Tag: cessez-le-feu Liban
Amal Khalil tuée sous les frappes à Tiri
Retrouvée morte sous les décombres à Tiri, au sud du Liban, la journaliste Amal Khalil est devenue en quelques heures le symbole le plus brutal d’une double faillite. D’un côté, une armée israélienne accusée d’avoir frappé à plusieurs reprises le secteur, puis d’avoir retardé l’accès des secours. De l’autre, un État libanais qui savait les journalistes exposés, avait promis des mécanismes de protection, mais n’a pas été capable d’imposer un corridor sûr ni d’arracher rapidement l’une des siennes aux ruines où elle est restée pendant des heures.
Négociations à Washington : Beyrouth cherche un contrepoids français
À la veille de nouvelles négociations à Washington entre le Liban et Israël, Emmanuel Macron a promis à Nawaf Salam que la France aiderait Beyrouth à préparer sa position, même sans siéger directement à la table. Cet appui n’a rien de symbolique. Dans un moment où les États-Unis tiennent le format, où Israël conserve l’avantage militaire et où le Liban arrive affaibli par la guerre, Paris peut encore jouer un rôle utile : clarifier les lignes rouges libanaises, réintroduire les questions de souveraineté, de retrait israélien et de protection des civils, et éviter que la négociation ne se réduise à un agenda exclusivement sécuritaire.
Trêve au Liban : le cessez-le-feu vacille
En moins de trois jours, le front libanais a de nouveau donné l’image d’un engrenage. Une frappe israélienne dans le sud du Liban, présentée par Tsahal comme une action contre des combattants du Hezbollah, a nourri côté libanais le procès d’une trêve déjà vidée de sa substance. Le lendemain, le Hezbollah a revendiqué des tirs de roquettes et de drones vers le nord d’Israël. Puis, mercredi à l’aube, un bombardement sur la Beqaa a confirmé que l’accalmie restait précaire, incomplète et suspendue à un équilibre militaire qui se détériore heure après heure.
Béchara Raï rejette la guerre imposée
À Bkerké, le patriarche maronite Béchara Raï a donné à son homélie une portée nettement politique. Devant des délégations venues du Sud, il a dénoncé une guerre « imposée », rejetée selon lui par la population comme par l’État, et rappelé qu’aucune paix durable ne peut se bâtir hors du cadre étatique. Son message lie la fin des combats, le retour des déplacés, la reconstruction de la souveraineté et la nécessité d’un règlement négocié qui ne laisse ni le Sud ni l’État à la marge.
Naim Kassem pose ses conditions au Liban
Naim Kassem affirme que le Hezbollah n’a pas été vaincu et rejette toute lecture du cessez-le-feu qui placerait son mouvement en position de recul. Dans un texte mêlant défi militaire, ouverture politique et dénonciation de la médiation américaine, il se dit pourtant prêt à ouvrir une « nouvelle page » avec l’État libanais. L’enjeu dépasse la seule rhétorique : il touche au rôle futur du Hezbollah, au retour des déplacés, à la reconstruction et à la définition même de la souveraineté au Liban.
Ormuz : l’Iran rouvre le passage commercial
L’Iran a annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz à tous les navires commerciaux pour la période restante du cessez-le-feu au Liban. Présentée comme une autorisation complète, la mesure reste pourtant encadrée par un itinéraire coordonné par les autorités maritimes iraniennes. Cette décision modifie immédiatement la lecture régionale de la trêve, desserre la pression sur les marchés de l’énergie et offre à Téhéran un nouvel espace diplomatique. Mais elle ne constitue pas encore un retour complet à la normale, tant son périmètre demeure limité, temporaire et politiquement réversible.
Retourner ou attendre encore : les familles libanaises face au choix le plus difficile
Au Liban, la trêve ne suffit pas à rendre le retour évident. Les familles déplacées hésitent entre rentrer dans des maisons parfois abîmées, sans garanties de sécurité ni de services, ou prolonger un exil intérieur épuisant. Entre routes incertaines, enfants, fatigue et peur, chaque retour devient un calcul intime cruel.
