Les tensions au Moyen-Orient ont franchi un nouveau seuil ce samedi 28 février 2026 avec une série de frappes iraniennes sur des installations militaires américaines dans le Golfe Persique. Des missiles balistiques ont été lancés depuis le territoire iranien, ciblant notamment la base navale de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn, la base aérienne d’Al Udeid au Qatar, ainsi que des sites aux Émirats arabes unis et au Koweït. Ces attaques, survenues moins de deux heures après les premières explosions rapportées à Téhéran suite aux frappes israélo-américaines, marquent une riposte directe de Téhéran contre les intérêts américains dans la région. Selon des sources officielles qatariennes, un missile a été intercepté par le système de défense Patriot, tandis que des explosions ont été signalées à Manama, Abou Dhabi et dans d’autres zones stratégiques.
Les autorités bahreïniennes ont confirmé que le quartier général de la Cinquième flotte des États-Unis, situé à la base de Juffair à Manama, a été visé par une attaque de missile. L’agence de presse d’État bahreïnienne a indiqué que des explosions ont retenti dans le périmètre de la base, sans préciser immédiatement l’étendue des dommages ou des victimes. Cette installation, qui abrite plus de 7 000 militaires américains et sert de hub pour les opérations navales dans le Golfe, est un symbole de la présence américaine dans la région depuis des décennies. Des témoins locaux ont décrit des panaches de fumée s’élevant au-dessus de la zone, accompagnés de sirènes d’alerte et d’un déploiement massif des forces de sécurité bahreïniennes. Le ministère de la Défense qatari a, de son côté, rapporté l’interception d’un missile balistique au-dessus de Doha, soulignant l’efficacité du système Patriot fourni par les États-Unis.
Aux Émirats arabes unis, des médias russes ont rapporté que des missiles balistiques iraniens ont ciblé la base aérienne d’Al Dhafra, près d’Abou Dhabi, où sont stationnés des avions de chasse américains F-35 et des unités de ravitaillement. Une énorme explosion a été signalée dans la capitale émiratie, selon l’agence Reuters, provoquant une fermeture temporaire de l’espace aérien par précaution. Les autorités émiraties ont confirmé des impacts dans des zones militaires, bien que des détails sur les casualties restent limités. Au Koweït, des explosions ont retenti près de la base aérienne d’Ali al-Salem, un site clé pour les opérations logistiques américaines. Ces frappes simultanées illustrent la capacité de l’Iran à projeter sa force sur plusieurs fronts, utilisant un arsenal estimé à des milliers de missiles balistiques, dont certains hypersoniques développés en collaboration avec la Corée du Nord.
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La télévision d’État iranienne a revendiqué ces attaques, déclarant que les forces armées de la République islamique visaient les bases américaines dans le Golfe en réponse aux « actes d’agression » israélo-américains sur Téhéran et d’autres villes iraniennes. Un responsable iranien, cité par Reuters, a affirmé que l’Iran est capable de frapper « toutes les bases et intérêts américains » dans la région. Cette déclaration fait écho aux avertissements répétés de Téhéran depuis des mois, soulignant que toute frappe contre son territoire entraînerait une riposte proportionnée contre les alliés des États-Unis. Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, aurait supervisé les opérations depuis un bunker sécurisé, selon des sources proches du régime.
Riposte simultanée contre Israël : sirènes et explosions en série
Parallèlement aux frappes dans le Golfe, l’Iran a lancé une salve de missiles balistiques vers Israël, déclenchant des sirènes d’alerte dans plusieurs villes majeures. À Jérusalem, Tel Aviv, Haïfa, Ashdod et Ashkelon, les systèmes d’alarme ont retenti, invitant la population à se réfugier dans des abris. Des explosions massives ont été rapportées dans le nord et le centre du pays, avec des interceptions visibles dans le ciel. Les Forces de défense israéliennes (IDF) ont indiqué que des missiles ont été détectés en provenance d’Iran, et que l’armée de l’air opérait pour neutraliser les menaces. La base aérienne de Tel Nof, au sud de Tel Aviv, a été placée en alerte maximale, avec des sirènes spécifiques pour cette installation stratégique.
Selon la chaîne israélienne Channel 14, l’armée a commencé à mobiliser des réservistes, avec au moins 70 000 appelés sous les drapeaux en urgence. Des fortes explosions ont été entendues à Jérusalem, potentiellement liées à des interceptions ou des impacts. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré un état d’urgence national, fermant l’espace aérien israélien et renforçant les systèmes de défense comme le Dôme de fer. Ces attaques rappellent les échanges d’octobre 2024, lorsque l’Iran avait tiré 180 missiles sur Israël en représailles à l’élimination de leaders du Hamas et du Hezbollah.
Les États-Unis, directement impliqués dans les frappes initiales sur l’Iran, ont vu leurs ambassades au Qatar et à Bahreïn ordonner à leur personnel de se mettre à l’abri. Le département d’État américain a élevé l’alerte pour l’Iran au niveau 4, conseillant aux citoyens américains de quitter la région immédiatement en raison des risques de perturbations aériennes et internet. Le Pentagone a rapporté des évacuations partielles de bases comme Al Udeid au Qatar et celles à Bahreïn, incluant la Cinquième flotte, en anticipation de ripostes iraniennes.
Contexte d’une escalade accumulée depuis 2024
Ces événements s’inscrivent dans une spirale de tensions qui a débuté en avril 2024 avec une frappe aérienne israélienne sur un bâtiment consulaire iranien à Damas, tuant deux généraux iraniens. L’Iran avait alors riposté par plus de 300 drones et missiles contre Israël, marquant la première attaque directe de Téhéran sur le sol israélien. Israël avait répondu par des frappes sur des défenses aériennes et des sites de production de missiles en Iran. En octobre 2024, suite à l’élimination des leaders du Hamas et du Hezbollah, Téhéran avait lancé 180 missiles balistiques, provoquant des frappes israéliennes massives sur des sites nucléaires iraniens, endommageant le programme d’enrichissement d’uranium.
