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Israël a débuté son offensive terrestre selon Washington

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Les tensions dans le sud du Liban ont pris une nouvelle tournure dramatique aujourd’hui, alors que les États-Unis ont confirmé que l’armée israélienne a pénétré en territoire libanais. Cette incursion marque une escalade significative dans le conflit entre Israël et le Hezbollah, alors que les forces israéliennes poursuivent leur campagne pour détruire les infrastructures du groupe militant chiite près de la frontière.

Confirmation de l’incursion par les États-Unis

Selon des responsables américains, l’incursion israélienne, qualifiée de « limitée » par l’État hébreu, a pour objectif de cibler les positions stratégiques du Hezbollah le long de la frontière, dans une tentative de neutraliser les menaces immédiates pesant sur Israël. Un haut responsable américain, cité par ABC, a déclaré : « Israël est entré pour détruire l’infrastructure du Hezbollah près de la frontière, puis se retirera ». Cette déclaration confirme les préparatifs évoqués précédemment par le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, qui avait indiqué que « la prochaine phase de la guerre contre le Hezbollah commencera bientôt ».

Zones frontalières en état d’alerte maximale

En réponse à l’incursion, l’armée israélienne a renforcé la sécurité dans les zones frontalières du nord d’Israël, déclarant plusieurs régions, dont Metula, Misgav Am et Kafr Giladi, comme des zones militaires fermées. L’accès y est désormais interdit, alors que les forces israéliennes intensifient leurs opérations dans ces secteurs stratégiques proches du Liban.

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Retrait de l’armée libanaise

Du côté libanais, l’armée nationale a récemment retiré ses forces de plusieurs positions à la frontière sud, selon des résidents locaux et des sources sécuritaires citées par Reuters. Ce retrait a été motivé par des préoccupations concernant la sécurité des soldats libanais face à une invasion israélienne imminente. L’armée libanaise, historiquement sous-équipée pour résister à une force militaire israélienne de cette ampleur, a choisi de se repositionner pour éviter d’être directement impliquée dans les affrontements.

Réactions internationales et régionale

L’incursion israélienne a provoqué des réactions immédiates dans la région et au-delà. Le Hezbollah, qui a intensifié ses préparatifs en prévision de cette offensive, a riposté par des tirs de roquettes depuis ses bastions dans le sud du Liban. Pendant ce temps, l’Iran, principal soutien du Hezbollah, a mis en garde Israël contre de nouvelles attaques, affirmant que « l’ennemi ne devrait pas se réjouir du coup porté, mais devrait s’inquiéter de ce qui l’attend ».

Les Nations Unies et plusieurs gouvernements occidentaux, dont les États-Unis, continuent d’appeler au respect de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui vise à maintenir un cessez-le-feu entre Israël et le Liban et à prévenir toute escalade majeure dans la région. Cependant, avec les incursions terrestres en cours et les préparatifs militaires des deux côtés, la situation semble s’orienter vers un conflit prolongé.

Une opération limitée ?

Bien qu’Israël ait qualifié cette incursion de « limitée », les précédents historiques, notamment l’invasion de 2006, montrent que ces opérations peuvent rapidement dégénérer en conflits plus larges et plus destructeurs. En 2006, ce qui devait être une réponse rapide à des attaques transfrontalières s’était transformé en une guerre de 34 jours, entraînant d’importantes pertes humaines et des destructions massives des deux côtés de la frontière.

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Newsdesk Libnanews
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