Selon plusieurs acteurs politiques libanais, la chute du régime Assad représente un tournant majeur pour la région. Samir Geagea, leader des Forces libanaises, salue cet événement qu’il perçoit comme une opportunité inédite pour consolider l’autorité de l’Etat libanais, affaibli durant des décennies par l’influence syrienne. Il estime qu’après tant d’années d’entrave, la construction d’un Etat souverain au Liban n’a jamais été aussi envisageable.
Face à ce bouleversement, les responsables libanais sont appelés à renforcer leurs institutions et à appliquer les accords précédemment conclus, notamment le cessez-le-feu du 27 novembre 2024. Le but : un Liban capable de protéger ses frontières et de garantir la sécurité de ses citoyens, sans l’ingérence d’acteurs armés externes ni l’emprise d’intérêts étrangers.
Dans ce nouveau contexte, Geagea appelle également le Hezbollah et les autres forces non étatiques à s’intégrer pleinement dans la vie politique légale et à envisager la remise des armes. L’objectif final demeure la réorganisation du paysage politique interne, afin que le Liban puisse mettre un terme aux divisions et offrir à sa population un avenir fondé sur la stabilité, la souveraineté et l’indépendance. En toile de fond, la chute du régime Assad pourrait ainsi marquer la fin d’une ère et le début d’un nouvel équilibre régional.



