Face à l’escalade persistante des hostilités au Moyen-Orient, marquée par les frappes américano-israéliennes sur l’Iran et les ripostes subséquentes, Air France a déclaré ce dimanche 1er mars 2026 la prolongation de la suspension de ses vols à destination et au départ de Tel-Aviv, Beyrouth, Dubaï et Riyad. Cette décision, qui étend les annulations initiales annoncées la veille, reflète les fermetures d’espaces aériens dans la région et les risques sécuritaires accrus pour l’aviation civile. La compagnie aérienne, alignée sur les directives des autorités françaises et européennes, priorise la sécurité de ses passagers et équipages, impactant des milliers de voyageurs avec des perturbations en chaîne sur les liaisons transcontinentales.
Cette prolongation intervient alors que les explosions se multiplient en Iran pour la deuxième journée consécutive, avec des rapports confirmant des attaques supplémentaires sur des infrastructures militaires à Téhéran, Ispahan et dans le Golfe Persique. Les forces américaines et israéliennes, opérant sous les noms de code « Epic Fury » et « Roaring Lion », ont élargi leurs cibles pour inclure des dépôts de munitions et des centres de commandement des Gardiens de la révolution. Le président américain Donald Trump a réaffirmé lors d’une conférence de presse ce matin : « Nos opérations se poursuivent pour neutraliser toute menace résiduelle, et nous coordonnons étroitement avec nos alliés pour restaurer la stabilité. » Cette intensification suit la confirmation de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei et d’autres hauts dirigeants iraniens, annoncée par Téhéran et validée par Washington et Jérusalem.
Les détails de l’annonce d’Air France précisent que les suspensions couvrent désormais les vols du dimanche 1er mars pour Tel-Aviv, avec une réévaluation prévue pour lundi, tandis que les liaisons vers Beyrouth, Dubaï et Riyad, initialement annulées pour samedi, sont prolongées au moins jusqu’à la fin de la journée. Parmi les vols affectés figurent l’AF1320 vers Tel-Aviv, l’AF662 vers Beyrouth, l’AF218 vers Dubaï et l’AF456 vers Riyad, impactant les départs depuis Paris-Charles-de-Gaulle ainsi que les retours. Un porte-parole de la compagnie a indiqué : « En raison de l’évolution de la situation sécuritaire, nous prolongeons les annulations pour assurer la protection de tous. Les passagers concernés peuvent opter pour un remboursement intégral ou un report sans frais via notre plateforme en ligne. » Cette mesure touche environ 1 500 passagers par rotation, avec des centres d’assistance renforcés dans les aéroports pour gérer les transits.
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Les frappes américano-israéliennes sur l’Iran : une seconde vague d’opérations
Les attaques, lancées initialement le 28 février, ont continué ce dimanche avec plus de 300 cibles supplémentaires frappées en Iran, selon des communiqués du Pentagone. Les sites visés incluent des installations navales dans le détroit d’Ormuz, des bases aériennes à Shiraz et des complexes de recherche nucléaire à Natanz. Des images satellites, diffusées par des agences de renseignement, montrent des destructions massives au quartier général des Gardiens de la révolution à Téhéran, où des feux secondaires ont persisté pendant des heures. L’armée israélienne a déployé plus de 150 appareils pour ces raids, qualifiés par le Premier ministre israélien comme « une étape décisive pour démanteler la menace nucléaire iranienne ». Des sources militaires américaines rapportent que les opérations ont dégradé 70 % des capacités balistiques iraniennes, avec des frappes précises sur des lanceurs mobiles.
Le président Trump a détaillé les objectifs lors de son intervention : « Nous ciblons les réseaux qui soutiennent les proxies terroristes, des Houthis au Hezbollah, pour empêcher toute déstabilisation supplémentaire. » Des officiels israéliens ont confirmé la neutralisation de figures clés, dont plusieurs généraux des Gardiens de la révolution, bien que Téhéran maintienne que son commandement reste opérationnel malgré les pertes. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a renouvelé son appel au Conseil de sécurité : « Cette escalade risque d’entraîner une guerre régionale totale, et nous devons prioriser le dialogue pour éviter un embrasement. » L’ambassadeur américain a répondu : « Les actions de l’Iran, y compris ses attaques sur des bases alliées, justifient cette réponse mesurée. »
Ces développements succèdent à des mois de tensions, amplifiées par les protestations internes en Iran depuis fin 2025, réprimées violemment par le régime. Les négociations indirectes via Oman, visant à contenir le programme nucléaire, avaient échoué mi-février, ouvrant la voie à cette intervention. Des analystes militaires notent que les frappes ont également touché des sites de production de drones, utilisés par Téhéran pour armer des milices en Syrie et au Yémen.
