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Un agent municipal tué à Chebaa par une frappe israélienne : le bilan au Liban atteint 394 morts dont 83 enfants après une nouvelle journée de bombardements

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L’Agence nationale d’information a confirmé dans ses dépêches des douze dernières heures la mort d’un agent municipal à Chebaa, localité du sud du Liban, victime d’une frappe aérienne israélienne qui s’inscrit dans une intensification dramatique des opérations militaires. Cet incident, survenu en milieu de journée, porte le bilan officiel des victimes à 394 morts, dont 83 enfants, et plus de 1 130 blessés depuis le début de l’escalade actuelle, selon les chiffres actualisés communiqués par le ministère de la Santé dirigé par Rakan Nassereddine. Parallèlement, le nombre de personnes déplacées dépasse les 517 000, a indiqué la ministre des Affaires sociales Hanine Sayyed, soulignant l’ampleur d’une crise humanitaire qui s’aggrave heure par heure au fil des raids aériens et des tirs d’artillerie.

Les correspondants de l’ANI sur le terrain ont relayé en temps réel les détails de cette frappe à Chebaa, près de la ligne bleue. L’agent municipal, dont l’identité reste encore sous réserve de confirmation officielle par les autorités locales, se trouvait à proximité d’un bâtiment administratif lorsque le projectile a touché la zone frontalière. Les secours ont immédiatement été dépêchés, mais les conditions de sécurité précaires ont retardé les opérations d’extraction. Des colonnes de fumée étaient visibles depuis les villages voisins, et les routes d’accès ont été temporairement fermées par mesure de précaution. Cet événement marque une nouvelle étape dans la série de bombardements qui touche simultanément le sud du pays, la banlieue sud de Beyrouth et des secteurs de la Békaa orientale.

Les raids aériens se multiplient dans le district de Tyr et à Nabatiyeh

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Dans le district de Tyr, les dépêches successives de l’ANI décrivent une matinée particulièrement intense. À Tayr Debba, une frappe a visé une habitation résidentielle, faisant trois morts et quinze blessés, dont plusieurs civils transférés en urgence vers les hôpitaux de la ville. Les équipes médicales ont fait état d’un afflux massif aux urgences, avec des cas de brûlures et de traumatismes causés par l’effondrement des structures. Les pompiers ont lutté contre un incendie qui s’est propagé aux bâtiments adjacents, compliquant les évacuations.

À Hallousiyé, un autre raid a endommagé une maison sans causer de victimes immédiates, mais les tirs d’artillerie qui ont suivi ont forcé les habitants à se réfugier dans les abris de fortune. Plus au nord, à Wadi Hassan, entre Alma al-Chaab et Majdal Zoun, des raids répétés ont coupé plusieurs axes de communication, isolant temporairement des hameaux. À Ghazieh, un bâtiment a été touché en pleine nuit, provoquant des dégâts matériels importants et obligeant les services de secours à intervenir sous la menace de nouveaux survols de drones.

Le district de Nabatiyeh n’a pas été épargné. À Al-Bayyad et Arab Salim, les raids aériens se sont succédé, touchant des zones agricoles et résidentielles. À Kounine, une frappe a détruit une serre, tandis qu’à Khiam les bombardements d’artillerie ont été intermittents toute la nuit. La localité de Sir al-Gharbiyeh a subi l’un des coups les plus lourds : un raid nocturne a fait dix-neuf martyrs, selon le bilan provisoire des services de santé. Les décombres ont nécessité l’intervention de plusieurs équipes de sauvetage, et les hôpitaux locaux ont activé leurs plans d’urgence.

À Aytit, trois personnes ont perdu la vie et plusieurs autres ont été blessées dans l’effondrement d’un domicile touché de plein fouet. Dans la zone de Kawthariyet el-Riz, un père de famille a été grièvement blessé tandis que ses deux fils ont péri sous les décombres. Les témoins interrogés par les correspondants de l’ANI ont décrit des scènes de chaos, avec des familles fuyant à pied ou en voiture vers des zones plus sûres, emportant le strict nécessaire.

Ces opérations, menées par l’aviation israélienne avec un appui de drones de reconnaissance, visent selon les sources militaires libanaises des positions supposées liées au Hezbollah. Les survols à basse altitude se sont multipliés, précédant chaque frappe et accentuant le sentiment d’insécurité parmi les populations civiles.

L’extension des frappes jusqu’à la banlieue sud de Beyrouth

La capitale elle-même n’est plus à l’abri. Des explosions puissantes ont retenti dans les quartiers de Dahieh, Haret Hreik et leurs environs, où d’épais panaches de fumée noire ont été observés par les riverains. L’ANI a rapporté plusieurs sites touchés, provoquant un mouvement d’exode massif. Des messages d’avertissement avaient été diffusés auparavant par les autorités israéliennes, enjoignant les résidents à évacuer les zones considérées comme stratégiques.

