Actualites et analyses sur cessez-le-feu Liban
Youssef Raji : le Liban sort du cadre iranien
L’entretien entre Youssef Rajji et Johann Wadephul marque plus qu’une annonce d’aide de 45 millions d’euros. Il consacre un repositionnement diplomatique que Beyrouth assume de plus en plus clairement : traiter le dossier libanais dans un cadre autonome, distinct de la trajectoire iranienne, alors que des discussions directes avec Israël doivent s’ouvrir à Washington. Cette ligne reste fragile, car le Liban cherche un cessez-le-feu pendant qu’Israël maintient un agenda plus large et que les divisions internes libanaises persistent.
Liban : Islamabad verrouille, Washington sert de façade
Le cessez-le-feu global attendu au Liban n’est pas un règlement. Il sert à organiser une transition politique dans laquelle chaque acteur pourra affirmer qu’il a obtenu satisfaction sans reconnaître un recul. Islamabad tient le verrou irano-américain et permet à l’Iran d’entrer dans la séquence après satisfaction de sa condition sur le Liban. Washington sert ensuite de façade au cycle Liban-Israël, avec un danger intact : celui de compromis inacceptables portés par un Liban présent dans la scène, mais sans véritables cartes de fond.
Négociations directes Israël-Liban dès la semaine prochaine ?
Des négociations directes Israël-Liban pourraient débuter à Washington dès la semaine prochaine, dans un cadre très défavorable à Beyrouth.
Liban à 18 heures : front toujours actif, Beyrouth sous menace, négociations encore fragiles
A 18 heures, le Liban reste pris entre guerre et diplomatie. Le front sud demeure actif, la banlieue sud de Beyrouth reste sous menace israélienne, et les hôpitaux subissent encore le choc des bombardements de mercredi. Dans le même temps, Joseph Aoun affirme que la proposition d’un cessez-le-feu avec Israël et de négociations directes commence à recevoir une réponse positive. Mais aucun accord n’est encore formalisé, et Washington comme Israël continuent d’exclure le Liban de la trêve conclue avec l’Iran.
Le Liban décrète un deuil national après les frappes israéliennes
Le Liban décrète un deuil national après les frappes israéliennes qui ont fait au moins 182 morts et 890 blessés mercredi.
Liban : ce qu’il faut retenir ce matin après 24 heures de feu
Au matin du 9 avril, le Liban se réveille après l’une des journées les plus meurtrières de cette phase de guerre. Les frappes israéliennes de mercredi ont fait au moins 182 morts selon un bilan provisoire du ministère de la Santé, et 254 selon la Défense civile. Beyrouth a été frappée, le Sud reste sous le feu, et le pont de Qasmiyeh a aggravé l’isolement de zones entières. Dans le même temps, Paris, Londres, Madrid, Canberra et l’ONU plaident pour inclure le Liban dans le cessez-le-feu, sans infléchir pour l’instant la ligne israélo-américaine.
Correctif — Israël dit avoir tué le secrétaire de Naïm Qassem dans une frappe...
Correctif : Israël affirme avoir tué à Beyrouth Ali Youssouf Harchi, secrétaire personnel et neveu de Naïm Qassem.
Réactions internationales face à la situation au Liban : le cessez-le-feu à l’épreuve
Les réactions internationales face à la situation au Liban ont pris un tour plus net après les frappes israéliennes massives du 8 avril. Le Royaume-Uni veut étendre le cessez-le-feu au Liban. La France juge qu’aucune trêve ne sera crédible sans Beyrouth. La Chine appelle au respect de la souveraineté libanaise. L’ONU alerte sur un grave danger pour la paix régionale. Mais les États-Unis continuent d’affirmer que le Liban n’est pas inclus dans l’accord avec l’Iran. Le pays devient ainsi le principal test de la crédibilité de la désescalade régionale.
C’était trop beau pour être vrai
Le matin, une trêve semblait possible. Le soir, le Liban comptait déjà ses morts. L’illusion d’un cessez-le-feu régional n’a pas protégé Beyrouth, Saïda, Tyr ou la Békaa.
Le Hezbollah évoque une « victoire historique » et demande aux déplacés de ne...
Le Hezbollah se dit proche d’une « victoire historique » et demande aux déplacés de ne pas rentrer avant une annonce officielle de cessez-le-feu au Liban.
Les autorités libanaises, grandes perdantes du cessez-le-feu
Le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran a révélé bien plus qu’une tentative de désescalade régionale. Il a surtout exposé l’affaiblissement de l’État libanais. Beyrouth n’a pas pesé au centre de la négociation, l’Iran a défendu plus visiblement l’inclusion du Liban dans la trêve, Israël a poursuivi ses opérations, et l’armée libanaise n’a pas restauré la crédibilité souveraine que promettait son déploiement au sud. Contestées par leurs adversaires comme par leurs alliés, les institutions apparaissent aujourd’hui plus vulnérables que jamais.
En direct: Est-ce que le cessez-le-feu tiendra alors qu’Israël annonce vouloir poursuivre ses bombardements...
Le cessez-le-feu est fragilisé alors qu’Israël annonce vouloir poursuivre ses bombardements du Liban. Cette séquence en direct interroge la solidité de la trêve, l’évolution du front sud et les risques d’escalade régionale, sur fond de tensions persistantes entre impératifs militaires, pressions diplomatiques et incertitude politique au Proche-Orient.
Barrot à Beyrouth: Aoun maintient son initiative, Paris pousse pour un arrêt de l’escalade
En visite à Beyrouth, Jean-Noël Barrot a rencontré les principaux responsables libanais pour soutenir une désescalade. Joseph Aoun maintient son initiative de négociation, tandis que Paris insiste sur un cessez-le-feu préalable. La France renforce ainsi son rôle diplomatique dans un contexte de guerre et de blocage politique.
Visite surprise de Jean-Noël Barrot au Liban sur fond d’intense pression diplomatique
Jean-Noël Barrot est arrivé au Liban pour une visite surprise, dans un contexte d’intense pression diplomatique et de bombardements israéliens. Paris cherche à maintenir un canal politique actif avec Beyrouth, tout en soutenant les institutions libanaises, la désescalade, le cessez-le-feu et l’aide humanitaire face à l’aggravation de la crise.















