La récente adaptation en prises de vues réelles du classique de Disney, « Blanche-Neige », fait l’objet de controverses au Moyen-Orient. Le Liban et le Koweït ont décidé d’interdire la diffusion du film sur leur territoire, invoquant la participation de l’actrice israélienne Gal Gadot, interprète de la Méchante Reine. Ces décisions interviennent dans un contexte de tensions régionales accrues et soulèvent des questions sur la place de la politique dans le monde du divertissement.
Les raisons invoquées par le Liban et le Koweït
Au Liban, le ministère de l’Intérieur a officialisé l’interdiction du film suite à une recommandation du comité de contrôle cinématographique, relevant des services de sécurité générale. La présence de Gal Gadot, ancienne membre des Forces de défense israéliennes et soutien affiché d’Israël, est au cœur de cette décision. Le pays applique une politique stricte de boycott des produits culturels impliquant des ressortissants israéliens, en raison des tensions persistantes avec l’État hébreu.
Le Koweït, de son côté, a également décidé de bannir le film après des appels émanant d’organisations de la société civile. Le pays maintient une position ferme contre toute forme de normalisation culturelle avec Israël, et cette mesure s’inscrit dans cette ligne politique.
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Un précédent avec « Captain America: Brave New World »
Ce n’est pas la première fois que le Liban prend une telle décision. En février dernier, le pays avait déjà interdit la diffusion de « Captain America: Brave New World » en raison de la participation de l’actrice israélienne Shira Haas. Ces actions reflètent une volonté de certains États de la région de contrôler les contenus culturels en fonction de considérations politiques et diplomatiques.
Réactions et implications
Ces interdictions ont suscité des réactions diverses. Certains défendent le droit souverain des pays à choisir les œuvres diffusées sur leur territoire, tandis que d’autres dénoncent une censure culturelle. La situation met en lumière les défis auxquels sont confrontées les productions internationales lorsqu’elles abordent des sujets ou impliquent des personnalités controversées.
Performances du film au box-office
Malgré ces controverses, « Blanche-Neige » a connu un démarrage solide dans plusieurs pays. En France, le film a enregistré 544 377 entrées lors de sa première semaine. Cependant, la fréquentation a rapidement diminué, et le film a reçu des critiques mitigées, notamment concernant la performance de Gal Gadot. À l’échelle mondiale, le film a rapporté 182,6 millions de dollars, un chiffre en deçà des attentes compte tenu de son budget de production estimé à 269,4 millions de dollars.
L’interdiction de « Blanche-Neige » au Liban et au Koweït illustre la manière dont les considérations politiques peuvent influencer la diffusion des œuvres culturelles. Alors que le film continue son exploitation dans d’autres pays, ces décisions rappellent les tensions persistantes au Moyen-Orient et la complexité des relations entre culture et politique.