Les ripostes iraniennes et les fermetures d’espaces aériens prolongées
En réaction, l’Iran a intensifié ses contre-attaques ce dimanche, avec des salves de missiles visant 35 bases américaines et israéliennes, dont des installations à Erbil en Irak et à Eilat en Israël. Des rapports confirment des impacts sur une raffinerie à Bahreïn et des infrastructures portuaires à Dubaï, où des explosions secondaires ont été observées. Le Corps des gardiens de la révolution a déclaré via les médias d’État : « Nos forces répondent avec précision à l’agression, et tous les intérêts ennemis dans la région sont désormais exposés. » Le bilan provisoire en Iran dépasse les 500 morts, incluant 120 civils dans une frappe sur un quartier résidentiel près de Bandar Abbas.
Ces échanges ont entraîné la prolongation des fermetures d’espaces aériens en Iran, Irak, Israël, Syrie, Koweït, Émirats arabes unis, Qatar et Bahreïn, avec des restrictions partielles en Arabie saoudite et en Jordanie. Les aéroports internationaux de Dubaï, Abou Dhabi, Doha et Bahreïn restent fermés ou limités, forçant plus de 200 vols à être déroutés vers des hubs alternatifs comme Istanbul, Athènes ou Mumbai. Des données de suivi aérien indiquent que plus de 180 appareils en vol ce matin ont dû atterrir en urgence, avec des retards cumulés dépassant les 10 000 heures pour l’aviation mondiale.
L’impact sur l’aviation civile internationale s’amplifie
Outre Air France, de nombreuses compagnies prolongent leurs suspensions ce dimanche. Lufthansa a étendu les annulations vers Tel-Aviv, Beyrouth et Oman jusqu’au 7 mars, et vers Dubaï pour le week-end, évitant les espaces aériens israélien, libanais, jordanien, irakien et iranien. British Airways maintient les cancellations vers Tel-Aviv et Bahreïn jusqu’au 3 mars, et vers Amman pour samedi. Emirates a prolongé la halte de toutes opérations à Dubaï jusqu’à 15 heures locales lundi, Etihad suspend les départs d’Abou Dhabi jusqu’à dimanche après-midi, et Qatar Airways interrompt ses vols en raison de la fermeture qatarienne, avec une mise à jour attendue lundi matin.
Turkish Airlines prolonge les annulations vers le Qatar, le Koweït, Bahreïn, les Émirats et Oman pour dimanche, et jusqu’au 2 mars pour le Liban, la Syrie, l’Irak, l’Iran et la Jordanie. Air India étend les suspensions de plusieurs vols internationaux traversant l’espace moyen-oriental, y compris vers Londres, New York et Paris. Delta Air Lines et United Airlines maintiennent les haltes vers Tel-Aviv au moins jusqu’à la fin du week-end, tandis que Pegasus Airlines annule vers l’Iran, l’Irak, la Jordanie et le Liban jusqu’au 2 mars. Wizz Air prolonge l’arrêt immédiat de ses routes vers Israël, Dubaï, Abou Dhabi et Amman jusqu’au 7 mars.
Ces perturbations évoquent les chaos aériens des conflits passés, avec des coûts estimés à des dizaines de millions d’euros pour les transporteurs. Les passagers sont exhortés à consulter les statuts en temps réel, avec des reroutages via l’Europe centrale ou l’Asie du Sud-Est pour contourner la zone affectée.
Les réactions des autorités et les enjeux diplomatiques immédiats
Le ministère français des Affaires étrangères a actualisé ses conseils aux voyageurs ce dimanche, déconseillant formellement les déplacements non essentiels au Moyen-Orient et soulignant les difficultés d’évacuation dues aux fermetures aériennes. Le Quai d’Orsay a précisé : « La dégradation rapide de la situation sécuritaire multiplie les risques, et nous assistons les ressortissants sur place via nos ambassades. » À l’ONU, l’ambassadeur israélien a défendu les opérations comme « une mesure préventive contre une menace imminente », tandis que Guterres a insisté sur l’urgence d’une session extraordinaire du Conseil de sécurité pour imposer un cessez-le-feu.
Les implications pour les voyageurs et le secteur aérien se précisent
Des milliers de voyageurs restent bloqués dans des aéroports comme Paris-Charles-de-Gaulle, où Air France a déployé des équipes supplémentaires pour les réacheminements. Les reports vers des dates comme le 3 mars dépendent de l’amélioration des conditions sécuritaires. Les experts en aviation soulignent que la reprise pourrait nécessiter plusieurs jours, avec des contrôles accrus sur les itinéraires alternatifs. Les bulletins de l’Agence européenne de la sécurité aérienne alertent sur plus de dix pays, recommandant des évaluations horaire par horaire. Les passagers affectés par les annulations vers Dubaï et Riyad signalent des pertes, partiellement couvertes par les assurances. Les chaînes d’approvisionnement cargo subissent des retards, affectant les échanges entre l’Europe et le Golfe.



