mercredi, janvier 28, 2026

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Vote français sur l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs : un modèle pour le Liban face à la prolifération des fausses informations et aux drames humains

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Le 26 janvier 2026, l’Assemblée nationale française a approuvé un projet de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans, une mesure soutenue par le président Emmanuel Macron et destinée à entrer en vigueur dès septembre 2026. Cette décision, qui fait de la France le deuxième pays après l’Australie à adopter une telle restriction, intervient dans un contexte de préoccupations croissantes sur les effets néfastes des plateformes numériques sur la jeunesse. Au Liban, où les fausses informations circulent abondamment et exacerbent les tensions sociales, tout en facilitant des drames humains comme des cas d’exploitation sexuelle d’enfants via des applications comme TikTok, cette initiative française soulève des questions sur la possibilité d’une régulation similaire, tout en mettant en lumière la nécessité de renforcer l’éducation à la vérification des faits et la protection des mineurs.

Cette mesure législative française marque un tournant dans la régulation des technologies numériques en Europe. Le texte, qui prévoit également l’interdiction des téléphones portables dans les lycées, répond à des études soulignant les risques de cyberharcèlement, d’exposition à des contenus inappropriés et de dépendance aux écrans. Emmanuel Macron a déclaré lors d’une allocution récente : « Nous interdisons les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et nous allons interdire les téléphones portables dans nos lycées. » Cette affirmation reflète une volonté politique affirmée de protéger les mineurs, alignée sur des recommandations parlementaires antérieures datant de septembre 2025, qui appelaient à un « couvre-feu numérique » pour les adolescents plus âgés. Le projet de loi, examiné par le Sénat avant sa promulgation finale, cite des recherches sur les impacts psychologiques, incluant une augmentation des troubles anxieux chez les jeunes exposés précocement aux réseaux.

Au Liban, la situation est marquée par une prolifération de désinformation qui alimente les divisions communautaires et politiques, mais aussi par des incidents graves impliquant l’exploitation d’enfants via les réseaux sociaux. Depuis le début de 2025, plusieurs incidents ont illustré l’impact destructeur des fausses nouvelles sur les plateformes numériques. Par exemple, des rumeurs infondées sur des tensions sécuritaires dans le sud du pays ont provoqué des mouvements de panique dans plusieurs villes, obligeant les autorités à démentir publiquement via des communiqués officiels. Le ministère de l’Information libanais, sous la direction de Paul Morcos depuis février 2025, a poursuivi les efforts initiés par son prédécesseur Ziad Makary pour renforcer les capacités de vérification des faits parmi les journalistes. Paul Morcos, avocat et indépendant grec-catholique, a récemment reçu l’ambassadrice américaine au Liban, soulignant l’importance de la coopération internationale dans la lutte contre la désinformation.

Les origines de la désinformation au Liban

Les fausses informations au Liban ne sont pas un phénomène isolé, mais s’inscrivent dans un contexte de crises multiples, incluant l’instabilité économique et les tensions régionales. En juin 2025, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a lancé une campagne nationale contre les fake news, en collaboration avec le gouvernement allemand via la KfW Development Bank. Cette initiative, axée sur les jeunes, vise à « équiper les citoyens, en particulier la jeunesse, pour qu’ils s’engagent de manière critique avec le contenu, vérifient les sources et résistent à la propagation de récits nuisibles ». La campagne s’est déployée sur les plateformes numériques et via des panneaux publicitaires à Beyrouth, avec des vidéos courtes et des outils interactifs pour sensibiliser aux effets sur la santé mentale et la stabilité sociale. En janvier 2026, cette campagne a été étendue aux régions frontalières, où les rumeurs sur des incursions sécuritaires persistent.

Parmi les exemples concrets, des rumeurs sur des pénuries alimentaires en mai 2025 ont entraîné des achats paniques dans les supermarchés de Tripoli et de Saïda, amplifiées par des posts viraux sur TikTok et Facebook. Les autorités ont réagi en publiant des rapports officiels du ministère de l’Économie, indiquant que les stocks étaient suffisants, mais l’incident a révélé la vulnérabilité du pays face à la manipulation numérique. De même, en octobre 2025, des allégations fausses sur des ingérences étrangères dans les élections municipales ont circulé, forçant le ministère de l’Intérieur à organiser des conférences de presse pour clarifier les faits. En janvier 2026, une nouvelle vague de désinformation sur des réformes économiques a émergé, avec des posts accusant le gouvernement de favoritismes confessionnels, nécessitant des démentis du Conseil des ministres.

