Opérations militaires israéliennes dans les secteurs de Jabal Blat et Labbouné
Selon un communiqué publié mercredi par les forces armées israéliennes, plusieurs unités ont conduit des opérations terrestres dans les secteurs sud du Liban. Ces incursions ont été menées par la 300ᵉ brigade à Jabal Blat et par la 9ᵉ brigade dans la région boisée de Labbouné. L’armée israélienne précise que ces opérations ont visé à localiser et démanteler des installations militaires attribuées au Hezbollah.
À Jabal Blat, les soldats auraient localisé une infrastructure contenant des dépôts d’armes et des positions de tir. Ces équipements ont été entièrement neutralisés par les unités d’intervention. Le communiqué indique que cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts pour empêcher toute tentative de reconstitution d’une présence militaire dans cette zone.
À Labbouné, un autre site a été identifié comme un dépôt d’armement dissimulé. Selon les informations communiquées, l’arsenal comprenait notamment un lance-roquettes à canons multiples, une mitrailleuse lourde, ainsi que plusieurs dizaines d’engins explosifs. Une structure souterraine, également utilisée comme cache d’armes, a été localisée puis détruite par les équipes du génie militaire.
Profondeur de pénétration et modalités des opérations
Les unités israéliennes auraient franchi la ligne de cessez-le-feu sur une distance estimée à 1,5 km à l’intérieur du territoire libanais. Cette profondeur dépasse les limites communément observées dans les patrouilles de reconnaissance ou les frappes ponctuelles. Aucune réaction militaire n’a été signalée de la part de l’armée libanaise, bien que plusieurs de ses positions soient situées à proximité de la zone d’opération.
L’armée israélienne affirme que ces interventions s’inscrivent dans le cadre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui établit un cessez-le-feu entre Israël et le Liban. Elle justifie ces incursions par la présence supposée de restes d’infrastructures militaires appartenant au Hezbollah dans des zones proches de la ligne bleue.
Des images diffusées par les services de communication militaire montrent des explosions et des colonnes de fumée à proximité immédiate de la frontière. Ces documents ont été authentifiés par plusieurs agences indépendantes, sans qu’il soit possible de confirmer de manière indépendante l’identité des cibles ou la nature des équipements détruits.
Zones touchées par les opérations et nouvelles positions israéliennes
En plus de Jabal Blat et de Labbouné, plusieurs autres localités libanaises ont été mentionnées comme ayant fait l’objet de survols ou d’explosions dans les jours précédents. Parmi elles figurent Kfarkila, Houla, Khiam, Mais al-Jabal, Aytaroun, Aïta al-Shaab et al-Duhayra. Ces incidents ont été signalés par des habitants, ainsi que par des sources sécuritaires locales. Des cratères ont été observés dans certains champs, sans indication de blessés ou de victimes.
Il est également confirmé que les forces israéliennes maintiennent des positions sur de nouveaux points avancés, dont un situé à Jabal Blat. Cinq sites au total auraient été récemment établis le long de la ligne bleue. Ces postes sont utilisés, selon les déclarations officielles, pour surveiller les mouvements suspects et prévenir toute tentative d’installation militaire par des groupes armés non étatiques.
Réactions institutionnelles et absence de riposte militaire
Aucune déclaration publique n’a été faite par l’armée libanaise à la suite de ces incursions. Aucune opération militaire ou tir de riposte n’a été enregistré dans les heures suivant les événements. Des sources militaires affirment que la situation sur le terrain reste surveillée, mais qu’aucune intervention directe n’a été ordonnée. Le dispositif libanais reste déployé selon les paramètres fixés depuis l’accord de cessez-le-feu.
Sur le plan politique, aucun communiqué officiel n’a été diffusé à l’issue de ces opérations. Plusieurs commentateurs ont souligné l’absence de réaction institutionnelle comme un signal préoccupant. Certains observateurs mettent en avant l’incertitude politique actuelle et l’absence de directives claires pour les forces armées dans de telles situations.
Des critiques ont été formulées à l’égard de l’inaction militaire. Certains analystes estiment que ces opérations illustrent une liberté de manœuvre grandissante pour l’armée israélienne, qui conduit des missions de démantèlement ou de reconnaissance sans rencontrer d’obstacles. D’autres soulignent que l’absence de confrontation permet d’éviter une escalade dans un contexte régional déjà tendu.
Contexte sécuritaire et continuité des violations
Les incidents rapportés s’inscrivent dans une série de mouvements militaires israéliens enregistrés depuis plusieurs semaines dans le sud du Liban. L’armée israélienne justifie ses actions par la nécessité de neutraliser toute tentative de retour du Hezbollah dans certaines zones sensibles. Elle affirme agir dans un périmètre contrôlé et dans le respect des obligations sécuritaires définies par les accords internationaux.
Du côté libanais, la présence prolongée ou répétée de troupes étrangères au-delà de la ligne bleue est considérée comme une violation de la souveraineté nationale. Selon le droit international, ces incursions peuvent constituer une infraction aux termes du cessez-le-feu. Aucune action diplomatique n’a toutefois été entreprise publiquement pour contester ces opérations devant les instances de l’ONU ou du Conseil de sécurité.
Les observateurs internationaux présents dans la zone n’ont pas encore communiqué officiellement sur les derniers événements. La FINUL, chargée du maintien de la paix dans le sud du Liban, n’a pas émis de rapport public sur l’incursion de mercredi. Son mandat inclut l’observation de toute activité militaire dans la région et la médiation en cas de violation.