Les habitants restés sur place ont décrit des détonations en chaîne tout au long de la nuit et de la matinée. Des immeubles résidentiels ont été endommagés, et les services d’urgence ont travaillé sans relâche pour dégager d’éventuels blessés piégés. Cette extension géographique des bombardements marque une escalade claire par rapport aux semaines précédentes, où les opérations étaient davantage concentrées le long de la frontière sud.

Le bilan humain s’alourdit : 394 morts et plus de 1 130 blessés selon le ministère de la Santé

Le ministère de la Santé, dirigé par Rakan Nassereddine, a publié hier soir un bilan actualisé qui reflète l’ampleur des pertes. Depuis le début de l’escalade, 394 personnes ont perdu la vie, parmi lesquelles 83 enfants et 42 femmes. Plus de 1 130 blessés ont été recensés, dont de nombreux cas graves nécessitant des soins spécialisés. Rien que dans la dernière journée, près d’une centaine de martyrs ont été enregistrés, selon l’unité de gestion des catastrophes. Ces chiffres, compilés à partir des rapports des hôpitaux du sud, de Nabatiyeh, de la Békaa et de Beyrouth, incluent aussi bien les victimes directes des frappes que celles des tirs d’artillerie.

La ministre des Affaires sociales Hanine Sayyed a, de son côté, confirmé que le nombre de déplacés a franchi le seuil des 517 000 personnes. Les centres d’accueil à Tyr, Nabatiyeh, Saïda et dans la Békaa sont saturés. Des distributions d’aide alimentaire, de médicaments et de couvertures ont été organisées en urgence par les autorités locales, avec le soutien de la Croix-Rouge libanaise. De nombreuses familles ont trouvé refuge chez des proches dans le nord du pays ou dans des écoles et des mosquées transformées en abris temporaires. Les routes vers Beyrouth ont été engorgées de convois de véhicules chargés de matelas, de sacs et d’enfants.

Combats au sol dans la Békaa orientale et opérations de la résistance

Dans l’est du Liban, près de Nabi Chit, des combats au sol ont opposé des unités israéliennes, débarquées par hélicoptères, aux éléments du Hezbollah. L’ANI a fait état de l’intervention d’une quinzaine d’appareils dans une opération commando qui a donné lieu à des échanges de tirs nourris. Une quarantaine de raids aériens ont ensuite été lancés pour appuyer les troupes au sol. Des positions près de Khreibeh Baalbek ont également été visées, provoquant des destructions dans des zones agricoles et résidentielles.

Le Hezbollah a revendiqué plusieurs opérations de représailles, incluant des tirs de roquettes et de drones vers des sites israéliens. Ces actions ont été qualifiées de « légitimes défense » par le mouvement, tandis que le gouvernement libanais maintient sa ligne de neutralité officielle et appelle au strict respect de la souveraineté nationale.

La position du gouvernement de Nawaf Salam et les efforts diplomatiques

Le Premier ministre Nawaf Salam a fermement condamné les violations répétées de l’espace aérien et terrestre libanais. Dans des déclarations récentes, il a rappelé que le gouvernement n’était pas responsable des actions du Hezbollah et a insisté sur la nécessité de mettre fin aux activités militaires non étatiques au sud du Litani, conformément aux engagements internationaux. Le ministre des Affaires étrangères Joe Rajji a relayé ces positions auprès des chancelleries occidentales et des instances onusiennes, demandant une désescalade immédiate.

L’armée libanaise, sous l’autorité du ministre de la Défense Michel Menassa, a renforcé ses patrouilles et coordonné avec les forces de sécurité intérieure pour protéger les civils et faciliter les évacuations. Des unités supplémentaires ont été déployées autour des zones touchées, et des points de contrôle ont été établis pour sécuriser le passage des ambulances et des convois humanitaires.

Les risques pour la FINUL et le cadre de la résolution 1701

La Force intérimaire des Nations unies au Liban a elle aussi été touchée. Une position à Qaouzah, dans le district de Bint Jbeil, a subi des tirs, blessant plusieurs Casques bleus du contingent ghanéen, dont un grièvement. Les blessés ont été évacués vers des hôpitaux de Beyrouth. La FINUL a ouvert une enquête et rappelé aux parties l’obligation de protéger les forces de maintien de la paix.

Ces incidents interviennent alors que la résolution 1701 du Conseil de sécurité, adoptée en 2006, demeure le cadre juridique de référence. Le texte prévoit le déploiement exclusif de l’armée libanaise et de la FINUL au sud du Litani, ainsi que le retrait des armes non étatiques. Les autorités libanaises réitèrent leur attachement à cette résolution, tout en soulignant la fragilité de sa mise en œuvre sur le terrain face aux échanges actuels.