La régulation des médias en débat au Liban

En septembre 2025, le parlement libanais a examiné un projet de loi sur les médias qui suscite des controverses. Ce texte, soumis en mai 2025 sous le mandat de Ziad Makary, propose de décriminaliser la diffamation et d’éliminer la détention préventive pour les infractions liées à la parole, mais il impose aussi des restrictions sur l’établissement de nouveaux médias électroniques, exigeant des rapports réguliers au ministère de l’Information et au Conseil national des médias audiovisuels. Quatorze organisations de défense des droits, dont Human Rights Watch, ont averti que cette loi pourrait compromettre la liberté d’expression, en instaurant un régime de licence préalable pour les médias en ligne plutôt qu’un simple système de notification. Le projet, toujours en discussion en janvier 2026, a été ralenti par la guerre et les priorités de reconstruction, mais le ministre actuel Paul Morcos a indiqué lors d’une réunion en janvier 2026 qu’il vise à aligner la loi sur les standards internationaux.

Le ministre de l’Information précédent, Ziad Makary, avait défendu le projet en affirmant qu’il vise à « protéger le droit à la liberté d’expression tout en alignant la loi sur les standards internationaux ». Cependant, des critiques soulignent que les lois existantes sur la diffamation ont été utilisées pour cibler des journalistes et des activistes, avec des convocations répétées devant les agences de sécurité. En 2025, au moins cinq cas documentés impliquent des reporters enquêtant sur la corruption, accusés de propager des « fake news » pour discréditer des figures publiques. En janvier 2026, un journaliste a été convoqué par un tribunal militaire pour avoir critiqué un discours présidentiel, illustrant les tensions persistantes entre liberté d’expression et sécurité nationale.

Comparaison avec l’approche française

La décision française de janvier 2026, qui rend illégal pour les plateformes de fournir des services aux mineurs de moins de 15 ans, s’inspire directement de la loi australienne entrée en vigueur en décembre 2025. Le projet de loi français, qui sera examiné par le Sénat avant sa promulgation, cite des recherches sur les risques d’exposition excessive aux écrans, incluant le harcèlement en ligne et les troubles du sommeil. Emmanuel Macron a accéléré le processus pour une mise en œuvre en septembre 2026, alignée sur la rentrée scolaire, en déclarant : « Nous allons interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée 2026. »

Au Liban, une telle interdiction pour les mineurs n’est pas à l’ordre du jour, mais des voix s’élèvent pour une régulation accrue. En octobre 2024, l’UNESCO a organisé une formation avec le ministère de l’Information pour améliorer les compétences en fact-checking, où un participant a noté : « Ce programme nous a équipés des compétences pour vérifier les fake news, les images et les vidéos, qui circulent souvent plus largement que les faits. » Cette initiative s’est poursuivie en 2025 avec des ateliers pour 50 étudiants en médias, visant à contrer la désinformation qui affecte particulièrement les jeunes. En janvier 2026, le ministère sous Paul Morcos a annoncé une extension de ces formations aux écoles secondaires, intégrant des modules sur les dangers des réseaux sociaux.

L’impact sur l’éducation libanaise

Les fake news ont un effet direct sur le système éducatif libanais, déjà fragilisé par les crises économiques et les conflits régionaux. En 2025, des rumeurs sur des fermetures d’écoles dues à des menaces sécuritaires ont disrupté les cours dans plusieurs régions, obligeant le ministère de l’Éducation à émettre des démentis quotidiens. Le PNUD, dans sa campagne de juin 2025, a mis l’accent sur l’éducation des jeunes à la vérification des faits, notant que « les jeunes au Liban sont en première ligne contre les fake news – leur honnêteté et leur travail dur protègent l’intégrité de nos médias et le tissu de notre société ».

