dimanche, février 22, 2026

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Iran-Israël 2025 : Les scénarios explosifs d’un conflit qui redessine le Moyen-Orient

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Le conflit Iran-Israël, entré en guerre ouverte en juin 2025 avec l’opération israélienne « Rising Lion », marque un tournant géopolitique majeur. Les frappes israéliennes, visant des sites nucléaires iraniens et tuant des figures clés comme Hossein Salami, ont déclenché une riposte iranienne d’ampleur : 70 missiles balistiques sur Haïfa, Tel Aviv et Jérusalem. Avec 224 morts en Iran, 17 en Israël, et une flambée pétrolière de 12 %, la région est au bord du gouffre. Cet article, basé sur des analyses d’experts et des données récentes, explore les scénarios probables à court (2025-2026), moyen (2027-2030) et long terme (2030-2040), leurs conséquences, et les redistributions géopolitiques en cas de victoire israélienne, iranienne ou de statu quo, avec des probabilités estimées pour chaque scénario.

Court terme (2025-2026) : La région au bord du gouffre
Scénario 1 : Escalade militaire régionale (65 %)
Les frappes israéliennes du 13 juin 2025, ciblant Natanz, Parchin et des centres des Gardiens de la Révolution, ont infligé des pertes sévères à Téhéran : 224 morts, dont six scientifiques nucléaires, et des infrastructures clés endommagées. La riposte iranienne – 70 missiles balistiques et drones sur Haïfa, Tel Aviv et Jérusalem, causant 17 morts et 467 blessés – a montré la capacité de l’Iran à frapper loin, malgré l’Iron Dome et le THAAD américain. Ce cycle pourrait dégénérer en guerre régionale. Le Hezbollah, avec 150 000 roquettes malgré 300 pertes depuis 2023, menace le nord d’Israël. Les Houthis, résilients face à 900 frappes américano-britanniques en 2024-2025, pourraient intensifier leurs attaques en mer Rouge. L’Iran envisage, selon des posts sur X, de bloquer le détroit d’Ormuz, perturbant 20 % du commerce pétrolier mondial, amplifiant la hausse des prix (+12 % en juin). Les déclarations de Benjamin Netanyahu (« Téhéran brûle ») et des Gardiens promettant une « punition sévère » rendent l’escalade probable. « Une erreur de calcul pourrait embraser la région », avertit le CSIS. Conséquences : hausse pétrolière (12-30 %), déplacements massifs près des zones de frappe, et tensions accrues à Gaza (41 morts palestiniens en juin). Facteurs limitants : la prudence iranienne, vue en avril 2024 avec « Promesse honnête », et la réticence américaine à s’engager directement freinent une escalade totale.

Scénario 2 : Désescalade sous pression internationale (35 %)
Une désescalade reste possible, mais fragile. Oman et le Qatar, médiateurs en 2024, pourraient relancer des négociations. L’Iran, affaibli par la perte de cadres et des sanctions (rial dévalué de 50 % depuis 2023), pourrait accepter un cessez-le-feu pour préserver ses infrastructures. Les États-Unis, sous Trump, pourraient presser Israël de limiter ses frappes, comme en avril 2024. L’UE, via Kaja Kallas, et l’ONU appellent à la diplomatie. Cependant, la méfiance (Netanyahu accusant l’Iran d’être à « moins d’un an » d’une bombe, contredit par l’AIEA), l’absence de concessions iraniennes, et la pression interne en Israël réduisent les chances de ce scénario, estimé à <10 % sur X. Conséquences : stabilisation partielle des prix pétroliers, mais tensions persistantes par proxies. Facteurs limitants : les objectifs inconciliables (neutralisation iranienne pour Israël, dissuasion pour Téhéran) compliquent une pause durable.

Moyen terme (2027-2030) : Une région en recomposition
Scénario 1 : Victoire tactique israélienne avec affaiblissement iranien (50 %)
Si Israël neutralise les capacités nucléaires iraniennes (centrifugeuses à Natanz, réacteur à Arak) et les Gardiens, l’Iran entrerait dans une phase de vulnérabilité. La perte de Salami et de six scientifiques en 2025, combinée à la supériorité aérienne israélienne (200 jets, triade Jericho III-Dolphin-F-35), donne un avantage tactique (60-80 % selon X). La Syrie, post-Assad (2024), limite l’accès iranien au Hezbollah, affaibli par 4 500 frappes israéliennes depuis 2023. Les sanctions (PIB iranien projeté -10 % d’ici 2030) et l’isolement diplomatique fragilisent Téhéran. Les Accords d’Abraham, incluant l’Arabie saoudite, isolent davantage l’Iran. Conséquences : renforcement d’Israël comme puissance régionale, marginalisation de l’Axe de la Résistance. Facteurs limitants : l’Iran pourrait reconstruire clandestinement, comme post-2021, et la Russie/Chine pourraient fournir des S-400.