Retour des déplacés : Salam coordonne l’après-trêve
La réunion ministérielle quotidienne présidée par Nawaf Salam à la Sérail a donné ce matin une image concrète de l’après-cessez-le-feu. Le gouvernement a mis au premier plan le retour des déplacés, les centres d’accueil encore mobilisés, les conditions de sécurité au Sud, la réparation de certains ponts, les arrestations après les tirs en l’air, les approvisionnements en mazout et la protection des journalistes après l’agression de photographes. L’exécutif tente ainsi de faire passer la trêve du registre militaire au registre administratif.
Tirs en l’air : l’armée arrête neuf personnes
À peine le cessez-le-feu entré en vigueur, la nuit libanaise n’a pas seulement été marquée par le soulagement ou les feux d’artifice. À Beyrouth et dans la banlieue sud, des tirs en l’air ont aussi accompagné l’événement, poussant l’armée à intervenir rapidement. Neuf personnes ont été arrêtées, tandis que le commandement rappelait que ces pratiques mettent directement en danger les habitants et causent des dommages aux biens. L’épisode éclaire une contradiction libanaise persistante : au moment même où la guerre ralentit, l’arme continue d’occuper l’espace public.
Liban : négocier sans pouvoir céder
Le Liban entre dans des discussions directes avec Israël sans véritable liberté de négociation. Beyrouth réclame d’abord un cessez-le-feu, le retour des déplacés et un allégement de la crise humanitaire, tandis qu’Israël exige des avancées sur le Hezbollah avant toute trêve. Cette asymétrie est aggravée par la période électorale israélienne, qui pousse Benyamin Netanyahou à afficher une ligne dure pour convaincre sa base. Entre divisions internes, mandat institutionnel fragilisé et dépendance financière accrue, l’État libanais cherche moins un accord global qu’un espace pour gagner du temps.
Youssef Raji : le Liban sort du cadre iranien
L’entretien entre Youssef Rajji et Johann Wadephul marque plus qu’une annonce d’aide de 45 millions d’euros. Il consacre un repositionnement diplomatique que Beyrouth assume de plus en plus clairement : traiter le dossier libanais dans un cadre autonome, distinct de la trajectoire iranienne, alors que des discussions directes avec Israël doivent s’ouvrir à Washington. Cette ligne reste fragile, car le Liban cherche un cessez-le-feu pendant qu’Israël maintient un agenda plus large et que les divisions internes libanaises persistent.
Liban : Islamabad verrouille, Washington sert de façade
Le cessez-le-feu global attendu au Liban n’est pas un règlement. Il sert à organiser une transition politique dans laquelle chaque acteur pourra affirmer qu’il a obtenu satisfaction sans reconnaître un recul. Islamabad tient le verrou irano-américain et permet à l’Iran d’entrer dans la séquence après satisfaction de sa condition sur le Liban. Washington sert ensuite de façade au cycle Liban-Israël, avec un danger intact : celui de compromis inacceptables portés par un Liban présent dans la scène, mais sans véritables cartes de fond.
Négociations directes Israël-Liban dès la semaine prochaine ?
Des négociations directes Israël-Liban pourraient débuter à Washington dès la semaine prochaine, dans un cadre très défavorable à Beyrouth.
Liban à 18 heures : front toujours actif, Beyrouth sous menace, négociations encore fragiles
A 18 heures, le Liban reste pris entre guerre et diplomatie. Le front sud demeure actif, la banlieue sud de Beyrouth reste sous menace israélienne, et les hôpitaux subissent encore le choc des bombardements de mercredi. Dans le même temps, Joseph Aoun affirme que la proposition d’un cessez-le-feu avec Israël et de négociations directes commence à recevoir une réponse positive. Mais aucun accord n’est encore formalisé, et Washington comme Israël continuent d’exclure le Liban de la trêve conclue avec l’Iran.















