Une élection sous le regard de la communauté internationale
Contexte de la déclaration d’Amos Hochstein
Amos Hochstein, envoyé spécial américain, a décrit l’élection présidentielle libanaise du 9 janvier 2025 comme une « opportunité pour tourner la page » lors d’un entretien à Beyrouth. Cette déclaration intervient dans un climat politique tendu, marqué par plus de deux ans de vide présidentiel et une paralysie institutionnelle. La communauté internationale, à travers des acteurs comme Hochstein, joue un rôle central dans les efforts pour débloquer la situation.
Un regard optimiste malgré les défis
Hochstein a souligné l’importance de cette élection pour restaurer la crédibilité du Liban sur la scène internationale. « Le Liban a une opportunité unique de retrouver la stabilité et la confiance des partenaires étrangers », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant que le processus est entravé par des divisions internes profondes. L’envoyé américain a salué la candidature du général Joseph Aoun, perçu comme un candidat de consensus, capable de rassembler un large éventail de partis politiques.
Les enjeux internationaux
La déclaration d’Hochstein reflète une mobilisation accrue des puissances internationales pour soutenir une transition politique au Liban. La France, les États-Unis et le Qatar figurent parmi les principaux médiateurs cherchant à garantir une élection transparente et consensuelle. L’élection présidentielle est également cruciale pour débloquer l’aide internationale et les réformes économiques tant attendues.
Les obstacles internes
Malgré l’optimisme affiché par Hochstein, les blocages politiques internes persistent. Les principales forces politiques, comme le Hezbollah et le Courant patriotique libre, continuent de s’opposer à certaines candidatures, notamment celle du général Aoun. Ces divisions menacent de prolonger l’impasse politique et de compromettre les efforts de stabilisation.
Un test pour la communauté internationale
Hochstein a appelé les dirigeants libanais à dépasser leurs différends pour saisir cette opportunité. Cependant, il a averti que la patience de la communauté internationale n’était pas infinie. « Le monde regarde. C’est au Liban de montrer qu’il est capable de choisir un leadership pour surmonter ses défis. »



