Banque du Liban : entre hégémonie monétaire et désorganisation institutionnelle
La Banque du Liban est de nouveau au cœur des critiques pour son autonomie excessive dans un contexte de crise monétaire aiguë. L’absence de coordination avec le ministère des Finances et les autres régulateurs alimente un climat de désorganisation institutionnelle. Le taux de change s’effondre, les mesures ponctuelles restent inefficaces, et la transparence fait défaut. Des experts dénoncent une gouvernance opaque masquant un effondrement monétaire progressif par des artifices comptables.
Série de nominations administratives entérinées par le gouvernement
Le gouvernement libanais a récemment procédé à des nominations stratégiques visant à renforcer les institutions clés du pays. Ghassan Khairallah prend la tête du Conseil pour le développement et la reconstruction, tandis qu'Ahmad Oweidat est nommé directeur général de l'OGERO. Ces changements interviennent dans un contexte de reconstruction nationale et de modernisation des infrastructures, essentiels pour relancer l'économie et améliorer les services publics.
CNSS : soupçons de détournement massif et dérives politico-financières
Un audit interne révèle des paiements fictifs à la Caisse nationale de sécurité sociale, impliquant des agents et des prestataires médicaux. Le préjudice estimé atteint 19 milliards de livres libanaises. L’affaire, transmise au parquet financier, n’a pas encore débouché sur des mises en examen. La direction de la CNSS a sollicité une aide de la Banque mondiale pour revoir ses procédures. L’institution est accusée d’être infiltrée par des logiques politiques, minant toute réforme durable.
Projets gelés, promesses évaporées : l’aéroport de Beyrouth pris dans l’impasse
Les services publics libanais s’enfoncent dans une crise chronique. Entre l’arrêt du chantier de l’aéroport de Beyrouth, la paralysie du réseau de bus et l’anarchie dans les transports urbains, l’État montre son impuissance à gérer ses propres projets. La fragmentation administrative, les conflits de tutelle et l’absence de pilotage rendent tout redressement improbable. Pour les usagers, le quotidien est fait d’improvisation et de hausse des coûts, sans espoir de réforme crédible.
Réformes fiscales ajournées et déséquilibres budgétaires : le Liban au bord de la rupture...
Le Liban fait face à un déficit budgétaire massif, avec des recettes fiscales ne couvrant que 47 % des dépenses en 2024. La réforme de la TVA est reportée à 2026, tandis que les subventions et dépenses sociales pèsent lourdement sur le budget. Les partenaires internationaux, dont la Banque mondiale, exigent des réformes urgentes. Le système fiscal, inégalitaire et inefficace, aggrave la crise économique et fragilise la stabilité sociale du pays.
Le Liban en pourparlers pour rejoindre le réseau Starlink
Le président libanais Joseph Aoun a entamé des discussions avec Sam Turner de Starlink pour intégrer le Liban au réseau mondial de l'entreprise. Cette initiative vise à améliorer la connectivité Internet dans le pays, en particulier dans les zones mal desservies. L'arrivée de Starlink pourrait transformer le paysage numérique libanais, stimulant l'innovation et le développement économique.
Le marché de l’assurance au Liban en croissance de 14,5 % en 2023, porté...
En 2023, les compagnies d’assurance au Liban ont collecté 1 270,3 milliards LBP de primes, soit une hausse de 14,5 % par rapport à 2022. Le marché est dominé par la branche santé, qui représente 46,3 % du total. MedGulf reste leader avec 210,4 milliards LBP. L’assurance incendie enregistre la plus forte croissance relative. La dollarisation croissante des contrats et les pressions inflationnistes influencent la dynamique sectorielle.
Crise budgétaire et réfugiés : la couverture médicale suspendue sous pression
Le Liban a suspendu la couverture médicale des réfugiés syriens en raison de restrictions budgétaires urgentes, bloquant les crédits alloués pour le second semestre. Cette décision a provoqué une crise parmi les ONG de santé, accentuant la vulnérabilité des populations déplacées. Des bailleurs internationaux, dont des acteurs européens, exercent une pression pour une révision de la mesure. Cette suspension révèle l’effondrement du système d’aide aux réfugiés dans un contexte de crise institutionnelle.
Le Liban classé 7e parmi les économies arabes en capacité d’énergie renouvelable en 2024
Le Liban se classe 7e parmi les pays arabes pour la capacité installée en énergies renouvelables en 2024 avec 1 297 MW, soit une hausse de 335 % par rapport à 2015. La majorité provient du solaire, suivi de l’hydroélectrique. Le pays est dépassé par les Émirats, l’Arabie saoudite, la Jordanie et d’autres États du Golfe. Sa part reste marginale au niveau mondial avec seulement 0,03 % de la capacité renouvelable installée.
Dollarisation et stagnation du crédit : l’anatomie d’un système bancaire sous respiration artificielle
Le système bancaire libanais reste sous perfusion en 2025 : les crédits au secteur privé ne représentent que 24,6 % des dépôts, et la dollarisation dépasse 74 %. Les banques ont cessé d’accorder des prêts, réduisent leurs opérations, et refusent toute prise de risque. Aucune restructuration du secteur n’a été adoptée. L’économie fonctionne sans crédit, sur fonds propres, transferts familiaux ou cash, dans un contexte d’incertitude prolongée.
Nawaf Salam à Dubaï : un discours fondateur pour la diplomatie libanaise de la...
Au sommet arabe des médias à Dubaï, Nawaf Salam a affirmé une vision diplomatique fondée sur la liberté de la presse et la coopération culturelle. En défendant l’image d’un Liban pluraliste et ouvert, le Premier ministre a cherché à repositionner le pays dans les dynamiques régionales. Son discours a mis en avant la lutte contre la désinformation et la relance d’initiatives partagées dans le champ médiatique arabe.
Diplomatie régionale : soutien affirmé des Émirats arabes unis
La visite de Nawaf Salam à Abou Dhabi marque un tournant diplomatique majeur. Le président émirati Mohammed bin Zayed a confirmé la reprise du tourisme vers le Liban et le déploiement de soutiens économiques, logistiques et technologiques. Plusieurs projets bilatéraux sont en cours, avec une attention particulière portée à la stabilisation institutionnelle. Cette coopération active illustre la volonté des Émirats d’accompagner la relance libanaise dans un cadre régional renouvelé.
Sécurité et tourisme : le Liban sous surveillance à l’aube de la saison estivale
À l’approche de la saison estivale, les autorités libanaises intensifient les dispositifs de sécurité autour des infrastructures sensibles, notamment l’aéroport de Beyrouth. Cette mobilisation vise à rassurer les touristes et expatriés dans un contexte économique incertain. Le ministère de l’Intérieur insiste sur la transparence et la stabilité, tandis que la société civile reste partagée entre confiance et scepticisme. L’article examine les enjeux logistiques, politiques et sociaux liés à cette stratégie préventive.
SÉCURITÉ AU SUD: INCIDENTS ET ESCALADES CONTRÔLÉES
La frontière sud du Liban reste le théâtre de tensions maîtrisées après une incursion israélienne à Mays al-Jabal et la découverte d’un dispositif de surveillance à Blida. Dans ce climat d’escalade contenue, la diplomatie régionale et la coordination entre la FINUL et l’armée libanaise visent à éviter toute dégradation de la situation. Le Liban, tout en affirmant sa souveraineté, s’efforce de maintenir la stabilité en renforçant sa vigilance.





