Des études internationales, comme le rapport de l’Institut Reuters pour l’étude du journalisme en janvier 2026, indiquent que les politiciens amplifient les fausses nouvelles pour discréditer les médias légitimes, un phénomène observé au Liban lors des débats sur la réforme économique. Par exemple, en décembre 2025, des allégations infondées sur des fraudes dans les subventions éducatives ont circulé sur les réseaux, impactant la confiance des parents et des enseignants. Le ministère de l’Éducation a répondu par des rapports détaillés, confirmant que les fonds étaient alloués selon les procédures officielles. En janvier 2026, un incident similaire a touché les examens nationaux, avec des rumeurs de fuites de sujets amplifiées sur WhatsApp.

Les drames humains facilités par les réseaux sociaux

Au-delà de la désinformation, les réseaux sociaux au Liban ont été le vecteur de drames humains graves, notamment des cas d’exploitation sexuelle d’enfants et de viols. Un exemple marquant est l’affaire du gang pédophile démantelé en mai 2024, impliquant des influenceurs mineurs sur TikTok. Les autorités libanaises ont arrêté six suspects, dont trois mineurs influents sur la plateforme, accusés d’avoir attiré d’autres enfants via des comptes fictifs promettant des deals vestimentaires ou des apparitions publicitaires. Une fois piégés, les victimes étaient droguées, violées, filmées, et soumises à un chantage pour promouvoir des drogues ou garder le silence. Les vidéos étaient vendues sur le dark web à des prix exorbitants, selon des rapports judiciaires.

Cette affaire a révélé la vulnérabilité des mineurs sur les réseaux sociaux, où des profils anodins masquent des intentions criminelles. En mai 2024, douze suspects ont été inculpés pour molestation d’enfants, trafic de drogue et exploitation sexuelle. Les autorités ont publié un guide de prévention, soulignant les risques de TikTok et appelant les parents à surveiller les interactions en ligne. Ce cas n’est pas isolé : en 2023, des rapports ont documenté des incidents similaires où des réseaux sociaux comme Facebook et Instagram ont servi à groomer des victimes mineures, menant à des viols et des extorsions. Les forces de sécurité libanaises ont noté une augmentation de 30 % des plaintes liées à la cyberpédophilie entre 2023 et 2025, attribuée à la pandémie et à l’essor des usages numériques.

Ces drames soulignent les failles réglementaires au Liban, où les plateformes ne sont pas tenues à une vérification stricte des âges ou des contenus. En 2025, un rapport du ministère de la Justice a recensé au moins 15 cas de viols facilités par des rencontres initiées sur les réseaux sociaux, impliquant souvent des mineurs. Des victimes, âgées de 10 à 14 ans, ont été attirées par des promesses de cadeaux ou de célébrité, pour être ensuite abusées. Le cyberharcèlement sexuel, ou sextortion, a également proliferé, avec des cas où des photos intimes partagées en ligne ont conduit à des suicides ou des dépressions sévères chez les adolescents.

Vers une reprise en main éducative

Au Liban, la nécessité de « reprendre la main sur l’éducation » face aux fake news et aux dangers des réseaux se manifeste par des initiatives concrètes. En janvier 2025, le partenariat entre le ministère de l’Information, l’UNESCO et l’OIF a inclus des programmes pour promouvoir une culture anti-désinformation, avec des formations pour les journalistes et les éducateurs. Ces efforts, initiés sous Ziad Makary et poursuivis par Paul Morcos, visent à promouvoir une culture de combat contre les fake news.

Ces efforts s’étendent aux écoles, où des modules sur la vérification des faits et les risques des réseaux sociaux ont été intégrés dans les programmes pilotes en 2025. Par exemple, dans les établissements de Beyrouth et du Mont-Liban, des ateliers ont enseigné aux élèves comment identifier les sources fiables et repérer les pièges en ligne, en réponse à des incidents où des fausses nouvelles sur des événements scolaires ont semé la confusion. Le PNUD rapporte que ces initiatives ont touché des milliers de jeunes, réduisant la propagation de rumeurs sur les plateformes comme WhatsApp et Instagram. En janvier 2026, ces programmes ont été renforcés par des sessions sur la protection contre l’exploitation sexuelle en ligne.

