Le 13 juin 2025, Israël a lancé l’opération « Lion dressé », une série de frappes aériennes massives contre des sites nucléaires et militaires en Iran, ciblant notamment Natanz, Fordow et des bases des Gardiens de la révolution. Ces raids, ayant éliminé des commandants iraniens comme Hossein Salami et des scientifiques nucléaires, ont provoqué une riposte iranienne immédiate, avec des drones en route vers Israël à 07h35 GMT. Cette escalade a entraîné des fermetures d’espaces aériens dans plusieurs pays du Moyen-Orient, paralysant le trafic aérien commercial. À 12h52 BST (11h52 GMT), la situation reste volatile, avec des impacts significatifs sur les vols au Liban, en Israël et dans la région.
État des vols aériens au Liban
Le Liban a fermé son espace aérien le 13 juin 2025 en réponse aux tensions régionales, selon des rapports à 08h28 GMT. L’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a suspendu tous les vols entrants et sortants, et Middle East Airlines (MEA) a interrompu temporairement ses opérations à 09h15 GMT en raison de « risques sécuritaires accrus ». Les données de suivi aérien, comme celles de Flightradar24, montrent un espace aérien vide à 11h37 GMT, avec aucun vol commercial observé. Les passagers sont invités à vérifier les mises à jour, aucune date de reprise n’étant annoncée. Depuis février 2025, des compagnies comme Aegean Airlines avaient repris des vols vers Beyrouth, mais cette fermeture marque un retour à une situation de crise, similaire à juillet 2024 lorsque Lufthansa et Air France avaient suspendu leurs services après des incidents dans le Golan.
État des vols aériens en Israël
Israël a fermé son espace aérien à 03h05 GMT, selon des médias locaux, après le début des frappes. L’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, principal hub, a annulé tous les vols à 04h00 GMT, et les compagnies israéliennes El Al, Israir et Arkia ont suspendu leurs opérations à 10h37 GMT, citant des « préoccupations sécuritaires ». Les données de Flightradar24 confirment un espace aérien vide à 11h37 GMT. Les compagnies internationales, comme British Airways, Air France et Lufthansa, avaient déjà prolongé leurs suspensions de vols vers Tel-Aviv jusqu’à fin mars 2025, selon des annonces du 4 mars 2025. Cette fermeture s’ajoute à des perturbations antérieures, notamment lors de l’attaque iranienne du 1er octobre 2024, qui avait entraîné des annulations massives.
État des vols aériens dans d’autres pays du Moyen-Orient
Plusieurs pays voisins ont également fermé leurs espaces aériens :
- Iran : À 03h05 GMT, l’Iran a fermé son espace aérien, et l’aéroport international Imam Khomeini de Téhéran a annulé tous les vols à 04h15 GMT. Iran Air a suspendu ses services à 05h30 GMT, selon des données de suivi.
- Irak : À 08h28 GMT, l’Irak a fermé son espace aérien en raison de la crainte que des missiles ou drones traversent son territoire. L’aéroport international de Bagdad a cessé ses opérations à 08h30 GMT, et Iraqi Airways a annulé ses vols à 09h15 GMT.
- Jordanie : À 08h28 GMT, la Jordanie a fermé son espace aérien par mesure de précaution. L’aéroport international Reine Alia d’Amman a suspendu tous les vols à 08h45 GMT, et Royal Jordanian a arrêté ses opérations à 09h00 GMT.
- Syrie : À 09h34 GMT, la Syrie a fermé son espace aérien, et l’aéroport international de Damas a cessé ses activités à 08h50 GMT, selon des publications sur les réseaux sociaux. Syrian Air a suspendu ses vols à 09h00 GMT.
- Autres pays du Golfe : À 11h37 GMT, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar maintiennent leurs espaces aériens ouverts, mais des perturbations sont signalées. Emirates, Qatar Airways et Etihad Airways ont ajusté leurs routes pour éviter les zones fermées, entraînant des retards de 30 à 60 minutes à l’aéroport international de Dubaï à 10h00 GMT.
Impact sur les vols régionaux et internationaux
Les fermetures d’espaces aériens ont forcé les compagnies aériennes à réorienter leurs vols. À 03h53 GMT, des publications sur les réseaux sociaux ont noté que le trafic commercial a été détourné via l’Arabie saoudite, l’Égypte ou la Turquie, augmentant les temps de vol et la consommation de carburant. Par exemple, les vols entre l’Europe et l’Asie contournent désormais les espaces fermés, comme observé à 09h34 GMT avec des routes passant par l’Arabie saoudite. Les compagnies internationales, comme Emirates et Qatar Airways, ont ajusté leurs itinéraires à 09h34 GMT pour garantir la sécurité, mais ces changements ont entraîné des retards et des perturbations pour les voyageurs. Les passagers sont invités à contacter leurs compagnies pour les dernières informations.
Les opérations cargo sont également touchées, avec de nombreux vols de fret annulés ou retardés à 11h37 GMT. Cette disruption pourrait avoir des répercussions économiques, le Moyen-Orient étant un hub crucial pour le commerce mondial, comme signalé dans des rapports à 09h34 GMT sur les réseaux sociaux.
Contexte et historique des perturbations
Les frappes israéliennes, qualifiées de « préventives » par le ministre de la Défense Israël Katz à 04h30 GMT, visent à retarder le programme nucléaire iranien, estimé à « quelques jours » d’une capacité militaire par Netanyahou. L’Iran, à 06h15 GMT, a dénoncé une « déclaration de guerre », lançant des drones à 07h35 GMT. Cette escalade s’inscrit dans une série de tensions depuis 2023, avec des fermetures d’espaces aériens antérieures, comme lors de l’attaque iranienne du 1er octobre 2024, qui avait entraîné des annulations massives. Au Liban, des perturbations avaient déjà été observées en juillet 2024 après des incidents dans le Golan, et en février 2025, le Liban avait interdit des vols iraniens à Beyrouth, affectant les connexions régionales.



