Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé ce mardi devant une commission parlementaire que 3.000 ressortissants français, résidant au Liban, ont déjà quitté le pays en raison de la situation de plus en plus dangereuse. Depuis le début de la campagne militaire israélienne visant à détruire les infrastructures du Hezbollah, de nombreux Français ont pris la décision de quitter ce territoire en proie à une intensification des bombardements. Selon le quotidien français Les Echos, le Liban comptait environ 24.000 ressortissants français avant cette offensive militaire.
Une campagne militaire d’envergure
Depuis deux semaines, l’armée israélienne a intensifié ses assauts terrestres et aériens, notamment dans le sud du Liban, où elle mène des opérations « ciblées » près de la frontière israélo-libanaise. Les bombardements ont eu pour conséquence la destruction de nombreuses infrastructures et une augmentation des tensions dans la région. Cette situation a contraint de nombreux expatriés à envisager leur départ pour garantir leur sécurité.
Suspension des vols Air France et Transavia
Face à l’escalade de la violence, les compagnies aériennes Air France et Transavia ont pris la décision de suspendre temporairement leurs vols vers Beyrouth. Seule la compagnie nationale libanaise MEA poursuit ses vols à destinations de Paris en dépit des bombardements à proximité immédiate de l’aéroport international de Beyrouth. Cette suspension est en place depuis le début de la campagne de bombardements intensifs d’Israël sur le Liban, rendant difficile le retour des ressortissants français. Bien que la date exacte de reprise des vols demeure incertaine, les autorités françaises collaborent avec d’autres partenaires pour organiser des alternatives, y compris des vols spéciaux ou des évacuations via des pays voisins.
Des victimes françaises des bombardements
Malheureusement, cette situation tragique a également coûté la vie à trois ressortissants français, tués lors des frappes israéliennes au Liban. Ces pertes humaines viennent rappeler la gravité du conflit et les risques encourus par les civils, qu’ils soient Libanais ou étrangers. Le ministère français des Affaires étrangères, en coopération avec les autorités locales, continue de suivre de près la situation et de fournir une assistance consulaire à ceux qui en ont besoin.
Connexions alternatives et sécurité des Français restants
Alors que certains ressortissants français cherchent à quitter le pays par voie terrestre via la Syrie ou par bateau, les autorités françaises rappellent l’importance de rester en contact avec l’ambassade et de suivre les consignes de sécurité émises régulièrement. La communauté française encore présente au Liban est encouragée à redoubler de vigilance, notamment dans le sud du pays, et à envisager des solutions d’évacuation si possible.