L’impact sur les infrastructures et l’économie locale

Les bombardements ont gravement endommagé les réseaux routiers reliant Tyr à Nabatiyeh et à Beyrouth. Plusieurs ponts ont été affectés, provoquant des coupures d’électricité et d’eau dans de nombreuses localités. Les agriculteurs des zones frontalières ont vu leurs vergers et leurs champs dévastés, entraînant des pertes économiques estimées en millions de dollars par les chambres de commerce régionales.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, des quartiers densément peuplés ont subi des dommages structurels majeurs. Les écoles et les centres de santé ont fermé leurs portes par mesure de précaution, aggravant la situation des familles déjà éprouvées par la crise économique nationale de longue date.

Les mouvements de population et les défis logistiques

L’exode observé ces dernières heures dépasse les capacités des centres d’accueil existants. Des milliers de personnes ont quitté Chebaa, Tayr Debba, Hallousiyé, Sir al-Gharbiyeh et les villages avoisinants pour se diriger vers Saïda ou la capitale. Les autorités municipales ont ouvert gymnases, mosquées et centres communautaires pour héberger les déplacés. Des convois de camions transportant nourriture, eau et médicaments ont été organisés par les organisations caritatives.

À Dahieh, l’évacuation a été massive après les ordres israéliens, vidant presque entièrement certains immeubles. Les familles ont pris la route du nord, provoquant d’importants embouteillages sur l’autoroute littorale. La Croix-Rouge libanaise a multiplié les points de distribution d’eau potable et de couvertures.

La poursuite des opérations et les alertes en vigueur

Les dépêches les plus fraîches de l’ANI indiquent que les activités militaires se poursuivent dans le sud et l’est du pays. Des survols de drones et des tirs d’artillerie sont encore signalés près de Khiam, Nabi Chit et Majdal Zoun. L’armée israélienne a annoncé avoir neutralisé plusieurs objectifs, tandis que les forces locales rapportent des mouvements le long de la ligne bleue.

Dans la banlieue sud, des explosions isolées ont continué en fin de matinée, et les équipes de déminage ont été mobilisées pour inspecter les sites touchés. Les correspondants de l’ANI maintiennent une veille permanente, relayant les mises à jour des autorités sanitaires et militaires au fur et à mesure.

Les échanges se poursuivent également dans la Békaa, où les hélicoptères israéliens ont été aperçus à plusieurs reprises. Les positions du Hezbollah font l’objet d’une surveillance aérienne soutenue, et des tirs de roquettes sporadiques ont été signalés en direction du nord d’Israël. L’armée libanaise a renforcé ses postes d’observation pour prévenir toute infiltration.

À Chebaa, les investigations sur les circonstances exactes de la mort de l’agent municipal se poursuivent, avec des experts en balistique dépêchés sur place. Les familles des victimes des autres localités ont commencé à organiser les funérailles sous haute sécurité, tandis que les hôpitaux de Tyr et de Nabatiyeh continuent de recevoir des blessés transférés des zones frontalières.

Les routes secondaires du sud restent placées sous surveillance étroite, avec des points de contrôle renforcés par l’armée pour assurer le passage des ambulances et des convois humanitaires. Les prévisions météorologiques annoncent des pluies dans les prochaines heures, ce qui pourrait compliquer les opérations de secours dans les villages les plus isolés.

L’ANI continue de diffuser des mises en garde aux populations, leur conseillant d’éviter les zones exposées et de suivre scrupuleusement les instructions des autorités locales. Les services de communication du gouvernement relaient régulièrement des alertes via les canaux officiels, insistant sur la nécessité de rester à l’abri et de signaler tout mouvement suspect.

Dans le district de Bint Jbeil, les positions de la FINUL demeurent en état d’alerte maximale après l’incident de Qaouzah. Les contingents internationaux ont renforcé leurs périmètres de sécurité et coordonnent étroitement avec l’armée libanaise pour assurer la protection des Casques bleus encore déployés.

Les échanges de tirs sporadiques près de la frontière persistent, avec des impacts signalés dans des zones non habitées. Les forces israéliennes maintiennent une présence aérienne soutenue, tandis que les unités libanaises patrouillent les axes principaux pour sécuriser les évacuations en cours.

Les bilans provisoires des hôpitaux locaux font état d’une augmentation constante des admissions, avec des cas de blessures par éclats et de traumatismes psychologiques parmi les civils déplacés. Les stocks de médicaments et de matériel chirurgical sont réapprovisionnés grâce à des ponts aériens organisés par les autorités centrales.

À Beyrouth, la tension reste palpable dans les quartiers sud, où les résidents encore présents ont barricadé leurs fenêtres et constitué des réserves de vivres. Les établissements scolaires, privés comme publics, ont suspendu les cours jusqu’à nouvel ordre, et de nombreuses entreprises locales ont fermé leurs portes par mesure de précaution.

Les dépêches les plus récentes mentionnent encore des activités d’artillerie près de Deir Seriane et de Majdal Zoun, avec des impacts qui ont endommagé des terres cultivées. Les agriculteurs des environs ont été priés de ne pas s’approcher de leurs parcelles tant que les opérations militaires n’auront pas cessé.

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