Une frappe aérienne israélienne, menée dimanche en périphérie de Damas, a causé la mort de 11 personnes, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Cette attaque, qui visait un dépôt d’armes près de la ville industrielle d’Adra, illustre la continuité des opérations israéliennes contre les infrastructures militaires syriennes et les groupes soutenus par l’Iran, même après la chute du régime d’Assad.
Une frappe meurtrière à Adra
L’OSDH, une organisation basée au Royaume-Uni, a rapporté que la frappe aérienne avait touché un entrepôt d’armes appartenant aux forces loyales à l’ancien régime de Bachar al-Assad. Située au nord-est de la capitale syrienne, Adra est une zone industrielle stratégique. Bien que les détails restent limités, l’organisation a précisé que parmi les 11 morts figurent principalement des civils, ce qui suscite une inquiétude croissante quant aux impacts humanitaires de ces attaques.
Les autorités israéliennes n’ont pas confirmé l’attaque, conformément à leur politique habituelle de silence sur les frappes aériennes en Syrie. Cependant, Israël a intensifié ses opérations contre des cibles militaires syriennes ces derniers mois, dans un contexte où le pays cherche à contrer l’influence iranienne dans la région.
Les motivations israéliennes
Depuis 2011, Israël a lancé des centaines de frappes aériennes en Syrie, ciblant des infrastructures militaires syriennes, des convois d’armes et des positions occupées par des milices soutenues par l’Iran, telles que le Hezbollah libanais. Officiellement, ces opérations visent à empêcher la livraison d’armes sophistiquées à ces groupes, perçus comme des menaces directes pour la sécurité israélienne.
Une stratégie persistante après la chute d’Assad
La récente frappe intervient dans un contexte de transition politique en Syrie, marqué par la chute du régime Assad et la montée en puissance d’une nouvelle autorité dirigée par Ahmad al-Sharaa. Malgré ce changement de pouvoir, Israël continue de cibler les infrastructures militaires liées à l’ancien régime, en mettant l’accent sur les positions occupées par des forces pro-iraniennes.
Les justifications sécuritaires d’Israël
Israël considère l’Iran et ses alliés régionaux comme des menaces existentielles. Les frappes aériennes régulières en Syrie s’inscrivent dans une stratégie préventive visant à limiter la présence iranienne à proximité de ses frontières. Cette politique, bien qu’efficace sur le plan militaire, a suscité des critiques pour son impact sur les civils syriens.