Scénario 2 : Résilience iranienne avec guerre asymétrique (30 %)
L’Iran, malgré ses pertes, pourrait mener une guerre prolongée via ses proxies. Le Hezbollah, avec 150 000 roquettes, peut infliger des dégâts majeurs à Israël. Les Houthis, après avoir ciblé Aramco en 2019, menacent l’Arabie saoudite. L’Iran pourrait enrichir l’uranium à 90 % d’ici 2028 (AIEA), renforçant sa dissuasion. Son arsenal balistique (Shahab-3, Sejjil-2, Haj Qassem) reste robuste. Les cyberattaques et sabotages complètent cette stratégie. La Russie et la Chine, condamnant Israël, pourraient soutenir Téhéran. Conséquences : instabilité prolongée, course aux armements. Facteurs limitants : la perte de leadership, les défenses aériennes affaiblies (frappes d’octobre 2024), et les sanctions limitent l’Iran.

Scénario 3 : Statu quo avec tensions larvées (20 %)
Un cessez-le-feu fragile pourrait émerger, sans résoudre les causes profondes. Israël maintiendrait sa supériorité, tandis que l’Iran reconstruirait sous surveillance AIEA. Les proxies resteraient actifs, mais limités. Les négociations nucléaires, en impasse en 2025, pourraient reprendre. Conséquences : polarisation régionale, rivalités exacerbées. Facteurs limitants : la méfiance (Israël hors TNP, Iran accusant les États-Unis) et les frappes continues rendent ce scénario instable.

Long terme (2030-2040) : Une nouvelle carte géopolitique
Scénario 1 : Hégémonie israélienne régionale (45 %)
Une neutralisation durable du programme iranien et des proxies positionnerait Israël comme puissance dominante. Les Accords d’Abraham s’élargiraient, intégrant l’Arabie saoudite. Les troubles internes en Iran, amplifiés par les sanctions, pourraient mener à un changement de régime, comme suggéré par Netanyahu. Conséquences : domination israélienne, marginalisation iranienne. Facteurs limitants : la Turquie, forte en Syrie, et la question palestinienne (34 000 morts à Gaza en 2024) pourraient contester cette hégémonie.

Scénario 2 : Iran nucléarisé ou résurgent (30 %)
Si l’Iran atteint le seuil nucléaire d’ici 2035 (3-4 ogives potentielles en 2025, selon l’AIEA), il rééquilibrerait les forces, renforçant l’Axe de la Résistance. Un Iran non nucléarisé mais soutenu par la Chine/Russie pourrait regagner en influence. L’Arabie saoudite, via le Pakistan (5-6 ogives accessibles), intensifierait la course aux armements. Conséquences : dissuasion mutuelle, instabilité accrue. Facteurs limitants : sanctions, frappes israéliennes, et isolement freinent Téhéran.

Scénario 3 : Multipolarité régionale instable (25 %)
Un équilibre fragile entre Israël, l’Iran, la Turquie, et l’Arabie saoudite émergerait, sans hégémonie claire. La Turquie contrôlerait la Syrie, les proxies iraniens maintiendraient une pression, et Gaza raviverait les tensions. La Russie/Chine gagneraient en influence. Conséquences : conflits de basse intensité, crises humanitaires. Facteurs limitants : la polarisation actuelle favorise l’escalade sur la stabilité.

Redistribution géopolitique
Victoire israélienne (55 %)
La supériorité israélienne (triade nucléaire, 200 jets, THAAD) et les Accords d’Abraham donnent un avantage. Les frappes de 2025 affaiblissent l’Iran, isolé hormis par la Russie/Chine. La Syrie post-Assad limite Téhéran. Moyen-Orient : Israël domine, les monarchies du Golfe se rapprochent de Tel-Aviv. Global : les États-Unis renforcent leur position, la Russie/Chine perdent un allié. Risques : troubles en Iran, tensions palestiniennes. Facteurs limitants : proxies iraniens, potentiel nucléaire de Téhéran.

Victoire iranienne (15 %)
Une victoire iranienne requerrait une riposte asymétrique dévastatrice (missiles, Hezbollah, Houthis). Un seuil nucléaire d’ici 2035 renforcerait Téhéran. Moyen-Orient : revitalisation de l’Axe de la Résistance, affaiblissement d’Israël. Global : gain d’influence pour la Russie/Chine, tensions transatlantiques. Risques : course aux armements, soulèvements chiites dans le Golfe. Facteurs limitants : supériorité israélienne, sanctions, non-implication américaine.

Statu quo (30 %)
Un cessez-le-feu fragile maintiendrait la polarisation : Israël-États-Unis-Golfe vs Iran-Russie-Chine. La Turquie émergerait en Syrie. Moyen-Orient : rivalités persistantes, pression via proxies. Global : rivalité des grandes puissances par influence interposée. Risques : instabilité chronique, crises humanitaires. Facteurs limitants : frappes continues et méfiance mutuelle.

Sources : Conflit Iran-Israël 2024-2025, Wikipédia ; CSIS, 2025 ; Foreign Policy, 2025 ; Al Jazeera, 2025 ; Fitch Solutions, 2024 ; AIEA, 2023-2025 ; Jane’s Intelligence Review, 2014 ; Center for Nonproliferation Studies, 2010 ; posts X, juin 2025.

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