Les défis régionaux et internationaux

Les tensions régionales aggravent la désinformation et les abus en ligne au Liban. En 2025, des rapports du Service de renseignement extérieur arménien ont noté que les tensions Israël-Liban persistent, avec des opérations continues en raison de l’absence de monopole militaire par le gouvernement libanais. Des fake news sur des incursions frontalières ont amplifié ces tensions, obligeant l’ONU à intervenir via des communiqués de la FINUL pour clarifier les faits. Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a souligné en décembre 2025 : « La désinformation menace la stabilité régionale et doit être combattue par l’éducation et la transparence. »

Au niveau international, le rapport Digital News Report 2025 de l’Institut Reuters met en évidence une baisse de l’engagement avec les médias traditionnels et une stagnation des abonnements numériques, exacerbée par les fake news. Au Liban, cela se traduit par une dépendance accrue aux réseaux sociaux pour l’information, où 70 % des jeunes s’informent principalement via ces plateformes, selon des sondages locaux de 2025. Cette dépendance expose davantage aux risques d’exploitation.

Les initiatives en cours au Liban

En réponse, le gouvernement libanais a publié en 2025 le projet de loi sur les médias sur le site du ministère de l’Information, invitant à des suggestions pour affiner le texte. Ce processus participatif vise à équilibrer régulation et liberté, avec des propositions pour décriminaliser la critique des officiels publics. Parallèlement, des campagnes comme celle du PNUD en juin 2025 ont produit des outils interactifs pour éduquer sur les effets des fake news et des abus en ligne sur la santé mentale et les valeurs démocratiques.

Dans les écoles, des programmes soutenus par l’UNESCO ont formé des enseignants à intégrer la littératie numérique dans les cours, avec des sessions pratiques sur la vérification d’images et de vidéos, et la reconnaissance des signes de grooming en ligne. Un enseignant participant a rapporté en octobre 2025 : « Ce training nous a équipés pour vérifier les fake news et protéger les élèves des dangers des réseaux. » Ces efforts se poursuivent en 2026, avec des extensions prévues dans les régions rurales affectées par les rumeurs sécuritaires et les cas d’exploitation.

Les implications immédiates pour la jeunesse libanaise

En janvier 2026, des incidents récents de désinformation sur les réseaux sociaux ont perturbé les examens scolaires dans plusieurs districts, avec des rumeurs sur des fuites de sujets obligeant le ministère de l’Éducation à renforcer les protocoles de sécurité. Des démentis officiels ont été publiés, confirmant l’intégrité des processus, mais l’épisode illustre les disruptions directes sur l’apprentissage. Le PNUD, dans ses rapports récents, note que la campagne anti-fake news a permis de réduire de 20 % la circulation de rumeurs vérifiées dans les groupes de jeunes participants, démontrant l’efficacité d’une approche éducative plutôt que prohibitive.

Par ailleurs, les dynamiques confessionnelles au Liban influencent la propagation des fake news et des abus, avec des contenus ciblant des communautés spécifiques pour attiser les divisions. En 2025, des posts viraux sur des allégations de favoritisme dans les allocations éducatives ont circulé dans les régions sunnites de Tripoli et chiites du sud, nécessitant des clarifications du Conseil des ministres. Le président du Conseil, Nawaf Salam, a affirmé lors d’une réunion en décembre 2025 que « toutes les décisions sont basées sur des critères objectifs ». En janvier 2026, des cas similaires ont émergé, avec des rumeurs sur des aides post-guerre, amplifiées par des comptes anonymes sur les réseaux sociaux.

Les risques d’exploitation sexuelle persistent, avec des rapports indiquant que des plateformes comme TikTok continuent d’être utilisées pour cibler les mineurs vulnérables dans les camps de réfugiés ou les zones défavorisées. Les autorités ont intensifié les patrouilles cybernétiques en 2026, mais les ressources limitées freinent les enquêtes. Des partenariats avec des ONG internationales visent à former les forces de l’ordre à détecter ces réseaux criminels, tout en sensibilisant les familles aux signes avant-coureurs.

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Newsdesk Libnanews
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