Tag: conditionnalité
FMI, salaires publics et recettes: l’équation de contrainte qui enferme l’État
Le Liban doit financer près de 800 millions de dollars de hausses salariales publiques, sous la contrainte du FMI: pas de dépense sans recette. Le gouvernement privilégie TVA et essence, recettes rapides mais socialement explosives. Protestations, risque inflationniste et recours juridiques fragilisent la crédibilité fiscale, rendant l’accord extérieur plus difficile à soutenir.
L’aide sous cadenas: pourquoi les donateurs préfèrent financer l’armée plutôt que le budget
Les donateurs privilégient l’armée libanaise comme canal d’aide, jugé traçable et “livrable”, plutôt qu’un budget perçu comme un trou noir politique. Conférence à Paris, réunion au Caire et jalons au nord du Litani structurent une conditionnalité implicite. L’aide devient levier de souveraineté et de tempo.
Visite du commandant de l’armée à Washington: attentes, lignes rouges et scénarios de conditionnalité
La visite du général Haykal à Washington (3-5 février 2026) s’annonce comme un audit: cartes, sites attribués au Hezbollah, tunnels et calendriers. Les États-Unis exigeraient des preuves et des étapes vérifiables, avec risque de conditionnalité de l’aide. Beyrouth cherche à préserver rythme, cohésion et souveraineté avant Paris, le 5 mars.
Paris, 5 mars: comment la date est devenue un test politique
Le 5 mars 2026 à Paris devient un test politique: un congrès international doit soutenir l’armée libanaise et les forces de sécurité, avec une ouverture annoncée par Emmanuel Macron. La date impose des “livrables”, relance le débat sur le monopole des armes et expose les tensions internes, sur fond de risques régionaux.
Revue de presse: parapluie quintuple et risque de bascule régionale
Revue de presse libanaise: un congrès à Paris le 5 mars 2026 pour soutenir l’armée structure la séquence diplomatique. Le “format quintuple” promet protection mais impose des conditions, sur fond de tensions Washington–Téhéran et dossiers Gaza. Accords Liban–Jordanie et inondations à Akkar complètent l’actualité entre annonces, pressions, risques et attentes.
Pourquoi la crise iranienne pèse sur le Sud du Liban: lecture d’une escalade connectée
La crise iranienne reconfigure la lecture des frappes au Sud du Liban. Menaces, scénarios de préemption et alertes régionales alimentent une escalade « connectée », avec extension des raids vers le nord du Litani. La diplomatie accélère, tandis que conditionnalité, contrôle des armes, réformes et élections deviennent des garde-fous exigés.
Diplomatie en urgence: la semaine où Beyrouth attend Jean-Yves Le Drian et Yazid bin...
Beyrouth entre dans une semaine de diplomatie en urgence, entre réunion de Nawaf Salam avec le groupe des cinq et visites attendues de Jean-Yves Le Drian puis Yazid bin Farhan. Sécurité au Sud, contrôle des armes, élections, réforme financière et reconstruction sont traités en “paquet”, avec une aide de plus en plus conditionnelle.
“Entrée vers le FMI”: pourquoi la loi est vendue comme condition et comment les...
La loi sur la faille financière est vendue comme “entrée vers le FMI”, mais l’argument sert surtout les banques. En brandissant l’urgence, elles cherchent une loi floue, amendable, qui socialise les pertes et transforme les déposants en variable d’ajustement. Le FMI juge un plan global: chiffres, transparence, qui paie d’abord.
Revue de presse: Loi sur la «financial gap» et bascule au nord du Litani
Le gouvernement examine la loi sur la « financial gap », contestée avant même son premier passage en Conseil des ministres, alors que banques et associations de déposants dénoncent ses effets. En parallèle, Nawaf Salam annonce une nouvelle phase sécuritaire au nord du Litani. Frappes au Sud et pression américaine rappellent la contrainte du terrain.
Conditionnalité des aides arabes : vers un modèle de dépendance réformée ?
La transformation des aides arabes au Liban vers un modèle conditionné à des réformes structurelles marque un tournant dans les relations régionales. Désormais subordonné à des exigences de transparence, de gouvernance et de désengagement politique, ce soutien modifie profondément la souveraineté budgétaire du pays. Entre incitation à la réforme et perte d’autonomie, le Liban se retrouve piégé dans un système d’assistance technocratique où chaque aide devient un outil de recomposition politique.
De l’aide au conditionnement : la diplomatie économique saoudienne au Liban depuis 2006
Depuis 2006, la diplomatie économique de l’Arabie saoudite au Liban a glissé d’une aide inconditionnelle à un soutien strictement conditionné à des réformes. Le gel de 22 accords en 2025 illustre une stratégie d’incitation, où Riyad privilégie la stabilité, la transparence et la transformation institutionnelle. Cette évolution modifie en profondeur les rapports entre les deux pays, renforçant la dépendance structurelle du Liban tout en marginalisant les circuits traditionnels de l’assistance directe.












