Dans un climat de tensions palpables et de négociations cruciales, l’arrivée du négociateur américain, Amos Hokstein, à Beyrouth marque un tournant potentiel dans les efforts déployés pour parvenir à une trêve dans la région, particulièrement à Gaza, au seuil du Ramadan. La visite de Hokstein, riche en rencontres avec des figures clés du gouvernement libanais, dont le président de la Chambre des représentants Nabih Berri, le Premier ministre Najib Mikati, et d’autres hauts fonctionnaires, s’inscrit dans une démarche de désescalade et de recherche de paix durable. L’accent est mis sur l’éventualité d’inclure le front sud dans les discussions de trêve, une préoccupation majeure à Beyrouth au vu des risques d’escalade avec l’ennemi.
Le Hezbollah, acteur incontournable dans la configuration géopolitique du Liban, joue un rôle de premier plan dans les calculs stratégiques de la région. Les conditions posées par le Hezbollah reflètent une stratégie complexe visant à maintenir la pression sur Israël tout en évitant une guerre de grande envergure. Les objectifs du Hezbollah incluent la poursuite de la pression sur le terrain, la prévention d’un vol de ses capacités de défense dans le sud, la réduction des risques de guerre totale, et la protection des civils, dans la mesure où cela ne compromet pas sa capacité de dissuasion.
La visite de Hokstein ne promet pas une solution immédiate ou un cessez-le-feu dans le sud, mais s’inscrit dans une série d’efforts pour formuler un cadre qui pourrait conduire à un accord sur la frontière terrestre et adresser les points de contentieux. Les discussions porteront probablement sur la cessation des opérations militaires, le retour des personnes déplacées, et l’engagement de l’armée libanaise au sud, avant d’aborder la démarcation de la frontière terrestre.
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Parallèlement, la situation dans le nord d’Israël témoigne de l’impact stratégique des actions du Hezbollah, avec des résidents demandant leur évacuation immédiate face à la menace des opérations du Hezbollah. La pression sur les infrastructures israéliennes, notamment l’électricité, souligne l’efficacité des stratégies de dissuasion du Hezbollah. La création de salles fortifiées à Haïfa et Kiryat Haim en réponse aux menaces illustre également les préoccupations sécuritaires grandissantes en Israël.
La trêve du Ramadan et les efforts de Hokstein pour inclure le Hezbollah dans les accords de paix soulignent l’urgence de trouver une solution durable qui permette d’éviter une escalade de la violence. Les discussions autour des points contestés à la frontière sud, notamment les fermes de Shebaa, sont cruciales pour parvenir à un accord intégré qui satisfasse toutes les parties.