L’année 2025 a intensifié le conflit. En juin, les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump réélu en novembre 2024, ont lancé des frappes sur trois sites nucléaires iraniens – Fordow, Ispahan et Natanz – utilisant des bombes perforantes. Trump a justifié ces actions par un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) du 12 juin 2025, accusant l’Iran de violations de non-prolifération. L’Iran a riposté par une attaque de missiles sur la base américaine d’Al Udeid au Qatar, sans victimes mais marquant une escalade avec Washington. Cette « guerre aérienne de 12 jours », baptisée Operation Midnight Hammer, a vu des espaces aériens fermés et des milliers de vols annulés.
En février 2025, Israël a mené des opérations contre des camps du Hezbollah au Liban, visant à empêcher la reconstitution des forces pro-iraniennes. Des assassinats de commandants iraniens et de scientifiques nucléaires ont été attribués à Tel Aviv. Trump a promis un soutien accru à Israël, incluant des frappes sur le programme balistique iranien. Les négociations nucléaires à Genève ont échoué le 4 février 2026, Téhéran refusant d’aborder d’autres sujets que le dossier nucléaire.
Présence américaine dans le Golfe : un réseau vulnérable
Les bases américaines dans le Golfe forment un réseau stratégique essentiel pour les opérations de Centcom. Al Udeid au Qatar abrite le quartier général avancé du commandement central américain, avec plusieurs milliers de militaires et des capacités critiques pour les campagnes aériennes. La Cinquième flotte à Bahreïn patrouille plus de deux millions de kilomètres carrés, incluant le détroit d’Ormuz. Ali al-Salem au Koweït sert de hub logistique pour l’armée de terre, tandis qu’Al Dhafra aux Émirats accueille des F-35 et des ravitailleurs. Ces sites, renforcés en 2026 face aux tensions avec l’Iran, incluent des radars avancés et une coordination conjointe avec les alliés locaux.
L’Iran possède un arsenal de missiles à courte et longue portée, capables d’atteindre ces bases. Ses missiles hypersoniques, testés récemment, posent un défi aux défenses américaines. Des rapports du renseignement américain estiment que Téhéran pourrait développer un missile intercontinental d’ici 2035. Les États arabes du Golfe, malgré leurs liens avec Washington, ont exprimé leur refus d’autoriser des attaques sur l’Iran depuis leur sol, craignant des représailles. Bahreïn a averti qu’il ne resterait pas silencieux en cas d’attaque sur ses bases américaines.
Perturbations régionales et fermetures d’espaces aériens
Les frappes ont entraîné des fermetures d’espaces aériens immédiates. Les Émirats, le Qatar et le Koweït ont fermé leur airspace, rejoignant l’Iran, l’Irak et Israël qui l’avaient déjà fait. L’Irak a annoncé une fermeture totale, affectant les aéroports de Bagdad et Erbil. Ces mesures, prises en réponse aux missiles, forcent des reroutages via la Turquie ou l’Égypte, allongeant les temps de vol. Des compagnies comme Emirates et Qatar Airways ont ajusté leurs opérations, avec des retards sur les routes vers l’Europe.
Au Liban, des frappes israéliennes sur des positions du Hezbollah à Baalbek et Hermel, survenues le 26 février, ont tué trois commandants. Ces actions visent à affaiblir les proxies iraniens. En Irak, des lancements de missiles depuis des bases pro-iraniennes ont été signalés. Le Qatar et Bahreïn, hôtes de bases américaines, sont en première ligne, rappelant l’attaque de juin 2025 sur Al Udeid.
Les marchés pétroliers ont réagi avec une hausse de 5 % des prix du brut, craignant un blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, qui affecterait 20 % du commerce mondial de pétrole. Des analystes estiment que les frappes pourraient perturber les approvisionnements, avec des hausses potentielles de 20 % des coûts énergétiques.
Détails des opérations iraniennes et défenses alliées
Les missiles iraniens, incluant des modèles balistiques à moyenne portée, ont été lancés en vagues. Des sources militaires indiquent que plus d’une douzaine ont visé le Golfe, avec des interceptions par des systèmes Patriot au Qatar et aux Émirats. En Israël, des drones iraniens ont été abattus près de la mer Morte. L’opération iranienne, qualifiée de « proportionnée » par Téhéran, teste les limites des défenses alliées. Des évacuations de personnel non essentiel ont été ordonnées par les ambassades américaines.
Trump a annoncé des « opérations de combat majeures » en Iran, visant à détruire les missiles iraniens. Des navires de guerre américains dans le Golfe sont prêts à intercepter des ripostes. Des experts notent que la coopération irano-nord-coréenne accélère le développement balistique de Téhéran.
Réactions internationales et mesures de sécurité
Les alliés occidentaux appellent à la retenue. Le Royaume-Uni et la France réaffirment leur soutien à Israël face aux menaces iraniennes. L’ONU a convoqué une session d’urgence du Conseil de sécurité. La Chine et la Russie condamnent les frappes israélo-américaines comme une violation de la souveraineté iranienne. L’Organisation de l’aviation civile internationale a émis des avis pour éviter les espaces aériens risqués.
En Iran, un couvre-feu partiel est imposé à Téhéran, avec des forces de sécurité déployées. Des manifestations antigouvernementales pourraient s’intensifier si des victimes civiles sont confirmées. Pour l’instant, aucun bilan officiel n’est publié, mais des sources médicales parlent de blessés.



