Lundi, les affrontements entre l’armée israélienne et le Hezbollah ont atteint un nouveau seuil de violence, avec des frappes israéliennes massives sur la ville côtière de Tyr, et des attaques continues de Hezbollah contre des positions militaires israéliennes dans le nord d’Israël. Selon l’Agence nationale d’information (NNA), les frappes israéliennes ont touché des zones résidentielles de Tyr, causant la mort de plusieurs civils et la destruction de bâtiments, tandis que le Hezbollah a riposté avec des tirs de roquettes et des attaques de drones.
Les attaques du Hezbollah le long de la frontière sud
Le Hezbollah a annoncé avoir ciblé plusieurs positions israéliennes le long de la frontière, notamment près des villages de Wazzani et de Kfarkila. Des roquettes ont été tirées sur un rassemblement de troupes israéliennes près du village de Wazzani, tandis qu’une embuscade a été tendue aux troupes israéliennes qui tentaient de progresser vers les abords de Kfarkila, selon un communiqué du Hezbollah.
Le groupe a également affirmé avoir mené plusieurs attaques de roquettes et d’artillerie contre des troupes israéliennes à la Porte de Fatima, un point de passage frontalier fermé à Kfarkila, intensifiant ainsi la pression sur les forces israéliennes le long de la frontière.
Les frappes israéliennes sur Tyr et leurs impacts
Les frappes israéliennes ont lourdement touché Tyr, une ville ancienne et site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Dans la nuit de dimanche à lundi, un raid dans le centre de Tyr a causé la mort de sept personnes et en a blessé 17 autres. Au cours de la journée de lundi, de nouvelles frappes ont visé plusieurs secteurs de la ville, y compris des zones résidentielles proches des sites patrimoniaux. Des résidents ont rapporté des nuages de fumée épais s’élevant depuis des bâtiments le long du littoral.
Les autorités israéliennes ont prévenu les résidents de certaines parties de Tyr de quitter immédiatement leurs domiciles, avec des avertissements diffusés par haut-parleurs et des appels téléphoniques. Selon l’armée israélienne, les cibles incluaient des dépôts d’armes et des sites de reconnaissance de la branche militaire du Hezbollah, y compris l’unité Aziz, responsable de la zone ouest du sud Liban.
Bilan humain et dommages
L’attaque de lundi a causé la mort d’au moins cinq personnes supplémentaires et blessé dix autres dans Tyr. Les équipes de secours locales ont évacué les blessés et tenté de contenir les incendies dans les zones touchées. De nombreuses infrastructures civiles, dont des appartements résidentiels, ont été gravement endommagées, intensifiant la crise humanitaire dans la région.
Israël a également élargi ses frappes à d’autres villes et villages du sud du Liban, ciblant notamment Batoulay, Beit Leef, et al-Khiam, parmi d’autres. Dans plusieurs localités frontalières, des bâtiments ont été dynamités par les forces israéliennes, aggravant les dégâts matériels et entraînant de nouveaux déplacements de populations.
Riposte du Hezbollah en Israël
En parallèle, le Hezbollah a revendiqué une attaque de drone suicide sur une entreprise militaire à Yodfat, dans le nord d’Israël, en hommage à son ancien chef Hassan Nasrallah. Le groupe a également lancé des salves de roquettes sur la ville israélienne de Kiryat Shmona, amplifiant ainsi la tension militaire entre les deux camps.
La situation humanitaire et la communauté internationale
Les frappes intensifiées sur des zones civiles et patrimoniales de Tyr et la montée des affrontements frontaliers posent un défi majeur à la protection des civils. Des milliers de résidents libanais, fuyant les zones de conflit, s’entassent dans des centres d’accueil provisoires, exacerbant une crise humanitaire déjà critique.
Les appels du gouvernement libanais à la communauté internationale pour un cessez-le-feu se multiplient, mais la situation sur le terrain reste extrêmement tendue, avec des perspectives de résolution incertaines. Les Nations unies et des organisations de défense des droits humains expriment leurs inquiétudes quant à la sécurité des civils et des sites historiques au Liban, tout en appelant à un dialogue diplomatique pour éviter une escalade supplémentaire.



