Nouvelle bavure de l’Armée Israélienne qui a été postée par des soldats sur les réseaux sociaux, la désacralisation d’une église du Sud Liban située à Deir Minas. Cette énième bavure intervient alors que l’armée israélienne a également détruit de nombreuses mosquées et même des lieux de cultes comme le sanctuaire.
Deir Mimas est une ville à 88 km au sud de Beyrouth au Liban. Nommée en l’honneur de Saint Mamas, la ville surplombe la rivière Litani et le château médiéval de Beaufort à l’ouest et les sommets enneigés du mont Hermon à l’est.
Au cours des mois d’octobre et novembre 2024, le Liban a été le théâtre d’une intensification des frappes israéliennes, ciblant notamment des lieux de culte et des sites patrimoniaux. Ces actions ont suscité une vive indignation au sein de la communauté internationale et ont ravivé les tensions dans une région déjà instable.
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Frappe sur l’église melkite de Derdghaya
Le 9 octobre 2024, une frappe aérienne israélienne a détruit une église appartenant à l’Éparchie grecque melkite catholique de Tyr, située à Derdghaya. Ce lieu de culte servait de refuge à des personnes déplacées par le conflit. L’attaque a causé la mort d’au moins huit personnes. Cet événement a été largement condamné, notamment par des organisations religieuses et des défenseurs des droits de l’homme, qui ont dénoncé une violation flagrante du droit international humanitaire.
Destruction du sanctuaire de Shamoun Al Safa à Chamaa
Le 16 novembre, les troupes israéliennes ont atteint leur point le plus profond au Liban depuis le début de l’invasion, capturant brièvement une colline à Chamaa. Selon les médias d’État libanais, elles ont détruit le sanctuaire de Shamoun Al Safa, un site religieux d’importance pour la communauté locale. Cette destruction a été perçue comme une attaque directe contre le patrimoine culturel et spirituel du Liban.
Frappe sur un hôpital dirigé par un religieux à Baalbek
Le 22 novembre, le ministère libanais de la Santé a rapporté qu’une frappe aérienne israélienne avait tué le directeur d’un hôpital et six autres personnes dans le nord-est du Liban. Bien que l’établissement ne soit pas un lieu de culte à proprement parler, le fait que son directeur soit un religieux a ajouté une dimension religieuse à cette attaque, suscitant l’indignation de la communauté locale.
Réactions internationales et condamnations
Ces attaques ont provoqué une vague de condamnations internationales. L’UNESCO a réagi en plaçant 34 sites culturels libanais sous « protection renforcée provisoire », soulignant que toute attaque contre ces sites constituerait une violation grave de la convention de La Haye de 1954 et pourrait entraîner des poursuites internationales pour crimes de guerre.
Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a salué cette décision comme une victoire pour le droit et un moyen de dissuasion contre les attaques destructrices israéliennes. De son côté, le Hezbollah a intensifié ses attaques en représailles, ciblant des positions israéliennes et exacerbant les tensions dans la région.
Conséquences pour le patrimoine culturel et religieux
La destruction de ces lieux de culte et sites patrimoniaux a des répercussions profondes sur le tissu social et culturel du Liban. Ces sites ne sont pas seulement des lieux de prière, mais aussi des symboles de l’identité et de l’histoire collective des communautés locales. Leur destruction entraîne une perte irréparable pour le patrimoine mondial et affecte le moral des populations déjà éprouvées par le conflit.



