Les États-Unis ont rejoint la France pour accuser Israël de violations répétées du cessez-le-feu avec le Liban, selon des rapports israéliens publiés lundi. Ces accusations portent un coup aux efforts internationaux pour stabiliser la région après un conflit prolongé entre Israël et le Hezbollah.
Violations signalées et critiques internationales
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 26 novembre, Israël aurait commis plus de 52 violations de l’accord, selon des sources internationales. Parmi celles-ci figurent des frappes aériennes meurtrières près de Sidon, des survols de drones au-dessus de Beyrouth et des bombardements dans le sud du Liban. Ces actions ont été vivement critiquées par Washington et Paris.
L’administration américaine, par l’intermédiaire de son médiateur Amos Hochstein, a exprimé son mécontentement auprès des responsables israéliens, en insistant sur le respect des termes de la cessation des hostilités.
Mécanisme de surveillance et de mise en œuvre
Pour superviser la mise en œuvre du cessez-le-feu, un mécanisme international a été mis en place. Ce groupe, présidé par les États-Unis, inclut les Forces armées libanaises (LAF), l’armée israélienne, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) et la France.
Le major-général américain Jasper Jeffers, arrivé à Beyrouth le 27 novembre, co-présidera ce mécanisme aux côtés de Hochstein, qui assure temporairement le rôle de président civil jusqu’à la nomination d’un responsable permanent. Leur mission sera de surveiller et d’assurer la mise en œuvre des accords pour éviter une escalade de la violence.
La position israélienne : une sécurité prioritaire
Malgré les critiques, Israël affirme son engagement envers le cessez-le-feu. Daniel Haggari, porte-parole de l’armée israélienne, a déclaré que cette période de 60 jours vise à « assurer l’élimination de la menace du Hezbollah ». Il a également exhorté le gouvernement libanais à garantir qu’aucune arme menaçant Israël ne soit présente dans les zones frontalières.
Haggari a souligné que la sécurité israélienne dépendait de la coopération libanaise pour empêcher toute résurgence d’activités hostiles près des frontières.
Tensions persistantes malgré la trêve
Bien que l’accord de cessez-le-feu ait marqué un pas en avant pour apaiser les tensions dans la région, les accusations de violations israéliennes et la pression internationale soulignent la fragilité de cette trêve. Les tensions entre Israël et le Liban restent élevées, notamment en raison de la présence continue de forces israéliennes dans certaines zones frontalières et des déplacements forcés de résidents libanais.
Le succès du cessez-le-feu dépendra de la coopération des parties impliquées et du rôle actif de la communauté internationale pour assurer le respect des engagements. Pour l’instant, les violations israéliennes continuent de menacer la stabilité régionale, alors que les efforts pour éliminer la menace du Hezbollah demeurent au centre des préoccupations israéliennes.



