FMI : frustration croissante face au blocage des réformes au Liban
Le Liban fait face à l’impasse dans ses discussions avec le Fonds monétaire international. Malgré des engagements réformateurs, aucune loi n’a été adoptée, suscitant la frustration croissante du FMI. Une mission est prévue à Washington, mais les blocages parlementaires, notamment sous l’influence de l’Association des Banques du Liban, freinent tout progrès. Sans avancées législatives claires, le financement structurel reste hors de portée.
Retour forcé à la livre libanaise : résistance des milieux bancaires et fabrication de...
Alors que le Liban tente de réintroduire la livre dans l’économie, les banques multiplient les obstacles pour éviter de reconnaître leurs pertes massives liées à la conversion des dépôts en dollars. Le refus d’adopter la parité réelle du marché protège leur solvabilité apparente. Cette résistance, appuyée par des campagnes médiatiques influencées, façonne une opinion hostile à toute réforme monétaire. La dédollarisation devient l’enjeu d’un bras de fer entre intérêts financiers et exigences de souveraineté économique.
L’école privée hors d’atteinte : la flambée des frais de scolarité et l’effondrement éducatif...
Les frais de scolarité dans les écoles privées libanaises ont bondi de 50 %, excluant une large partie des classes moyennes et populaires du système éducatif formel. Face à cette hausse, les familles peinent à maintenir la scolarisation de leurs enfants. L’État, absent, ne propose aucun mécanisme de régulation ni aide directe. Le système scolaire se fragmente, avec un enseignement privé devenu inaccessible, un public à bout de souffle, et un accès à l’éducation de plus en plus inégalitaire.
Inflation galopante et effondrement monétaire : une spirale hors de contrôle
L’inflation au Liban a atteint des sommets inédits, avec des prix multipliés jusqu’à 260 depuis 2019 et une dévaluation de la livre libanaise de plus de 58 fois face au dollar. L’effondrement du pouvoir d’achat touche tous les secteurs essentiels, de l’alimentation à l’énergie. En cause : des politiques monétaires incohérentes, une absence de réformes structurelles et l’incapacité de l’État à enrayer la spirale économique. Le pays glisse vers une précarité généralisée.
Le dollar à 89 500 livres : chronique d’une dévaluation annoncée
Le taux du dollar dépasse les 89 000 livres au Liban en juin 2025, aggravant la crise monétaire. La Banque du Liban laisse flotter le taux de change tandis que les salaires stagnent et que les paiements en dollars s’imposent dans tous les secteurs. La dévaluation appauvrit la population, renforce la dollarisation et accentue les inégalités sociales. Face à l’inaction de l’État, la défiance s’installe durablement dans l’économie et les comportements financiers.
Le poids insoutenable des générateurs : quand la crise énergétique étrangle les ménages libanais
L'explosion des tarifs des générateurs au Liban aggrave la précarité énergétique de millions de ménages. Les factures, en hausse de plus de 100 %, dépassent les capacités des foyers déjà affaiblis. Le secteur privé, non régulé, impose ses tarifs sans contrôle, tandis que l'État reste inactif. Les inégalités se creusent entre quartiers connectés et zones délaissées. Face à l’effondrement d’Électricité du Liban, les Libanais survivent dans un noir de plus en plus pesant.
Le Liban chute à la 127e place mondiale pour la liberté du travail selon...
Le Liban se classe à la 127e place mondiale en matière de liberté du travail selon l’Index 2025 de la Heritage Foundation, avec un score de 35,3 sur 100. Ce niveau, très inférieur à la moyenne régionale, reflète un droit du travail obsolète et un marché peu flexible. La rigidité réglementaire et l’absence de réformes institutionnelles pèsent sur la productivité et l’emploi formel. Le FMI recommande des changements structurels pour inverser cette dynamique.
Opacité persistante : les banques libanaises refusent de publier leurs bilans consolidés
Depuis plusieurs années, les principales banques libanaises s’opposent systématiquement à la publication de leurs bilans consolidés, malgré les injonctions répétées de la Banque du Liban, du ministère des Finances et des institutions internationales. Cette absence de transparence empêche toute avancée sérieuse vers la restructuration du secteur bancaire, pourtant identifiée comme une condition sine qua non du redressement économique du Liban par le Fonds monétaire international.
L’état incapable d’assumer ses promesses d’augmenter les salaires des fonctionnaires
Le Liban traverse une crise économique majeure aggravée par une politique fiscale d’urgence mise en place par le gouvernement de Nawaf Salam. Face à l’incapacité de financer les salaires publics, l’État augmente taxes et TVA, touchant les ménages déjà fragilisés. La dévaluation massive de la livre et l’absence de réformes structurelles accentuent les inégalités sociales, mettant en péril la stabilité institutionnelle, notamment à travers la colère croissante des militaires retraités et des fonctionnaires.
Le Liban perd un million de cartes bancaires en quatre ans, signe d’une débancarisation...
Le nombre de cartes bancaires au Liban a chuté de 2,8 à 1,8 million entre 2020 et 2024. Cette baisse de 36 % reflète une débancarisation rapide dans un contexte de crise financière, de perte de confiance dans les banques et de retrait des infrastructures de paiement. La chute concerne toutes les catégories de cartes. Ce phénomène affaiblit la capacité de l’État à collecter des recettes, contrôler l’activité économique et maintenir un minimum de structure financière nationale.
Le Liban cher pour les touristes
Le Liban est confronté à une crise tarifaire dans le secteur touristique. Des prix élevés dans les billets d’avion, la restauration et les hôtels dissuadent les expatriés et les touristes. Sans contrôle du ministère du Tourisme, la saison estivale risque l’échec. Comparé à d'autres pays méditerranéens, le Liban souffre d’un manque de qualité de service et d'infrastructures, ce qui nuit à son attractivité et pourrait priver l’économie de rentrées vitales.
Electricité du Liban affiche 55,2 millions USD de pertes opérationnelles en février 2025, avec...
Electricité du Liban a affiché 55,2 millions USD de pertes en février 2025. Sa production a chuté de 17 %, et son taux de recouvrement est tombé à 17,1 %. Subventionnée par le Trésor, EDL ne couvre qu’une part marginale des besoins électriques du pays. Faute de réforme, elle pèse lourdement sur les finances publiques. Les institutions internationales pointent son inefficacité comme un obstacle majeur à toute relance économique viable.
Prélèvements, injustices et propagande : comment la fiscalité libanaise pénalise les plus vulnérables
Le système fiscal libanais repose sur des impôts indirects qui pénalisent les plus vulnérables, tandis que les élites économiques échappent largement à la contribution commune. Faute de services publics efficaces, la population paie sans contrepartie. La parole médiatique, influencée par les banques, façonne un discours qui bloque toute réforme équitable. La perception de l’impôt comme injustice alimente le rejet, la fraude et la fragmentation sociale, révélant une rupture profonde du contrat fiscal.
Indicateurs monétaires M1 à M4 : comprendre les déséquilibres structurels de la liquidité libanaise
La masse monétaire M2 au Liban a augmenté de 20,5 % au premier trimestre 2025, dans un contexte de stagnation du crédit et d’inefficacité monétaire. Les agrégats M1 à M4 montrent une expansion nominale sans effet sur l’activité réelle. La dollarisation massive, l’absence de politique monétaire fonctionnelle et la paralysie bancaire contribuent à un déséquilibre structurel de la liquidité. La circulation informelle de devises échappe aux canaux classiques, affaiblissant les instruments de régulation.




















