu Dhabi

Selon Ad Diyar (05 août 2025), la délégation libanaise a réalisé un exploit notable lors du championnat du monde junior de MMA organisé à Abu Dhabi. Avec dix médailles — une en or, cinq en argent et quatre en bronze — le Liban s’est classé onzième au classement général sur soixante-deux pays participants. À l’échelle asiatique, le pays s’est classé troisième et a dominé les nations arabes en décrochant la première place régionale. Parmi les médaillés figurent notamment Sharbél Abou Rahal, médaille d’or en 79,4 kg, Elias Ghayyad en argent (31 kg), Sharbél Bou Sarhal (argent, 52 kg), Albert Boustani (argent, 57 kg), Adam Sann (bronze, 27 kg), Ghadi Elias (bronze, 48 kg) et Marc Bou Shahla (bronze, 52 kg). Du côté féminin, Jennifer Boustani a décroché l’argent en 65,8 kg, Sky Zgheib en 37 kg et Ella Zgheib le bronze en 48 kg.

Le suivi de l’équipe libanaise a été assuré par des figures importantes comme Louay Qablawy, vice-président de la fédération libanaise de MMA, et Wisam Abi Nader, secrétaire général et également vice-président de la fédération internationale. Abi Nader a salué la performance exceptionnelle des athlètes, affirmant que « les résultats reflètent le potentiel croissant du Liban dans les compétitions de haut niveau ».

Basket-ball : le Liban vise le titre en Coupe d’Asie

An Nahar (05 août 2025) indique que la sélection libanaise de basketball, finaliste de la précédente édition, nourrit de grandes ambitions pour la Coupe d’Asie qui se déroule du 5 au 17 août. Placé dans un groupe difficile aux côtés de l’Australie, du Qatar et de la Corée du Sud, le Liban compte sur une équipe expérimentée menée par Wael Arakji, rejoint cette année par Omar Jamal Eddine, qui a brillé avec le club de Hikmeh. Parmi les joueurs clés figurent également Ali Mansour, Ali Mazhar, Amir Saoud, Karim Zainoun, Sergio Darwiche, Haïk Gyokjian, Youssef Khayyat, Ali Haidar, Gérard Hadidian et le naturalisé Diedrick Lawson. L’équipe est dirigée par l’entraîneur serbe Miodrag Perisic.

Toujours selon An Nahar, la sélection est perçue comme un prétendant sérieux au titre, et les attentes sont élevées tant parmi les experts que les supporters. L’article souligne que « le rêve d’un premier sacre continental pour une nation arabe n’a jamais été aussi palpable », alors qu’aucune équipe arabe n’a encore remporté ce titre.

Cyclisme : succès du championnat national

Dans le domaine du cyclisme, Ad Diyar (05 août 2025) rapporte la tenue d’une compétition nationale remarquable, remportée par Ahmad Ghoul avec un temps de 45 minutes et 31 secondes. Il a devancé Ahmad Chibli (51 minutes et 10 secondes) et Mahmoud Awad (52 minutes et 12 secondes). L’événement a été salué pour sa parfaite organisation et a vu la participation active de nombreux organismes dont la Croix-Rouge libanaise, les forces de sécurité intérieure et l’armée libanaise. Le président de la Fédération libanaise de cyclisme, Hrayr Sataoyan, a remercié « tous les partenaires ayant contribué à la réussite du tournoi, notamment les bénévoles et les services d’urgence ».

Tournoi local de basketball à Aous

Al Liwa’ (05 août 2025) mentionne le déroulement d’un tournoi de basketball à Aous, organisé par le club sportif local. L’événement a porté cette année le nom du poète Chaaer Rassmi Aous, en hommage à cette figure de la ville. Il a réuni plusieurs équipes locales et a été salué par les habitants pour son ambiance festive et l’implication des jeunes athlètes dans la compétition.

Compétition paralympique nationale

Toujours selon Al Liwa’ (05 août 2025), une course de cyclisme dédiée aux personnes en situation de handicap s’est tenue à Mar Takla, dans la région de Zahlé. Le gagnant, Wael Chamoun, a complété le parcours en 45 minutes. L’événement, organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports en partenariat avec des organisations locales, a été l’occasion de promouvoir l’inclusion par le sport. Il a aussi mis en lumière la persévérance des participants malgré les défis physiques importants.

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